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Un prédicateur australien tord le cou au mythe des “72 vierges”, car “moralement inacceptable”

Déterminé à en finir avec le mythe des « 72 vierges », source d’interminables débats et de querelles intestines – selon lequel des Houris aux grands yeux noirs sont offertes aux croyants au Paradis en récompense de leur loyauté à Allah – Mohammad Tawhidi, un prédicateur australien d’origine irakienne, a décidé récemment d’y couper court à travers un tweet qui a dû briser bien des illusions…

A ceux qui y croient dur comme fer et considèrent cette promesse de « septième ciel » comme d’essence islamique, celui qui se fait appeler « l’imam de la paix » répond, sans tourner autour du pot, que le seul but de cette théorie est de faire le lit de la misogynie et de perpétuer une suprématie masculine.

Tordant le cou à ce mythe pour mieux mettre en avant l’égalité hommes-femmes prônée par le Coran, ce prêcheur de la bonne parole insiste sur le fait que « Dieu ne peut pas récompenser les hommes avec des femmes », pour la simple et bonne raison que « les femmes ne sont pas des objets ». Il rappelle aussi que le Paradis en islam est un vaste jardin luxuriant, rempli de bienfaits et de plaisirs, où coulent des « rivières » et abonde de « la nourriture délicieuse », mais sans que des « vierges soient à la disposition des croyants ».

« La théorie selon laquelle Dieu récompense les bonnes actions sur terre avec 72 vierges au Paradis est moralement et logiquement inacceptable. Dieu ne peut pas récompenser les bonnes actions en utilisant des femmes. Les femmes ne sont pas des objets », a-t-il écrit,  créant une agréable surprise sur les réseaux sociaux, particulièrement auprès de la gent féminine.
Encouragé par son succès, Mohammad Tawhidi a poursuivi sur sa lancée, soulignant l’importance des mères en islam et démystifiant les préjugés négatifs accolés aux enseignements coraniques.

« La notion islamique la plus féministe est celle qui stipule que le paradis est sous les pieds de ta mère », a-t-il ajouté, en sachant pertinemment que ce hadith a fait l’objet de diverses interprétations.

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Toujours est-il que son tweet est devenu viral à la vitesse de la lumière. Les Australiennes, musulmanes et non musulmanes, se sont empressées de saluer cette mise au point éclairée, jugée inespérée et tombant à point nommé, à l’heure où la parole des femmes a pulvérisé la chape de plomb qui pèse sur les abus de pouvoir en tout genre, et leur corollaire, le harcèlement et les agressions à caractère sexuel.

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