Réuni aux côtés de Fabien Roussel (PCF) et Marine Tondelier (Les Écologistes), le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a pris la parole lundi soir sur le parvis des Libertés et des Droits de l’Homme à Paris pour dénoncer ce qu’il qualifie de « génocide » en cours à Gaza, imputé au gouvernement de Benjamin Netanyahou.
« Je viens faire de ce lieu un cri d’indignation », a-t-il déclaré, affirmant que l’État d’Israël mène actuellement une campagne d’anéantissement contre le peuple palestinien. Il a rappelé que depuis janvier 2024, les États sont légalement tenus de prévenir le génocide, conformément aux ordonnances de la Cour internationale de justice. « Ces injonctions sont restées lettre morte, alors même que la Convention de 1948 nous oblige », a-t-il martelé.
Olivier Faure a souligné les alertes convergentes de dizaines d’ONG, de 30 experts indépendants des Nations Unies, ainsi que de la Commission d’enquête indépendante de l’ONU, qui évoquent un processus de destruction systématique à Gaza. « La famine fait rage, l’aide humanitaire est entravée, les repas chauds ont chuté de 70 % début mai, et l’aide n’arrive plus qu’au compte-gouttes », a-t-il insisté. Évoquant la notion d’intentionnalité nécessaire pour qualifier juridiquement un génocide, le dirigeant socialiste a pointé les nombreuses déclarations de responsables israéliens allant, selon lui, dans ce sens.

