Disons-le, le radicalisme islamique et le nationalisme français (en vérité européen) convergent ensemble sur le terrain de l’origine et du destin sur lequel on remet en question toute causalité, c’est-à-dire la Raison. Chez les uns il y a les bons musulmans, chez les autres il y a les bons Français. Pas de juste milieu, seule la fiction de l’extrémisme.
Il arrive parfois que les titres de l’actualité se téléscopent de manière inattendue et ironique. En France on débat de la burqua et de son interdiction possible. Michael Jackson meurt soudain. Or ce dernier lors de son long séjour à Bahrain en 2006-2007 n’hésitait pas justement à porter la burqua pour pouvoir se rendre dans les centres commerciaux et autres lieux publics en paix et incongnito, ou presque. Puis en novembre 2008, de retour à Los Angeles, Michael Jackson s’est converti à l’Islam.
Un détail pour les médias puisque dans les émissions hommage et les journaux télévisés, l’information n’a toujours pas été reprise ou bien elle reste en suspens comme s’il s’agissait d’une autre toquade de star sans vraie conséquence. Une fois encore le dogme islamophobe consacre la dimension des évidences que l’on se construit pour ne pas regarder la réalité en face. Imaginez donc des centaines de millions de fans à travers le monde qui pleurent la disparition d’un musulman ! Les funérailles planétaires c’était juste pour la musique, comme de bien entendu.
En utilisant le débat sur la burqua en France aujourd’hui comme support de stigmatisation d’une communauté donnée, les politiques et les médias s’offrent les moyens de libérer le refoulé de l’islamophobie devenue en quelques décennies le pendant de l’antisémitisme français au XIXème siècle. On sent une menace, l’étrangeté absolue, et surtout le sentiment de la double allégeance.
Pendant ce temps, le tissu industriel français se délite inéxorablement, l’agriculture pâtit de décisions de technocrates établis à Bruxelles, le système financier traverse sa plus profonde crise, le principe de service public se réduit à une peau de chagrin, le pouvoir d’achat est devenu l’art du renoncement, et pourtant ce sont les femmes en burqua qui dominent l’actualité. Faut-il vraiment que les idéaux de la République soient à ce point vacillants que quelques milliers de femmes parviennent à les ébranler ?
On sait que ni le Coran ni la tradition prophétique ne prescrivent le port de la burqua. Elle-même est un attribut saoudien et de pays d’Asie centrale, pas du Maghreb, d’Afrique occidentale, ni de Turquie, qui sont les zones géographiques sources de l’Islam en France. Selon toute apparence il y a donc un décalage entre la culture, la pratique religieuse et le message politique.
Comme lors du débat sur le foulard en 2003-04, le corps de la femme musulmane devient une mesure de la chose dicible et de salut public, celle des droits et de la dignité. Sauf bien entendu que la liberté de conscience et de confession passent au second plan. Ajoutez à cela un soupçon de paternalisme colonial : le message ne consiste-t-il pas à énoncer que le devoir de la France est de contribuer à l’émancipation de la femme musulmane ?
Dans les quotidiens qui ont pignon sur rue, les islamophobes attitrés s’en donnent à coeur-joie dans les approximations culturalistes, les mécanismes d’une subjectivité profane, et autres fallacies qui flattent le nouvel intégrisme laïcard. Les féministes médiatiques montent au créneau avec pour preuve fondamentale qui fasse adhérer à leur vérité, le mépris de la femme dès lors qu’elle n’appartient pas à la sphère reconnue et avalisée du discours dominant. Les intellectuels, eux, tellement généreux avec leurs axiomes de liberté sont soit réduits au silence, soit saisis de l’ivresse de sauver les meubles d’une modernité qui leur échappe de plus en plus.
En tout état de cause, le discours sur la différence subvertit la logique de la Raison des Lumières sans abolir pourtant les fondements du droit universel. On pourrait être choqué, par exemple, que ceux qui se voient déjà sur les barricades pour défendre les droits de la femme ne s’expriment jamais sur ceux de la femme palestinienne. Naturellement, tout le monde sait qu’une bonne discussion sur la burqua est plus essentielle qu’un débat sur l’auto-détermination d’un peuple.
Au lieu de cela les politiques et quelques penseurs en chaise longue nous servent, à leurs dépens, la tarte à la crème d’un Occident hégémonique comme si rien ne s’était produit depuis les indépendances. Comment pourraient-ils dès lors comprendre que la citoyenneté aujourd’hui n’est ni un miroir ni une limite : elle est devenue l’enjeu de l’État-nation au bord de la rupture.
En France aujourd’hui on « intègre » son voisin italien ou danois mais on continue à entretenir la suspicion à l’endroit de son compatriote de confession musulmane. D’abord qu’est-ce qu’une femme en burqua ? C’est un sujet qui cache en rendant visible. Pas simplement son corps, mais la nouvelle étrangeté citoyenne. D’aucuns ont parlé d’une cinquième colonne salafiste, mouvement littéraliste et ultra-conservateur musulman, c’est possible.
Mais c’est aussi une réalité minoritaire qui exclut autant les non-musulmans que ceux-là même parmi leurs coreligionnaires qui pratiquent leur foi et respectent les lois de la République. Hormis une présence confidentielle, le salafisme c’est l’épouvantail de ceux qui sont incapables de concevoir l’objet anthropologique de la citoyenneté. Disons-le, le radicalisme islamique et le nationalisme français (en vérité européen) convergent ensemble sur le terrain de l’origine et du destin sur lequel on remet en question toute causalité, c’est-à-dire la Raison. Chez les uns il y a les bons musulmans, chez les autres il y a les bons Français. Pas de juste milieu, seule la fiction de l’extrémisme.
Si l’on remonte la filière des enchaînements idéologiques depuis les années 1980 et l’avènement d’une revendication dite « beure », on arrive à un concept qui pourrait se résumer à une guerre de représentations : « vous m’avez exclu, à mon tour de vous exclure ». C’est en considération de cette logique qu’il conviendrait peut-être d’aborder la réflexion. On retrouve là également une question qui affecte la nouvelle citoyenneté comme montage culturel, pas seulement un appareil légalisateur. En ce sens la pensée politique française s’est emprisonnée elle-même, tout en déclamant ses vertus occidentales sans voir qu’il n’y a plus de certitude mesurable depuis que Dieu a été coché de l’équation démocratique.
On navigue à vue dans une République qui est à deux doigts de revendiquer haut et fort son origine judéo-chrétienne. Ainsi personne ne s’est-il offusqué que le corps politique français, avec le président en tête, assiste à une prière à Notre-Dame à la mémoire des victimes de l’accident du vol Rio-Paris. En même temps on pousse des cris d’orfraie pour que les signes religieux (entendu non-chrétiens) soient le moins visibles possible dans rues de la République. Ces femmes en burqua, pour autant que leur situation prête à discussion, sont avant tout le symbole des limites de valeurs et d’une identité nationale en souffrance. Elles sont un miroir que l’on ne veut plus voir, quitte à forcer ces femmes à demeurer enfermées chez elles. N’est-ce pas la même chose qui s’est produite lorsqu’on a exigé des jeunes françaises qui voulaient étudier à l’école de la République qu’elles aillent voir ailleurs littéralement ?
Sans entrer dans une problématique du désir, de l’eros permanent dont la femme est l’objet, le débat sur la burqua nous entraîne néanmoins vers ce qui est constitutif d’un idéal de possession. Il faut que tous les enfants appartiennent à la République, qu’ils soient présents, visibles, dans ce lien que l’on nomme société voire civilisation. L’identité y devient exactement cela : une similitude, une consubstantialité de valeurs et de références. Surtout pas un rapport de forces.
