Invitée de France Info, Chirinne Ardakani, avocate et fondatrice de l’association Iran Justice, a exprimé une indignation vive et lucide face aux bombardements en cours contre l’Iran, présentés comme une opération de « libération ». Émue, digne, elle a dénoncé le cynisme de ceux qui justifient l’agression militaire au nom des droits humains.
« Je suis née ici, j’ai grandi ici. Jamais je n’aurais imaginé qu’on pose la question en ces termes en France. Imaginez qu’une puissance étrangère vienne dire : “On va faire un changement de régime en France, on va redessiner la carte du Moyen-Orient”. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? », a-t-elle lancé. Chirinne Ardakani le rappelle sans détour : nous ne sommes pas face à une menace future, mais au cœur d’une intervention militaire bien réelle. Et à ceux qui prétendent bombarder « pour le bien des Iraniens », elle répond avec colère : « Cela fait deux ans que des manifestants paient de leur vie le prix de la liberté. Toute la France scandait Femme, Vie, Liberté. Et maintenant, leur réponse, c’est la mort, c’est les bombes ? Pour leur bien ? Mais c’est obscène de dire ça. »
Et surtout, elle interpelle : « Quels sauveurs ? » – avant de laisser clairement entendre de qui il s’agit. Le nom n’est pas prononcé, mais personne n’est dupe. Derrière cette prétendue opération humanitaire, c’est le même Netanyahou – criminel de guerre pour des millions d’êtres humains, auteur d’un génocide en cours à Gaza – qui cherche aujourd’hui à se présenter en libérateur.
La voix de Chirinne Ardakani, habitée par la colère mais guidée par la justice, s’est faite l’écho d’un peuple qui refuse d’être écrasé au nom de sa propre émancipation. « Les Iraniens n’ont pas besoin de sauveurs» À la brutalité des frappes, elle oppose la résistance du peuple, la dignité des luttes civiles et la force du droit. Un message essentiel, à l’heure où les mots « démocratie » et « liberté » sont utilisés comme camouflage à la destruction.
“On ne libère pas un peuple à coups de frappes” : la colère de Chirinne Ardakani
« Bombardements et hypocrisie : la colère de l’avocate iranienne Chirinne Ardakani » pic.twitter.com/TkXKrcBNtj
— Oumma.com (@oumma) June 19, 2025

