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Des parents prénomment leur bébé “Jihad”, la justice a été saisie

« Jihad » est-il un prénom facile ou lourd à porter dans une société française qui en ignore la signification originelle, mais est très familiarisée avec son sens galvaudé, le « Jihad guerrier » ?
La question se pose avec acuité à l’heure où les heureux parents d’un petit garçon né à Toulouse, au début du mois d’août, risquent fort de voir leur choix de prénommer ainsi leur bébé contrarié par le signalement fait par un officier d’état civil auprès du procureur de la République.
C’est à la justice qu’il reviendra de trancher en faveur ou non de l’attribution d’un prénom que d’aucuns considèrent importable dans l’Hexagone, qui plus est dans un contexte assombri par le terrorisme, et ce, malgré les explications fournies par Aderrahmane Oumachar, cofondateur du Centre Toulousain de la Spiritualité Musulmane, qui demeurent inaudibles.
Le long travail de sape du cercle de clercs peu vertueux que forment les philosophes, les Cassandre et autres éditocrates du parisianisme a fini par altérer en profondeur le sens, louable et plein d’abnégation, de “l’effort accompli dans le chemin de Dieu”.
Désormais, dans l’inconscient collectif sous influence, le vocable « Jihad », martelé à toutes les tribunes, est associé aux forces du mal et non du bien.

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