Toute discontinuité identitaire creuse un doublement, exhibe la réalité d’une France ni pure ni simple. D’une certaine manière, la burqua théâtralise le rapport de la division psycho-somatique de ce que ce cela signife qu’être français aujourd’hui. Un raciste, ou un islamophobe, qui s’emporte contre la burqua, veut dire en premier lieu : « cela n’est pas moi ». Le terme de burqua passe alors pour un signifiant allogène (arabe ? farsi ? pachtoune ?), et la représentation, elle, se transforme en totem dogmatique, car au fond c’est Ben Laden qui se cache derrière.
Comment donc évoquer la burqua sans toucher au déterminisme politique français ? On l’a bien vu, le sujet fédère les partis de tous horizons. Le débat qui commence à peine, selon les déclarations du président lors de son discours au congrès de Versailles, porte en lui pourtant son archive. Toute question de culture donne lieu à une topique d’appartenance, c’est-à-dire d’inclusion ou d’exclusion. On retrouve là le mode binaire classique d’une nation en perte de repères, qui pense aller de l’avant par un repli sur soi. Mais les accusations et décisions à venir ne sont pas sans conséquence car elles visent à faire de ses propres citoyens un corps étranger. Si la question d’une loi, comme ce fut le cas en 2004, reste aujourd’hui une option, on n’en demandera pas moins à ces femmes de faire un choix. La burqua sera synomyme de tout ce qui n’est pas français, même si ces femmes sont elles-mêmes aliénées à toute autre culture. Il y a fort à parier que la jeune fille, née et élevée en France, et qui aujourd’hui porte la burqua serait incapable de s’acclimater à une nouvelle vie en Algérie ou en Égypte, et ce pas seulement pour des raison de différences économiques.
Une solution serait peut-être que la France s’acquitte enfin de l’infantilisme imposé à ses citoyens musulmans, qu’elle les laisse seuls examiner et régler la question de la burqua. Malaxés par les discriminations, la haine de soi, et aussi une ignorance patente de l’Islam, les jeunes générations doivent faire leur éducation, reprendre en main le flambeau de la fierté de leur religion, se délester aussi de la faute de certains aînés qui ont fait à tort du terrorisme une condition du dialogue. C’est bien la maîtrise de l’identité qui sera le recours contre les outrances du nationalisme et de la mondialisation.
Commentaires
Article très intéressant et très bien écrit.
Notamment sur la diabolisation de l’Islam et des débats secondaires en période de crise économique, j’adhère totalement à vos propos.
Par contre je ne suis pas d’accord concernant le fait que ce serait aux français d’origine arabo-musulmane de régler cette question : la burqua entre en conflit avec les valeurs et l’identité française c’est, il me semble, une réalité. Exploitée de manière assez honteuse par notre classe politique, mais un fait néanmoins. Affaire à suivre donc.
@anonyme. Expliquez-moi comment une etoffe, portee par des femmes de leur plein gre,n’est pas conforme aux valeurs Francaises ?
Moi je suis d’accord avec les propos de Mr laroussi et notamment que c’est aux citoyens musulmans de ce pays de régler les sujets qui ont rapport à la religion musulmane. je crois qu’il s’agit effectivement de paternalisme lorsque l’état veut jouer le rôle de ’alim (savant en religion). Je ne crois pas que l’état ou nos élus aient le même désir de débattre et légiférer concernant les autres religions en france, alors pourquoi toujours vouloir mettre l’islam au devant de la scène.
On sent comme quelque chose de pas très honnête...
M. Laroussi. Que les médias ne veuillent pas faire référence à la "conversion" à l’Islam de Mickael Jackson, soit. Mais s’il était vraiment musulman, je doute fort que sa famille ne lui fasse pas des funérailles musulmanes. Avant de vous lancer dans des supputations qui sont loin d’être vérifiées, attendons de voir de quoi il en retourne. Je me souviens également d’avoir lu sur ce site la prétendue conversion à l’Islam du footballeur brésilien Kaka, qui est en fait chrétien évangélique. De grâce ne me censurez pas, ça en devient pénible.
Vos provocations sont faites pour que nous réagissions non ? Votre but n’est pas l’intégration ni même la coexistence. Continuez de vous rassembler... Tous les Musulmans ne pensent pas comme vous.
Merci Oumma pour cet article
A mon humble avis, on est entrain de monter un faux procès et de créer un faux débat sur la burqua.
Primo : Aucun verset coranique, ni hadith sahih ne mentionne l’obligeation de porter la burqua .Pis encore, au pélerinage, même celles qui le portent dans la vie courante sont obligées de l’ôter.
Secundo : On ne voit presque jamais les burquas dans les pays musulmans sunnites et si elle s’y trouvent, ce sont des femmes du moyen orient en voyage avec leurs maris.
Tertio:Si on analyse les choses du point de vue religieux, que demande l’islam de la femme ? la vertu ( en n’attirant pas les regards donc, en êtant discrètes dans le port de ses vêtements), le respect pour autrui (en cachant ce qui peut être caché comme les aourats et les cheveux).
Oui nous sommes nées hors pays musulmans, donc, citoyennes européennes et nous avons des droits et des devoirs comme toutes autres européennes mais on ne doit pas choquer les autres par notre appartenance à une religion différente à la leur.
Qu’on porte le voile soit (et je le défend fermement pour les femmes qui le portent de leur plein gré), mais on ne doit pas se pavaner en djebba et babouche et vouloir travailler avec.
Aimeriez-vous que votre enfant soit éduqué par un instituteur juif orthodoxe qui porte la calotte et les nattes (je n’ai rien contre eux, lakom dinoukom wa lya dini) ? Alors n’imposons aux autres enfants des instutrices ou autres portant le niquab !! Qu’elles portent le voile soit, un voile discret et qui n’ôte rien de leur foi car la foi ne se mesure pas à la longuer du voile !!
Imaginez-vous une femme musulmane pilote d’avion ? Oui, et elles se comptent par centaines et portant même le voile, mais, avec un niquab......., j’en doute fort !!!
Ne faisons pas un procès à ce niquab, qui n’a rien d’existentiel, ni de vital !! Serrons-nous le coude plutôt pour résoudre des problèmes plus importants qui touchent le monde musulman, commençons par combattre l’analphabétisme qui touche les femmes musulmanes, aidons nos pays d’origine pour les sortir de leur sous-dévelopement, faisons de nos enfants des enfants brillants et des futurs prix nobels (à quand date le dernier prix nobel d’un musulman ?)
Comment voulez-vous qu’on nous reconnaisse comme puissance mondiale, qu’on nous craigne si on n’arrête pas de se déchirer entre nous ?
Arrêtons de créer des polémiques et des débats séniles et concentrons-nous sur les vrais problèmes du monde musulman.
Au lieu d’avancer dans le bon sens, on ne fait que reculer et sombrer dans l’obscurantisme.
A mon humble avis, on est entrain de monter un faux procès et de créer un faux débat sur la burqua. Primo : Aucun verset coranique, ni hadith sahih ne mentionne l’obligeation de porter la burqua .Pis encore, au pélerinage, même celles qui le portent dans la vie courante sont obligées de l’ôter. Secundo : On ne voit presque jamais les burquas dans les pays musulmans sunnites et si elle s’y trouvent, ce sont des femmes du moyen orient en voyage avec leurs maris. Tertio:Si on analyse les choses du point de vue religieux, que demande l’islam de la femme ? la vertu ( en n’attirant pas les regards donc, en êtant discrètes dans le port de ses vêtements), le respect pour autrui (en cachant ce qui peut être caché comme les aourats et les cheveux).
