Sur BFMTV, Éric Danon, ancien ambassadeur d’Israël en France, a ouvertement critiqué le dernier communiqué de l’Élysée, y voyant un tournant préoccupant dans la politique étrangère française. « Il y a peut-être un changement implicite de doctrine dans les mots du président. Il faudra qu’il le confirme, car je ne suis pas sûr que ce soit volontaire », a-t-il déclaré.
Ce qui l’interpelle, c’est l’affirmation selon laquelle « Israël a le droit de se défendre », alors même que, selon lui, « Israël n’a pas été attaqué ». Une formulation qui entre en contradiction directe avec la doctrine établie par le général de Gaulle en 1967, qui posait une règle claire : « Celui qui attaque le premier ne peut être soutenu. »
« Israël attaque, et le général disait : je ne soutiens pas Israël. Là, Israël attaque en premier, et le président de la République affirme qu’Israël a le droit de se défendre », constate Danon, soulignant ainsi une rupture nette avec l’héritage gaullien. Une critique rare, venant d’un ancien diplomate israélien, qui met en lumière l’alignement croissant de l’exécutif français avec les positions de Tel-Aviv, même lorsque celles-ci enfreignent les principes traditionnels de la diplomatie française.
“Israël n’a pas été attaqué” : l’ex-ambassadeur d’Israël étrille la position de Macron
Il dénonce une position de Macron en rupture avec la doctrine gaullienne pic.twitter.com/USSzvQOaNk
— Oumma.com (@oumma) June 14, 2025

