Indéfectiblement pro-palestinienne, l’Algérie sous l’ère Tebboune l’aura une fois encore démontré magistralement hier, mardi 1er novembre, en lever de rideau du 31ème Sommet de la Ligue arabe qui se déroule actuellement sur son sol.
N’en déplaise aux Etats membres de ce bloc qui, eux, plus servilement, pusillanimement ou encore plus pragmatiquement, en tout cas dénués du moindre scrupule, ont pris l’exact contrepied d’Alger, en optant pour une normalisation peu glorieuse de leurs relations avec Israël.
Moment fort de cette rencontre au sommet, le président Abdelmadjid Tebboune a appelé, dans une allocution inaugurale marquante aux accents panarabistes, à la création d’un comité arabe de liaison et de coordination en soutien à la cause palestinienne.
« L’Algérie est pleinement disposée à soumettre cette revendication vitale aux Nations unies pour convoquer une Assemblée générale extraordinaire, aux fins d’accorder à l’Etat palestinien la qualité de membre à part entière aux Nations unies », a insisté le chef de l’Etat, en soulignant que cette exigence s’inscrit « dans le respect de notre devoir arabe vis-à-vis de la cause palestinienne, cœur battant de la nation arabe ». (voir extrait vidéo ci-dessous)

Le président algérien a réitéré, en ce sens, la position de son pays quant « à l’édification d’un État palestinien indépendant sur la base des frontières de 1967, avec comme capitale, Jérusalem-Est ».
Évoquant la situation dans la région arabe, Abdelmadjid Tebboune a cité les conflits ravageurs et mortifères en Syrie, en Libye et au Yémen, exhortant à « encourager, en tant que Ligue arabe, le dialogue interne avec ces pays, loin de toute ingérence étrangère ».
« Il y a encore de l’espoir que nous reprenions l’initiative pour mettre fin à l’effusion de sang et construire l’unité arabe », a-t-il proclamé.