Oui nous sommes nées hors pays musulmans, donc, citoyennes européennes et nous avons des droits et des devoirs comme toutes autres européennes mais on ne doit pas choquer les autres par notre appartenance à une religion différente à la leur. Qu’on porte le voile soit (et je le défend fermement pour les femmes qui le portent de leur plein gré), mais on ne doit pas se pavaner en djebba et babouche et vouloir travailler avec.
Qu’elles portent le voile soit, un voile discret et qui n’ôte rien de leur foi car la foi ne se mesure pas à la longuer du voile !! Imaginez-vous une femme musulmane pilote d’avion ? Oui, et elles se comptent par centaines et portant même le voile, mais, avec un niquab......., j’en doute fort !!!
Ne faisons pas un procès à ce niquab, qui n’a rien d’existentiel, ni de vital !! Serrons-nous le coude plutôt pour résoudre des problèmes plus importants qui touchent le monde musulman, commençons par combattre l’analphabétisme qui touche les femmes musulmanes, aidons nos pays d’origine pour les sortir de leur sous-dévelopement, faisons de nos enfants des enfants brillants et des futurs prix nobels (à quand date le dernier prix nobel d’un musulman ?) Comment voulez-vous qu’on nous reconnaisse comme puissance mondiale, qu’on nous craigne si on n’arrête pas de se déchirer entre nous ? Arrêtons de créer des polémiques et des débats séniles et concentrons-nous sur les vrais problèmes du monde musulman. Au lieu d’avancer dans le bon sens, on ne fait que reculer et sombrer dans l’obscurantisme.
Je pense que l’histoire de la burqa n’est que l’arbre qui cache la forêt.
Il est le catalyseur d’une islamophobie non pas rampante mais galopante.
Pour preuve un exemple trés révélateur : mon médecin qui est Français de souche mais converti à l’islam m’a dit ne pas vouloir que sa famille et ses patients le sachent. Pourquoi ? Parce qu’il a peur de la réaction de ses compatriotes, de sa famille mais surtout parce qu’il sent une défiance vis à vis des musulmans. Il est pourtant bien français donc bien intégré !
Ma question est la suivante : comment doit il faire pour ne pas entrer "en conflit avec les valeurs et l’identité française" ?
Des musulmans se font tuer en Chine et vous restez devant vos ordi pour défendre la burqua !!!!!!!!!!!
C’est à croire que la foi chez vous, c’est la tenue vestimentaire !!!!!!!!Il n’y a que chez les magrébins et autres moyens orientauix qu’on trouve tous ces faux débats !!! On peut être musulman en france et en europe, il y a des mosquées ! Peut-on imaginer une église en Arabie Saoudite ?
Répondez-moi les mususlmans affairés !
Merci Fée, Il y en a qui pensent qu’ils sont plus musulmans que les autres. Ils lavent plus blanc que blanc on va dire !!
Remeciez Dieu de vivre dans des pays chrétiens, ou on vous laisse pratiquer votre foi !!!
Dites moi, peut-on être chrétien, juif, boudhiste et même hâté en Arabie Saoudite ??? La question n’est pas posée à Fée, mais à ceux qui lavent plus blancs que blanc !
@ oumma.com UK - fan
"Expliquez-moi comment une etoffe, portee par des femmes de leur plein gre,n’est pas conforme aux valeurs Francaises ?"
Prenons par exemple une femme au hasard et qui décide que porter de son plein gré une mini-jupe et un décolleté très décolleté dans un pays où disons que les femmes s’habillent de manière pudique ( pays arabo-musulmans). Croyez-vous que son accoutrement serait conforme aux valeurs des pays cités ci-dessus ?
La réponse à cette question répondra à votre question.
@amazone
"Ma question est la suivante : comment doit il faire pour ne pas entrer "en conflit avec les valeurs et l’identité française" ?"
Mais vous y avez répondu dans le corps de votre commentaire.
M. Laroussi devrait se ressaisir !
J’avais déjà rongé mon frein quand oumma.com lui a fait un article élogieux, passant sous silence la pédophilie, la drogue, et surtout cette haine de sa race noire qui l’a conduit à se blanchir la peau, mais que M. Laroussi en appel à ce triste et pathétique homme mais probablement grand artiste qu’était Mickael Jackson pour plaider l’universalité de l’islam montre à quel point notre monde est déboussolé !
De voir à la TV, la pauvre face de M. Jackson nous saisit de répulsion, alors je vous dis pas ce que cela doit être de le croiser dans un centre commercial à Bahrain ; pire que de croiser "chitann"
Paix à son âme néanmoins (je parle de M.Jackson)
A cause ou grâce à cette P..... burqua, je me convertie au boudhisme. Musulmane-boudhiste çà peut se faire ?
Je sens que la censure va encore frapper !!!
@Oumma.com-UK-fan : Je suis l’anonyme, j’avais oublié d’écrire mon pseudo.
Ce n’est pas qu’un bout d’étoffe, il sert à cacher la femme et est interprété par la mentalité française (à tort ou à raison) comme un signe de soumission à la femme dans est un pays ayant comme trait anthropologique la bilatéralité(statut élevé de la femme). voilà pour le premier facteur. Deuxième facteur, sociologique celui-là, la France n’est pas une terre d’Islam et le port du voile, burqua et niqab dans ce pays de tradition laïque y est ressenti comme un rejet de ses valeurs et de ses fondements (bilatéralité, laïcité).
@ Fée :
Donc pour vous les musulmans de tout les pays du monde doivent s’allier, "pour être une puissance dont on aura peur"... pourquoi ne préféreriez-vous pas travailler à la bonne assimilation des musulmans en France, pour qu’il y ait plus de musulmans polytechniciens, des citoyens français d’élite qui travailleraient à la grandeur de ce pays ? A sa cohésion ? Vos propos m’attristent : que vous fassiez passer votre religion avant la France est quelque chose de grave, pour moi en tout cas.
Quant à votre médecin, je me permets de vous livrer mon analyse : En ce moment, l’universalisme de l’Islam et l’universalisme français se font face sur le territoire de France, l’Islam ayant des valeurs qui rentrent en conflit avec l’universalisme français. Que votre médecin ait peur de le révéler me semble que c’est en raison de l’abandon de la tradition laïque et universaliste française pour épouser celle de l’Islam. Ce n’est bien évidemment que mon avis
Sans entrer dans le débat ubuesque de savoir si la burqa est un précepte religieux ou pas, je dirais qu’à titre personnel, jamais je n’adhérerai à une religion ou une idéologie qui encourage ou force les femmes à ne pouvoir sortir que sous une housse.
Cela me fait froid dans le dos !
Si on se limite à une prétendue pudeur, ou c’est un archaïsme de propriété vis à vis de la femme, ou c’est un moyen très efficace de l’empêcher de sortir de sa condition en la privant d’une grande partie de la vie sociétale.
Ce n’est pas un vêtement, c’est une barrière.
Je précise que bien qu’il s’agisse d’un avis personnel, jusqu’à ce jour, je n’ai rencontré personne tant dans mon ex-milieu professionnel, que dans les milieux associatif, confessionnel ou culturel très diversifiés que je côtoie et qui soit d’un avis différent.
Heureusement, je sais que l’Islam, ce n’est pas du tout cela, mais alors pas du tout.
