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Plus de 250 journalistes américains appellent les médias à cesser de masquer l’oppression des Palestiniens

© Activestills.org

Sous le titre « Nous avons échoué »,  des journalistes s’unissent aux USA, et exigent une couverture véridique de l’occupation israélienne.

Plus de 250 journalistes, dont des reporters du Washington Post, du Wall Street Journal, et du Los Angeles Times, signent une lettre appelant les médias à cesser de masquer l’oppression des Palestiniens.

Cette lettre ouverte « écrite par et pour les journalistes » appelle l’industrie de l’information à cesser « d’obscurcir l’occupation israélienne et l’oppression systémique des Palestiniens » dans les médias.

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Signée par 250 journalistes travaillant pour certains des plus grands médias du monde, la lettre, publiée mercredi, accuse les médias grand public de tromper leur auditoire et de commettre une « faute journalistique de plusieurs décennies », en cachant la réalité de l’occupation israélienne.

« Rechercher la vérité et demander des comptes aux puissants sont des principes fondamentaux du journalisme », lit-on dans la lettre. « Pourtant, pendant des décennies, notre industrie de l’information a abandonné ces valeurs dans la couverture d’Israël et de la Palestine. Nous avons déçu notre public avec un récit qui obscurcit les aspects les plus fondamentaux de l’histoire : l’occupation militaire d’Israël et son système d’apartheid. »

La lettre appelle les journalistes et les médias à remplir leur « devoir » et à « changer immédiatement de cap » en termes de couverture sur Israël et la Palestine. « Les preuves de l’oppression systématique des Palestiniens par Israël sont accablantes et ne doivent plus être occultées », dit cette lettre ouverte.

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Une trentaine de journalistes ont choisi de signer la lettre en ne fournissant que le nom de leur entreprise, pas le leur. Notamment ceux qui ont des contrats plus précaires, et en raison des réactions négatives que les médias et d’autres industries ont subies ces dernières semaines pour avoir dénoncé la politique d’occupation d’Israël.

Emily Wilder, l’une des signataires de la lettre de mercredi, a été publiquement limogée par l’agence de presse Associated Press (AP), seulement 16 jours après son embauche en tant qu’attachée de presse , en raison de posts pro-palestiniens sur les réseaux sociaux. Ce qui a amené une centaine de journalistes à interpeller la direction d’AP à ce sujet.

En Australie, des journalistes sont également montés au créneau sur la couverture d’Israël/Palestine, sous le hashtag #DoBetterOnPalestine, qui a recueilli plus de 739 signatures de journalistes, écrivains et commentateurs. La direction de deux des plus grandes sociétés de radiodiffusion publiques d’Australie – Special Broadcasting Service (SBS) et Australian Broadcasting Corporation (ABC) – a demandé à au moins deux douzaines d’employés de retirer leur signature de la lettre. en les prévenant que leurs contrats pourraient ne pas être renouvelés.

Au Canada, une autre lettre a fait des vagues avec plus de 2 000 signatures de personnes appelant à une meilleure couverture médiatique d’Israël et de la Palestine. La lettre, adressée aux rédactions et aux journalistes américains et canadiens, aux écrivains et aux étudiants, accusait les médias grand public d’ignorer les voix palestiniennes et le récit palestinien. La lettre notait que certains guides de style canadiens « interdisaient toujours l’utilisation du mot « Palestine » , et notait également que seules deux publications canadiennes avaient couvert le rapport de Human Rights Watch le mois dernier qui qualifiait ‘Israël d »État d’apartheid. Peu de temps après la publication de cette lettre, des journalistes ont été convoqués par leur direction et au moins trois d’entre eux auraient été exclus de la couverture de la région.

Et l’occultation de la réalité palestinienne est d’autant plus coupable que les journalistes palestiniens prennent en permanence des risques terribles pour couvrir cette actualité. Régulièrement arrêtés, par les forces d’occupation, ils sont souvent brutalisés quand ils ne sont pas blessés ou tués.

Middle East Eye.

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