Dire une vérité sur Israël suffit à déclencher une interruption immédiate. Dans l’émission 24h Pujadas sur LCI, Rym Momtaz, chercheuse en géopolitique, a été systématiquement empêchée de développer son propos dès qu’elle a évoqué les crimes de guerre israéliens ou l’absence de preuves avancées par Tel-Aviv. Face à elle : un dispositif médiatique déséquilibré, trois contre une, où Jean Quatremer – propagandiste assumé de la politique criminelle israélienne – l’a coupée sans relâche, appuyé par un plateau formaté pour empêcher toute parole dissonante. Une séquence révélatrice : exposer une vérité sur Israël, c’est être aussitôt interrompu.
« Ce gouvernement israélien avance beaucoup de choses sans en donner des preuves », tente d’expliquer Momtaz, évoquant notamment les frappes contre l’Iran et les initiatives diplomatiques que Tel-Aviv aurait voulu torpiller. Mais Quatremer ne la laisse pas aller au bout. Pujadas tente bien de lui redonner la parole, en vain : le contradicteur s’empresse de noyer l’échange, recourant à l’intimidation verbale.
Quand Momtaz demande des « preuves israéliennes » sur les frappes contre les hôpitaux, Quatremer s’indigne : « Il vaut mieux croire le Hamas qu’Israël, qui est une démocratie ? » Une pirouette rhétorique classique qui n’a qu’un but : disqualifier l’interlocutrice sans répondre sur le fond. « Jean, je ne te permets pas de me dire cela », réplique-t-elle. Sur ce plateau comme sur tant d’autres, les faits n’ont pas leur place lorsqu’ils dérangent. Ce qui compte, c’est la ligne : nier les évidences, défendre l’indéfendable, maquiller les crimes en nécessité militaire. Toute vérité sur Israël devient une cible.
Sur LCI, la chercheuse Rym Momtaz est aussitôt interrompue dès qu’elle expose une vérité sur Israël
Face à elle, Jean Quatremer, soutien inconditionnel de la politique criminelle israélienne, n’a qu’un objectif : défendre coûte que coûte l’indéfendable pic.twitter.com/wUu4eyf8Yx
— Oumma.com (@oumma) June 20, 2025