@farid : le problème c’est pas le fait que la burqa est une bonne chose ou pas ! pour ma part, j’interdirai ce ridicule accoutrement car il est dégradant pour le femme, Allah lui donné des droits mais certaines pratiques tribales la remette dans un état plus soft d’avant l’Islam.
Ce que je trouve, par contre, inadmissible, c’est la motivation réelle des politiques français qui utilise la femme musulmane comme cheval de Troie pour combattre l’Islam en tant que tel.
salema alaikoum !
la croisade médiatique islamophobe en Europe fait vraiment des victimes( voir les articles) :
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-07-09-Marwa-El-Sherbini
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/642383/mil/4797...
http://www.indigenes-republique.fr/une.php3 ?id_article=595
et bien d’autre !!
@ une musulmane qui veux vivre sa foi...
"Peut-on imaginer une église en Arabie Saoudite ? Répondez-moi les mususlmans affairés !"
Si il y avait plus de 10 % de chrétiens en Arabie Saoudite et que cette communauté pour l’essentielle de nationalité Saoudienne en fasse la volonté, bien-sûr qu’il y aurait des églises.
C’est incroyable de lire toujours ce parallèle avec la France. Contrairement à l’Arabie Saoudite, où il n’ y a pour ainsi dire pas de communauté chrétienne, en France il y a une importante communauté musulmane pratiquante Française ( + de 10 % de la communauté nationale) et c’est donc tout naturellement qu’il y aient des mosquées en France.
M.Laroussi propose une reflexion juste sur la question de la burqua en France. Son point de vue, me semble-t-il, ne consiste pas a defendre la burqua, mais le droit de la porter ou non. De meme, ce n’est pas au legislateur de trancher mais plutot a la communaute musulmane de se prendre en main et de montrer enfin qu’elle est arrivee a maturite sur les questions de societe. Personnellement je suis oppose a la burqua, cela ne me pousse pas a m’associer aux islamophobes, ni a tomber dans le discours de la haine de soi comme on le voit dans certaines reactions ici. Enfin, il est difficile de voir ce que les musulmans de Chine, ou les chretiens en terre musulmane viennent faire dans le sujet. Il faut savoir prendre le temps de lire...
A Didier : J’adhère assez à ce que vous dites cependant je crois que la pire barrière pour une femme n’est pas essentiellement la burqa mais bien le non accés à l’enseignement. Je vous donnerai comme exemple mes mères et grands mères qui n’ont jamais portaient la burqa, le Hidjab ou le niqab durant le colonialisme en Algérie, mais la prison de l’ignorance dans laquelle elles ont évolué à savoir le non accés à l’enseignement est bien pire.
je constate que quand j’interroge Oumma.com-UK-fan sur cette forme de schizophrénie des pub du Dubaïmmo et autre, puisqu’on y voit pas de musulmans, encore moins de femmes voilées, au point qu’on serait fondé à penser que les pays du golfes sont peuplés de grands blonds et blondes (je n’ai pas pu voir la couleur des yeux), et bien c’est silence radio.
En revanche Oumma.com-UK-fan utilise toutes sortes de sophismes pour défendre et justifier la burqa, ce vêtement qui ridiculise notre religion et nous rend encore plus misérables que nous le sommes. Il va certainement répéter : oui mais en Angleterre les paskis...etc Je lui réponds de suite que nous sommes en France est c’est la France qui détient le reccord de mariages mixtes, à l’inverse des pays anglo-saxons ou c’est du "chacun chez soi".
Comme si une femme libre de ses choix et de ses mouvements pouvait s’affubler de la sorte sauf à être conditionnée et gavée depuis sa naissance de toutes sortes d’interdits.
Fée : les musulmans font déjà suffisamment peur comme cela, pas la peine d’en rajouter, entre la burqua et
Cheb mami, les magrébins ont une image très valorisante...
Si ce message passe la censure, c’est un petit pas de plus vers la démocratie sur oumma.com
respectueusement
A une musulmane qui veut : "Des musulmans se font tuer en Chine et vous restez devant vos ordi pour défendre la burqua" et vous que faites vous ? N’êtes vous pas là derrière votre ordi ?
"Il n’y a que chez les magrébins et autres moyens orientauix qu’on trouve tous ces faux débats" et vous où vosu situez vous ?
"Peut-on imaginer une église en Arabie Saoudite ? " Vous aussi vous êtes atteinte par le parallèle avec l’Arabie Saoudite ? Pourquoi ne pas comparait la situation avec le Liban, la Jordanie, l’Irak, l’Iran ...
A une musulmane
"Musulmane-boudhiste çà peut se faire ?"
La méchanceté et le mépris ne sont les bienvenus ni chez les uns ni chez les autres, ça c’est sur.
"Ce que la burqa dévoile" de vos intentions...
J’avais oublié combien on pouvait se sentir à l’aise dans un jeans. (même si le jeans est sous la burqa)
Parfois, avez-vous honte ?
Au nom de quels loi, principe ou argument , interdire à des femmes majeures une tenue vestimentaire, quelle qu’elle soit, dans l’espace public,sauf à confondre le législateur français avec une assemblée d’oulémas ?
La laïcité dont se prévalent les chantres de la république et de la patrie des droits de l’homme n’est-elle pas entrain de marcher sur un terrain glissant ?
Si aucun texte religieux ne recommande expressement le port de la burqa ou du nikab ,de quel droit le législateur,ouvertement laïc, peut-il se prévaloir pour s’immiscer dans ce qui, à priori ne le regarde pas puisque relevant plus de la sphère privée et culturelle ?
Voir à tout prix à travers cet habit un symbole islamique, et occulter à bon escient, faut-il le préciser,le fait qu’il porte aussi une charge culturelle est déjà une espèce de pathologie à la limite de la paranoïa.
J’ai lu et entendu par ailleurs des gens prétendre avoir peur de partager l’ascenseur ou le taxi avec une personne en burqa et qu’elles n’ont aucune garantie que ce qui se camoufle derrière cet accoutrement ne soit un violeur ou un terroriste.
Comment ces gens là peuvent-ils être sûrs que ce “Monsieur tout le monde” qui leur sourit et partage avec eux le taxi ou l’ascenseur ne soit pas un violeur ou un terroriste ?
Dutroux, Fourniret, Louis, portaient-ils des Burqa ? Spaggiarri, Mesrine, Rocancourt, portaient-ils des burqa ? Carlos, l’ETA, le FLNC, portaient-ils des burqa ?
Les plus célébres voleurs, violeurs, terroristes, n’ont jamais porté de burqa, pourquoi cela commencerait maintenant ? Je crois n’avoir jamais vu Ben laden avec une burqa dans le peu de vidéo où on le voit. Ce n’est pas un exécutif “on the field” me diriez-vous. Mais je doute fort que la tenue la plus discrète en France pour de telles opérations soit la burqa.
Il faut donc arrêter de voir des terroristes cachés sous chaque burqa et sous chaque tapis de prière, question de santé mentale.
@musulmane,perdu !vous n’avez pas été censurée !!ce qui prouve que sur site il y’a de la tolérance et le sens du débat,et en ce qui concerne votre conversion au boudhisme,sachez que le monde ne va pas s’arrêter et que ça ne fera de peine à personne car aprés tout ça ne concerne que vous,si vous arrivez à comprendre cela vous vivrez en paix et c’est ce que vous vouliez n’est ce pas ?
Personnellement je préfère porter une housse de couleur noire. Mais le maron ou le beige me vont très bien aussi. Le tout, c’est qu’on ne me voit pas. Honte, honte, honte à vous !!!
