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Un raid aérien israélien détruit le centre pour handicapés de Beit Lahiya et tue deux résidents

Inextinguible, le bellicisme exterminateur d’Israël s’abat sur Gaza tous les deux ans, selon le cycle mortifère d’une guerre permanente qui assassine les civils palestiniens, fait des confettis du droit international, et foudroie une trêve aussi sacrée que celle du Ramadan, ne reculant devant aucune destruction, pas même celle de mosquées ou en l'occurrence d’un centre pour personnes gravement handicapées.

Il ne reste que des débris de la structure spécialisée de Beit Lahiya, après le raid aérien meurtrier effectué samedi par l’armée qui est loin d’être la plus morale du monde, contrairement au mythe véhiculé par BHL et consorts, tuant deux patients et en blessant trois autres grièvement, y compris le gardien, sous une pluie de bombes. Les 14 autres résidents ne doivent leur survie qu’à leur court séjour providentiel au sein de leur famille respective.

A mesure qu’il déploie son arsenal militaire pour réduire en cendres la plus grande prison à ciel ouvert du monde, l’Etat hébreu brise en mille morceaux toutes les fabuleuses légendes qui embellissent son image, dont celle qui évoque ses frappes chirurgicales pour atténuer la réalité de ses agressions qui ne font pas dans le détail…

Pour Jamila Elaiwa, la fondatrice et directrice du centre pour handicapés de Beit Lahiya depuis plus de vingt ans, revenue bouleversée de l’hôpital Shifa de Gaza ou sont soignés, dans l’unité des grands brûlés, deux de ses patients de 30 ans et 53 ans, ce raid israélien n’a rien d’un malheureux « accident », mais a bel et bien été planifié sans que rien ne soit laissé au hasard. La revendication de « cache d’armes » derrière laquelle se retranche le gouvernement de Netanyahou pour se dédouaner de toute exaction atroce, est un prétexte fallacieux pour bombarder en toute quiétude et à haute fréquence des édifices inviolables, telles les mosquées de l’enclave palestinienne.

Netanyahou, le chef de guerre de l'ultra-sionisme, abhorre les cessez-le-feu et les processus de paix qu’il s’échine à saborder en resserrant toujours plus l’étau sur  la bande de Gaza. Le feu vert donné, samedi soir, à l’attaque la plus meurtrière depuis le début des frappes israéliennes, prenant pour cible la maison du chef  de la police de Beit Lahiya et faisant 17 victimes, est l’œuvre d’un criminel de guerre à qui la communauté internationale, derrière ses oeillères complices, continue d'octroyer un effroyable permis de tuer.

  

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