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Une jeune américaine, aux origines palestiniennes et juives américaines, s’engage en politique contre la haine

Elle incarne à elle seule tout un symbole, doté d’une grande puissance évocatrice, la jeune américaine Hannah Risheq, 25 ans, revendique fièrement ses doubles racines, palestiniennes du côté paternel, et juives américaines du côté maternel, à l’heure où elle s’apprête à se jeter dans le grand bain bouillonnant de la politique pour éradiquer la haine et les stéréotypes ravivés à dessein.
Eprise plus que quiconque de justice et de tolérance, inquiète et écoeurée à la fois par la rhétorique hautement délétère de Donald Trump, quand celui-ci n’était encore que l’incendiaire de la campagne présidentielle, le temps était venu d’agir concrètement pour cette jeune femme qui a été élevée dans les deux religions de ses parents, célébrant avec le même bonheur le Ramadan et la Pâque juive, à l’approche d’élections locales cruciales.
C’est dans sa Virginie natale que Hannah Risheq veut représenter l’espoir d’une autre voie politique, en briguant un siège au sein de la Chambre des Délégués de l’Etat. « Je veux m’assurer que les musulmans et les juifs seront représentés et que nos voix et nos préoccupations seront entendues », a-t-elle récemment annoncé, en donnant le ton de sa campagne qui ira en s’amplifiant d’ici au mois de juin.

« Je défendrai les valeurs américaines de la diversité et de l’inclusion et je ferai tout mon possible pour me dresser contre l’intolérance et la xénophobie de l’ère Trump », a clamé cette nouvelle venue sur la scène publique américaine qui escompte bien ne pas faire de la figuration dans son fief.
Citant en exemple sa famille qui, à ses yeux, est l’illustration parfaite des aspects positifs que peut produire tout bon compromis, elle se fait le chantre de la concorde nationale et de la collaboration constructive par-delà les différences, appelant les communautés musulmane et juive à faire cause commune contre la résurgence de vieux démons, tout en se disant très agréablement surprise par le réel enthousiasme que suscite sa candidature, dont elle n’imaginait pas qu’il serait à ce point communicatif.
A l’unisson de l’association Jewish Voice for Peace (la Voix Juive pour la Paix), Hannah Risheq, qui ne perd pas une occasion de vanter les mérites de l’organisation Sisterhood of Salaam Shalom dont elle est un membre actif, se réjouissant des synergies fructueuses créées par des femmes musulmanes et juives ayant à cœur de bâtir des ponts, est entrée en résistance contre le racisme sous toutes ses formes.
« Nous nous engageons à résister de toutes les manières possibles. Nous mettrons nos cœurs, nos âmes et nos corps pour faire rempart aux attaques racistes odieuses », déclarait en début d’année Jewish Voice for Peace.
Désireuse d’insuffler un renouveau générationnel et politique, la très volontariste Hannah Risheq entend triompher de la haine, ce véritable adversaire de l’Amérique de Trump qu’elle a désigné publiquement comme pour mieux le défier.

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