@une musulmane. ...Frederic Dard a ecrit : « Les hommes sont empêtrés dans leurs fantasmes comme des spaghettis dans du parmesan fondu. » Cette citation correspond a la reflexion qui m’anime en lisant votre derniere intervention dont je suis l’objet.
@AXEL.Le voile integral n’a de sens reel que pour celles qui le portent alors qu’il devient une source de fantasmes dans la societe francaise. Il en va de meme pour d’autres pratiques assimilees a l’ Islam.
Voici l’analyse remarquable du rapport Obin Par Djamel Assemi et Suleiman Gabryel Nasser dans L’islamisation des problèmes éducatifs : les dérives culturalistes du Rapport Obin (Oumma.com Decembre 2006) :
Tout sentiment d’appartenance à la religion islamique est rattaché à une cosmologie générale qui de Bagdad à Rabat symbolise l’altérité dans son caractère menaçant et intelligible : « Les professeurs se plaignent évidemment de la grande fatigue de beaucoup d’élèves (suite au ramadan) et les infirmières sont massivement sollicitées pendant cette période. L’une d’elle nous confie que ce qui était encore il y a peu encore une manifestation d’affirmation identitaire et une période de fête, semble devenir de plus en plus, chez beaucoup d’élèves, « un exercice de mortification » où la souffrance semble jouer un rôle central. » (p20).
Ainsi dans l’idée de l’altérité l’évocation de la mortification permet de restituer le sens commun médiatique visant à rattacher les démarches cultuelles en France à une altérité exogène : un continuum culturel évoquant implicitement le rite de la mortification chiite en Irak. Tout ce situe dans un rapport de force entre « eux » (Les radicaux, « les élèves musulmans » et « nous » (les chefs d’établissements, les enseignants, les travailleurs sociaux). Toute manifestation de l’identité religieuse est perçue comme symbolisant une guerre de civilisation à petite échelle visant à l’imposition d’un ordre normatif exogène.
@AMAZONE.mon médecin qui est Français de souche mais converti à l’islam m’a dit ne pas vouloir que sa famille et ses patients le sachent. Pourquoi ? Parce qu’il a peur de la réaction de ses compatriotes, de sa famille mais surtout parce qu’il sent une défiance vis à vis des musulmans. Il est pourtant bien français donc bien intégré !
Ma question est la suivante : comment doit il faire pour ne pas entrer "en conflit avec les valeurs et l’identité française" ?
Reponse : RESTER LUI-MEME.
« Aucune nomenclature n’épuise l’identité nationale. Elle est une alchimie mystérieuse. Un "principe spirituel résultant des complications profondes de l’histoire" (Renan) mais capable d’accueillir des apports culturels et religieux venant l’enrichir sans prétendre le supplanter. » Michel Renard .Le Nouvel Économiste, n° 1454 du 20 au 26 novembre 2008.
@FARID D. « Prenons par exemple une femme au hasard et qui décide que porter de son plein gré une mini-jupe et un décolleté très décolleté dans un pays où disons que les femmes s’habillent de manière pudique ( pays arabo-musulmans). Croyez-vous que son accoutrement serait conforme aux valeurs des pays cités ci-dessus ? La réponse à cette question répondra à votre question. »
Votre analogie serait exacte si les institutions politiques des pays musulmans etaient comparables a celles de la France, et par consequent la tradition democratiques prevalaient dans les deux cas. A moins de « confondre le législateur français avec une assemblée d’oulémas »DJAMEL.
Pouquoi ne comparez-vous pas deux pays au meme stade democratique : La France et les Etats-Unis ?
@FARID D. « Prenons par exemple une femme au hasard et qui décide que porter de son plein gré une mini-jupe et un décolleté très décolleté dans un pays où disons que les femmes s’habillent de manière pudique ( pays arabo-musulmans). Croyez-vous que son accoutrement serait conforme aux valeurs des pays cités ci-dessus ? La réponse à cette question répondra à votre question. »
Votre analogie serait exacte si les institutions politiques des pays musulmans etaient comparables a celles de la France, et par consequent la tradition democratique prevalait dans les deux cas. A moins de « confondre le législateur français avec une assemblée d’oulémas »DJAMEL.
Pouquoi ne comparez-vous pas deux pays au meme stade democratique : La France et les Etats-Unis ?
djamel a dit : "Dutroux, Fourniret, Louis, portaient-ils des Burqa ? Spaggiarri, Mesrine, Rocancourt, portaient-ils des burqa ? Carlos, l’ETA, le FLNC, portaient-ils des burqa ? Les plus célébres voleurs, violeurs, terroristes, n’ont jamais porté de burqa, pourquoi cela commencerait maintenant ? "
Par honnêteté intellectuelle Djamel, vous devez rajouter que si ces beaux messieurs on été reconnus et sont en prison ou mort c’est parce qu’ils ont été identifiés et décrits physiquement.
Et puis excusez-moi de vous le dire, vous mélanger tout et n’importe quoi au point de juxtaposer la burqua à ces sinistres individus !.
Nous vivons acutellement une situation absurde.
Salam,
Je vois sur ce forum beaucoup plus de jugement de valeur que d’arguments rationnels.
Et ce qui m’attriste d’autant plus c’est de voir des musulmans cracher sur leur propre religion, en avoir honte. Il me semble que Dieu n’a besoin de l’adoration d’aucun d’entre nous pour exister, donc pour ceux et celles qui ne supportent plus les "interdits" et les "accoutrements", je vous invite à arrêter de vous faire du mal : soignez votre schyzophrénie.
En ce qui concerne le voile intégral, il me semble que chacun a le droit de disposer de son corps comme il l’entend. L’argument "ça choque les français", sous entendu les musulmans ne sont pas français, est une erreur ou une mauvaise foi éhontée. En effet, cet argument ramène à dire que ce qui me choque chez l’autre justifie ma haine et éventuellement mon passage à l’acte.
Prenons un contre exemple : si je suis choqué par la tenue des personnes de style gothique (et il y en a plus que des femmes en niqab) parce qu’ils vénèrent Satan, se perçent la peau à des endroits incongrus ou parce qu’ils laissent apparaitre leur nudité... Aurais je le droit de demander une loi pour ce comportement anti-républicain (s’il en est) ? En attendant que les débats politiques tranchent, aurais je le droit comme on le voit d’insulter ces gens voir de les agresser ? Je ne pense pas.
Je commet peut être une erreur en mettant sur un pied d’égalité les gothiques et les musulmans, car il est vrai que les musulmans ont souvent (pour ne pas dire toujours) droit à un traitement de faveur.
Pour conclure, si je peux me permettre, je propose à chacun de poster des commentaires basés sur un raisonnement rationnel et non sur un cri du coeur qui témoigne d’un éthnocentrisme affligeant (colonialisme quand tu nous tiens...).
A bon entendeur, Salam !
Excellente analyse. J’ai trouvé le dernier paragraphe particulièrement intéressant, parce qu’il indique bien, en effet, la voie que les musulmans français (les français musulmans) doivent emprunter pour établir (et non pour retrouver) leur identité en ce début du 21è siècle.
Les malheurs des musulmans, aujourd’hui, proviennent, entre autres, du fait qu’ils s’enferment dans une mythologie du passé, au lieu de d’étudier le présent, et de voir comment, en temps que musulmans, ils peuvent (ils doivent) se faire leur place dans le monde présent.
