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La fermeture de l’ancien bourg d’Al-Quds : un blocus économique pour le vider

De plus en plus, les occupants israéliens imposent des mesures restrictives à la ville sainte d’Al-Quds, en particulier à son ancien bourg et à ses habitants. Ils ferment par exemple toutes les portes du bourg et obligent les commerçants à ne passer que par une seule pour parvenir à leurs boutiques ou rejoindre leur domicile : la porte d’Al-Asbatt.

Partout, sont dressés des barrages militaires à n’en plus finir. La vie économique dans la ville sainte est totalement paralysée.

Aymen Arafat est un commerçant du souk Khan Az-Zaït, dans l’ancien bourg d'Al-Quds. Il constate avec effroi que les forces sionistes d'occupation ont transformé la ville en une vraie caserne militaire et ont interdit tout déplacement des Palestiniens.

C’est depuis le début des fêtes juives que ces restrictions drastiques ont été infligées aux Palestiniens. Ceux de moins de cinquante ans vivant dans les territoires occupés depuis 1948 sont purement et simplement interdits d’entrer dans le bourg. L’économie de la ville d'Al-Quds se trouve privée de ses clients essentiels.

Le septuagénaire Ribhy Chehab possède une boutique de jouets dans ledit souk. Les soldats israéliens, sans état d'âme et sans aucun respect pour son grand âge, l’ont obligé à faire un très long détour pour se rendre à son magasin.

"Cela fait des heures que j’ai ouvert ma boutique et aucun client ne s'est présenté. La ville est vide, même les commerçants ont préféré rester chez eux à cause de ces mesures drastiques", se désole-t-il en voyant les libertés fondamentales de son peuple se réduire comme peau de chagrin..

Aymen Al-Halwani a une épicerie. Les forces sionistes d'occupation n’avaient pas voulu qu’il ouvre sa boutique ; lui a malgré tout insisté pour le faire. Pour lui, ces mesures provocatrices découlent d'une volonté politique et se durcissent au gré de l'humeur des soldats israéliens ; aucune loi n’interdit à un commerçant d'ouvrir son magasin.

Il a ouvert sa boutique envers et contre tout, en dépit de la situation économique sinistrée de l’ancien bourg d'Al-Quds depuis que des barrages militaires y ont poussé comme des champignons. C’est une décision politique : "Je voudrais dire aux forces sionistes d'occupation que la ville d'Al-Quds reste arabe et qu'elles ne peuvent pas la vider comme bon leur semble",clame-t-il haut et fort, tout en appelant le monde arabo-islamique à prendre une position ferme afin de mettre un terme à l’arrogance du gouvernement de Netanyahou.

Une politique israélienne

De son côté, Zyad Al-Hamouri, directeur du centre Al-Quds pour les droits sociaux et économiques, a confirmé que l’état dans lequel vit la ville sainte actuellement – fermeture et blocus social, économique et religieux – est la résultante de la politique forcenée d'Apartheid menée par Israël, consistant à vider la ville occupée d’Al-Quds (Jérusalem) de ses vrais habitants. Le fait que l’ancien bourg n'ait pas été évoqué dans les discussions entre l’Autorité palestinienne et Israël montre clairement les convoitises sionistes. De plus, la ville souffre de ces attaques israéliennes sans précédent et qui ont vont crescendo.

Les autorités israéliennes exercent toutes les pressions possibles et inimaginables sur les habitants de la ville sainte, surtout sur ceux de son ancien bourg, pour se rendre maîtres des lieux. En même temps qu’elles y paralysent la vie économique, elles imposent des amendes et des taxes exorbitantes pour que les commerçants croulent sous les dettes. L'occasion rêvée pour confisquer leurs locaux et les mettre au profit de leurs projets coloniaux.

Selon les dernières statistiques, l’ancien bourg d'Al-Quds souffre d’un taux de pauvreté très élevé, il atteint 80%. Et la forte pauvreté et densité de population transforment la ville d'Al-Quds, pour ses habitants palestiniens, en une vraie prison. Ainsi, le sombre dessein d'Israël vise à les pousser à quitter leur ville pour les remplacer par des colons, résume Al-Hamouri.

 
Centre Palestinien d'Information

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