Cette mythologie est bien entretenue par leurs dirigeants, qui y trouvent leur compte, ainsi que par tous les apprentis-sorciers de la politique qui se sentent une vocation pour diriger la "nation islamique" qu’ils caressent l’utopie d’établir. Une mythologie du futur, en quelque sorte.
Les promoteurs des deux mythologies (du passé et du futur) exploitent au maximum les croyances religieuses pour donner des fondements légitimes à leur projet.
Ainsi, les musulmans, au lieu de s’intéresser à tous les problèmes politiques, économiques et sociaux qui secouent la planète, se focalisent depuis quelques décennies sur une question de cheveux, et, depuis quelques semaines, sur un problème de burqa.
Car, les adversaires des musulmans, ayant identifié leur point faible, en profitent au maximum pour les déstabiliser, comme quelqu’un qui gratterait une plaie douloureuse, ou qui remuerait un couteau dans une plaie.
De cette manière, les musulmans concentrent tous leurs efforts, toute leur réflexion, tous leurs débats, sur une mèche de cheveux ou sur une burqa, pendant que leurs adversaires progressent à pas de géant dans l’application de leur stratégie de prise de contrôle du monde en général et du monde musulman en particulier.
Il ne faut pas les sous-estimer dans leur projet actuel, étant donné qu’ils ont déjà pris le contrôle du monde au 19è siècle, et pendant la première moitié du 20è siècle. Tout comme ils le font, depuis le début du 21è siècle, en Afghanistan (pays de la burqa), en Iraq (pays du pétrole) et dans toutes les monarchies du Golfe (pays de milliards de pétrodollars), qui n’ont plus qu’une indépendance de façade.
Comment se pose le problème ?
Certains croient très sincèrement qu’en couvrant leurs cheveux, ou tout leur corps (pour les cacher à qui ? à l’Homme de la rue ?) ils respectent des prescriptions divines.
On ne peut pas reprocher à quelqu’un, à des jeunes surtout, de croire tout ce que leurs aînés leur racontent, tout ce que leur milieu culturel les conditionne à considérer comme étant la Vérité, surtout s’agissant des actes de Foi.
Mais, la Vérité est aussi glissante qu’une anguille. D’autant plus que chacun raconte sa Vérité, càd ce que ses aînés lui ont appris. Au fil des siècles, le message transmis s’éloigne de plus en plus du message initial, et finit par se substituer à lui. La Vérité n’est plus qu’une ombre insaisissable.
Que faire, alors, pour connaître la Vérité sur ces questions ?
Descartes avait fait face à cette question, et en a longuement traité dans son "Discours de la méthode". C’est un fascicule que je relis périodiquement, avec plaisir, que je trouve toujours d’actualité, pour mieux comprendre toutes ces questions.
On me dira : "Mais qui a encore le temps de lire Descartes, même en France ?"
Pourtant, c’est la seule voie. Non pas de relire Descartes, aujourd’hui, mais de chercher par soi-même, chacun pour soi, à y voir plus clair, de ne pas se contenter d’intégrer et de transmettre les slogans reçus de ses aînés, ou de ses amis, sur quelque question que ce soit.
Il faut remonter aux sources les plus fiables, le Coran en tout premier lieu, et essayer de se faire sa propre idée sur ce qu’il dit vraiment, distinguer ce qu’il prescrit aux musulmans de faire en tant qu’obligations de ce qu’il leur indique de faire comme une simple recommandation.
Que chacun règle au plus vite, une fois pour toutes, sa position au sujet des cheveux, ou de la burqa, et fasse ce que sa conscience lui dicte à ce sujet, et qu’on n’en parle plus.
Ensuite, l’esprit libéré de toutes ces préoccupations métaphysico-théologiques, que chacun regarde l’état du monde autour de lui, et se préoccupe d’assurer son présent et son avenir, sur la base des données du monde réel, et non en se basant sur les mythologies et les utopies.
Ce n’est qu’à ce prix que chacun peut essayer de retrouver le langage de la Raison, et d’établir son identité musulmane sur des bases solides, au milieu de toutes ces Passions.
@musulmane : pourquoi se faire porter le fardeau de la communauté ? chacun est responsable de ses actes, pourquoi il faut absolument qu’on cherche à dorer notre image ? qu’est ce que cela va apporter ? c’est une question sérieuse !
Est il raisonnable de vouloir tout maitriser : entre ceux qui ont une lecture biaisée de la religion, les autres qui se cherchent, qui cherchent leurs voies ? sans parler de ceux qui n’ont rien à faire de la religion ..
Il y a un adage arabe qui parle d’une poule qui a essayé d’imiter la marche d’une dinde (ou d’une gazelle je ne sais plus) alors elle n’a pas réussi à marcher comme la dinde et en plus elle a oublié comment elle marchait avant. Le ridicule quoi ! c’est juste pour dire qu’on ne doit peut être pas s’imposer un modèle de vie.
Sinon je ne comprends pas qu’on cherche abosulement à se comparer avec l’arabie saoudite, une nation doit chercher comment niveler vers le haut, comment exceller, et non se comparer avec des pays dont le droit et les libertés laissent à désirer.
Je crois que l’Islam de France y gagnerait s’il développait sa propre spécificité, sa propre identité ,ses propres symboles us et coutumes. Cette spécificité tiendrait compte, à la fois de la tradition religieuse, et des caractéristiques du territoire sur lequel elle se développe. Je ne sais pas bien à quoi ceci pourrait ressembler, il me semble qu ’oumma.com remplit bien parfois cette fonction, d’autre fois moins bien. Je crois que l’Islam de France n’a absolument rien à gagner en important des symboles extérieurs qui n’ont rien à voir avec la Religion, mais tout à voir avec une tradition qui non seulement est étrangère mais qui en plus choque frontalement avec les us et coutumes locaux car ils sont diamétralement opposés. Il est déshonnête et contreproductif , à mon sens, de faire l’amalgame entre port de la burqa et liberté religieuse, car je le répète, il s’agit plutôt d’une coutume.
Les défenseurs de la burqa devrait aussi faire l’effort de comprendre le grand rejet que celle-ci provoque dans nos sociétés, et ne pas sauter immédiatement dans le train de la victimisation. J’ai parfois l’impression, et je le dis en m’excusant par avance si je blesse quelqu’un, que le ton sur oumma.com c’est toujours celui la plainte, et du "pauvres de nous, regardez comme on nous aime pas". Il serait peut-être intéressant de faire des propositions concrètes (et il y en a eu) pour faire avancer le chmilblick comme on dit..
"Ce que la burqua dévoile de la France". Tiens donc les Musulmans du 7e siècle !
Mais qu’est ce qu’elle dévoile votre burqa qui n’est qu’un excès d’Islam ? Que des Islamistes avancent des pions et testent constamment la résistance de l’Occident ? Les Musulmans ne se retrouvent pas forcément dans vos positions extrêmes, du moins on l’espère. Vont-ils enfin parler ? S’ils ne le font pas, d’autres le font à leur place.
Est-il possible que ce saint homme n’a pas entendu la nouvelle:dieu est mort ! Paraphrase de Friedrich Nietzsche...
A méditer éventuellement
Bon courage à tous et à toutes
que de jugement sa m’attriste !!! pensez et réflechissez la burqua(niqab mem sitar) est un droit un choix de chaque femmes et mach’Allah pour elles, un(e) musulman(e) ne doit pas ressemblé au mécréant ..et de + il n’est pas obligatoire mais conseillé de porter le niqab (burqua) car les femmes du prophete Mohammed(S.W.T) le porter et nous devons suivre leur exemple ....
mtn seul Dieu (exalté soit-Il) jugera se qui est bien ou non...
X a dit : Par honnêteté intellectuelle Djamel,vous devez rajouter que si ces beaux messieurs ont été reconnus et sont en prison ou mort,c’est parce qu’ils ont été identifiés et décrits physiquement.
Le débat se passe en France d’où l’exemple des personnes choisies.J’aurais pu nommer la maffia Russe,Chinoise ou Bulgare ,vous aurez peut-être réagi avec moins de fugue et de passion.
Mais dites-moi,vous faites quoi de le présemption d’innocence ? Vous êtes entrain de cautionner la criminalisation d’un habit.
Si on suit votre raisonnement,les policiers anti-émeutes et autres forces de repression doivent aussi agir à visage découvert pour faciliter leur identification en cas de bavure ou de brutalité.
Je ne suis pas partisan de la burqa et je préfère un habit cousu intelligemment et qui se fond dans le décors européen ou asiatique tout en respectant le cadre religieux. Je m’insurge contre l’hypocrisie des “intellectomanes” et des politiciens en mal de notoriété qui courent derrière des futilités pour masquer leur incompétence.
Le monde travers un cataclysme financier incomparable et dont les conséquences sont encore à venir et nos politiciens, pour conjurer le sort peut-être, ne trouvent pas mieux que de se munir d’un mètre à ruban pour calculer au millimètre près les dimensions d’un “tissu compatiblement républicain”. La France est-elle à ce point à cours de couturiers ou simplement à cours d’arguments ?
Et là je vous rejoins quand vous dites que nous vivons une situation absurde.
Oumma.com-UK-fan a dit :
@une musulmane. ...Frederic Dard a ecrit : « Les hommes sont empêtrés dans leurs fantasmes comme des spaghettis dans du parmesan fondu"
Chez Frédéric Dard, cela a dû être drôle mais chez vous UK-fan, cette citation montre votre degré de cohérence et surtout renseigne sur l’étendue de votre culture...
Salutations et bon W.E.
Je regarde et je suis sidérée. La burqa serait un révélateur de ce pense la France à l’égard des Musulmans ! Mais quel effort font ces mêmes Musulmans, sans doute peu nombreux et un peu extrêmistes ? On ne voit pas de burqa dans la rue et ce n’est pas souhaitable ni musulman. Ou sont les Musulmans par rapport à ceux qui parlent en leur nom ? Vous savez très bien que la burqa est un "vêtement" originaire d’Afghanistant ou du Nord du Pakistan, qu’il est donc très localisé, et qu’il n’a rien à faire ici, à moins que l’on ne veuille absolument faire déconsidérer la cause des Musulmans de France, et introduire la "mode" imposée vestimentaire pachtoune par provocation. Cherchez-vous que les choses s’enveniment ? Deux cultures doivent s’adapter. Des efforts sont nécessaires. Le pays de mes parents, l’Algérie, n’aurait jamais la patience de supporter votre agitation. Je vous demande de vous calmer. La France fait un gros effort qui ne se voit pas ailleurs en accueillant une population étrangère qui pose beaucoup de problèmes d’intégration. Ce soir il y a encore une émeute et des voitures qui brûlent je ne sais où. C’est chose courante. Quand on vous lit, vous êtes constamment agressés. Mais avez-vous une seule fois pensé que vous pourriez passer aussi pour l’agresseur ? Faites un effort ! Les Français ne sont pas des monstres et vous les côtoyez. Ou alors dites-leur courageusement et en face, dans la rue, ce que vous pensez d’eux, lorsqu’ils vivent à leur manière, comme ils en ont l’habitude.
Du courage, soyez honnêtes.
@Oumma.com-UK.Fan
"Pourquoi ne comparez-vous pas deux pays au meme stade democratique : La France et les Etats-Unis ?"
Tout simplement parce que vous aviez posé la question suivante :
Expliquez-moi comment une etoffe, portee par des femmes de leur plein gre,n’est pas conforme aux valeurs Francaises ?
Et je vous ai répondu, pour la même raison que la tenue d’une femme s’ habillant avec une mini-jupe et un grand décoletté dans un pays arabo-musulman ne serait pas conforme aux valeurs de ce pays. Logique non ?
Je ne vois pas ce que viens faire les USA là-dedans. Essayez de réfléchir avec votre tête et non pas vos tripes. C’est plus difficile certes mais plus efficace.
"une ignorance patente de l’Islam" ? C’est curieux, les textes religieux ne parlent pas de ce vêtement pachtoune.
Qu’est-ce qui arriverait à cette femme en décolleté et mini-jupe, UK-Fan ?
Fari d : "La religion d’État en Arabie saoudite est l’islam sunnite, tous les citoyens sont censés être musulmans. Le 85% de la population serait sunnite et le reste surtout chiite ou chrétiens (travailleurs philippins entre autres)."
"Le gouvernement saoudien ne permet pas aux membres du clergé non-musulman d’entrer dans le pays, afin d’y mener leur ministères, même si certains viennent en bénéficiant d’une « couverture », ceux-ci sont contraint d’exercer leurs fonctions religieuses en secret. Ces restrictions font qu’il est très difficile pour la plupart des non-musulmans de maintenir le contact avec les membres du clergé et d’assister aux services. Les catholiques et les orthodoxes, qui ont besoin d’un prêtre de façon régulière afin de recevoir les sacrements requis par leur foi, sont particulièrement touchés par ces restrictions.
En Arabie Saoudite, le prosélytisme par des non-musulmans, y compris la distribution d’objet en rapport avec autres religion, tel des bibles, est illégal (les fonctionnaires des douanes sont habilités à ouvrir régulièrement la correspondance, y compris celles des non-musulmans, pour la recherche de produit de contrebande lié à la religion), tous comme le fait pour les musulmans ou non-musulmans de porter des symboles religieux d’aucune sorte en public.
Sous les auspices du Ministère des Affaires islamiques, l’État saoudien insite les étrangers vivant dan le pays à convertir à l’islam par le biais de 50 centres employant environ 500 personnes.
Le gouvernement exige également que les résidents étrangers soient possession d’un un titre de séjour (Iqama), sur lequel des informations sur l’appartenance ou non à la religion musulmane est inscrite.
Même au sein de la communauté musulmane, les membres de la minorité chiite sont officiellement sanctionné par une discrimination dans les emplois publics, en particulier en ce qui concerne les postes qui ont trait à la sécurité nationale, comme dans l’armée ou au sein du ministère de l’Intérieur. Le gouvernement restreint également l’emploi des chiites dans le secteur du pétrole et la pétrochimie, ainsi que dans l’enseignement supérieur par le biais de restrictions non officiel sur le nombre de chiites admis dans les universités." (Wikipedia)
C’est clair, non ? On vous fait ça ? Vous voulez importer ça ici ?
@ Farid D. « Et je vous ai répondu, pour la même raison que la tenue d’une femme s’ habillant avec une mini-jupe et un grand décoletté dans un pays arabo-musulman ne serait pas conforme aux valeurs de ce pays. Logique non ? »
Au risque d’augmenter votre frustation (que je comprend), il n’y a aucune logique dans votre discour, car dans les deux cas ne sont pas identiques. Vous faites aussi l’assertion que le port du voile integral en France ne peut etre qu’oppose aux valeurs fondamentales fondatrices de la nation francaise. Prouvez-le.
A Farid D
Je trouve le commentaire d’oumma.com uk fan très judicieux au contraire. On ne peut se targuer de démocratie et se comparer a des régimes non démocratiques en les prenant pour exemple !
En quoi la mini-jupe et un grand décolleté feraient plus partie des valeurs d’un pays comme la France qu’un foulard ? Si Toutes les françaises ne sont pas adeptes du foulard, sont elles pour autant toutes adeptes de la mini-jupe et du décolleté ?
Si certaines femmes adoptent la mini-jupe et le décolleté pourquoi d’autres n’auraient elles pas le droit d’adopter le foulard ?
Est il inscrit quelque part la manière dont un bon citoyen et une bonne citoyenne français devraient se vêtir ? Au nom de quoi leur interdit on de s’habiller conformément a leurs choix ?
Va t on se mêler des tenues de toutes les femmes françaises ou s’agit il uniquement des femmes musulmanes ?
Faut il adopter une loi dans les pays a majorité musulmane (je pense a la tunisie, le maroc, la turquie, l’egypte, l’indonesie et j’en passe) ou certaines adoptent mini-jupe et autres décolletés pour les interdire et imposer le foulard a toutes ?
Pour que personne ne soit lésé, ne faut il pas adopter une tenue citoyenne commune a tous, hommes et femmes compris, égalité des sexes oblige ! Dans ce cas la, qui devra décider de cette tenue obligatoire a tous et surtout selon quelles "valeurs" va t on la choisir ?
Je me perds un peu dans tant d’absurdités...Si vous pouviez m’éclairer !
Il n’est pas quesion d’Islam mais de provocation de la démocratie. Pourqoi au nom de la liberté ne pas devoir autoriser le port d’entraves. Comment s’assurer du libre-arbitre.
Personnellement, je répartirais le débat entre deux thèmes majeurs :
Sur le premier point, mon point de vue est que le port de la burqa devrait, effectivement, être interdit, non seulement en France, mais également en Afghanistan, au Pakistan, et dans tous les autres pays musulmans où une tenue similaire est un vêtement national.
La burqa n’a rien à voir avec la religion, c’est un simple vêtement traditionnel. Il est rétrograde, témoigne d’une culture nationale médiévale en ce qui concerne le statut des femmes dans la société. Imaginez qu’on exige des hommes afghans de porter la burqa également, toute leur vie, de leur réveil à leur coucher (pour éviter d’exciter de mauvaises pensées dans la tête des femmes qui les voient, par exemple). Croyez-vous qu’ils le feraient.
Donc, s’agissant de simples coutumes et traditions médiévales, on peut les remettre en question, et il faut le faire. Car une femme portant la burqa n’est pas une femme à part entière, elle est comme un homme qui porterait un masque de fer, ou qui serait enfermé dans une cage taillée à sa mesure. L’islam ne permet pas d’avilir la femme à ce point, de la réduire dans ses mouvements de cette manière extrême et abusive.
Donc, personnellement, je voterais haut et fort pour l’abolition du port de la burqa dans le monde entier.
Concernant l’utilisation que les classes politiques françaises font de cette question pour semer la zizanie, je n’ai pas de commentaire particulier à faire, puisque tout a déjà été dit sur cet aspect de la question.
Je dirais simplement que c’est une honte que les communautés musulmanes se laissent manipuler ainsi par leurs adversaires, et que ce sont elles qui créent les opportunités de ces manipulations en s’attachant à des questions totalement sans importance pour la communauté musulmane, telles que le port d’un vêtement d’un type ou d’une couleur particulière, ou d’une bandanna, etc.
Que chacun porte ce qu’il veut, et qu’on n’en parle plus comme si le sort du monde en dépendait. Mais, n’est-ce pas le sort du monde musulman qui se joue, pendant que les musulmans se penchent doctement sur ces questions.
Cela me rappelle les fameux débats à Constantinople, concernant le sexe des Anges, alors que la ville était assiégée par des armées ennemies qui n’allaient pas tarder à y pénétrer, à renverser le régime en place et à prendre possession de la Turquie pour tous les siècles à venir.
A quoi cela a-t-servi au pouvoir en place de discuter savamment du sexe des anges, juste avant son extinction finale ?
"ce que la Burqa dévoile de la France" : Si vous vous plaignez que certains médias généralisent en ce qui concerne l’Islam, ne faites alors pas de même ! Comme s’il s’agissait d’un pays étranger ! L’Islam des lumières doit avoir toute sa place dans ce débat. J’aime beaucoup cette religion au point de penser quelquefois à me convertir mais ces burqas et ces barbus me rendent mal à l’aise. De façon générale, l’Islam modéré (et majoritaire) est le meilleur gage d’un développement de l’Islam en France.
@Najelk : tu dis certaines vérités au sujet de l’arabie saoudite mais malheureusement tu termines ton texte par une question dont la réponse est contraire par rapport a ce que tu pense.
En france la discrimination envers les arabes est monnaie courante (emploi, logement, ...ect).
je pense que personne ne peut donner des leçons dans ce cas la, au moins, en l’Arabie saoudite joue franc jeu et ne reconnait pas la démocratie ainsi que la justice et la liberté humaine qui sont pourtant un des fondements de l’Islam.
tu raison sur un autre point, la burqa et niqab ne sont pas des vêtements musulmans.
La France se veut un pays de liberté ; il est navrant à chaque fois qu’il est question d’islam de faire référence à d’autres pays.
La France est un pays à identité multiple. Conséquence directe de son histoire (coloniale) sans parler de l’outre-mer qui constitue une base importante de cette diversité.
Quand on parle d’identité de la France, de quelle identité s’agit-il ?
On peut vous dire le contraire : votre attitude au sujet de la burqa traduit votre mentalité. Vous soutenez le port d’un vêtement que les hommes musulmans ne voudraient en aucun cas porter, même dans les rares endroits du monde ou ce vêtement, qui n’est pas musulman, (à souligner) existe malheureusement. Il est surprenant de lire les articles proposés : il y a eu jusqu’à quatre articles concernant et défendant la burqa. Si ce vêtement n’est pas musulman (et il ne l’est pas du tout), on se pose la question de vos motivations. Car vous avez l’air très motivés. Expliquez un peu plus : que cherchez-vous ? Ca se devine mais vous devez le dire clairement.
@ Ibrahim
Il s’agit d’une identité fondée sur son histoire, qui n’est pas que coloniale, et sur ses valeurs. Les musulmans sont une minorité qui veulent imposer un style de vie dont certains éléments sont incompatibles avec la mentalité française : Ici, le port de la burqa est vécu comme une régression du statut de la femme, dans une société où la femme a un statut élevé, au niveau anthropologique et sociologique (les deux étant liés). La diversité et la liberté ne doivent pas être des excuses pour imposer des moeurs dont la France ne veut pas.
Je rejoins tout à fait le commentaire de Tariq. Au risque de me répéter, le port de la burqa est une question vraiment secondaire au regard de ce qui se passe en France de nos jours. Plutôt que de faire le jeu de Sarkozy en mettant la question ethnique au centre du débat, concentrons-nous sur le politique et l’économique.
"Une solution serait peut-être que la France s’acquitte enfin de l’infantilisme imposé à ses citoyens musulmans, qu’elle les laisse seuls examiner et régler la question de la burqua."
Parlons-en de l’infantilisme, pourquoi les musulmans n’arrivent-ils pas justement à se parler et à se mettre d’accord entre-eux ?
Pourquoi ne pas essayer d’intégrer un monde moderne, et une culture, où, se voiler la face est considéré comme une attitude injurieuse ?
Dans le doute on ne s’abstient pas, la laïcité d’abord.