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Isabelle Defourny, présidente de Médecins Sans Frontières: « Ce n’est plus possible de vivre à Gaza. »

Gaza, territoire étranglé, affamé, anéanti. Invitée sur BFM TV, Isabelle Defourny, présidente de Médecins Sans Frontières (MSF), a dressé un constat d’une gravité extrême : « Aujourd’hui, ce n’est plus possible de vivre à Gaza », a-t-elle lancé, la voix lourde d’émotion. Depuis près de 20 mois, MSF est présente sur le terrain aux côtés de la population palestinienne. Mais la situation, déjà catastrophique, a basculé dans l’insoutenable. « On travaille avec plus de 2 000 Palestiniens, et tous les jours on voit la nourriture se raréfier. » Le personnel médical international ne mange plus qu’une fois par jour. Quant aux Palestiniens, c’est à peine s’ils trouvent un peu de riz. « Nos patients brûlés ne cicatrisent plus. Ils n’ont rien à manger. »

Isabelle Defourny ne parle pas de simples difficultés humanitaires. Elle parle d’un effondrement total, d’un effacement planifié : « Depuis des mois, nous assistons à des meurtres en masse. Des enfants, des civils. Mais aussi à la destruction de tout ce qui permettait encore la vie. » À Gaza, la famine n’est plus un risque, c’est une réalité. L’accès à l’eau, aux soins, aux médicaments, à un minimum de dignité humaine, tout est méthodiquement broyé. La présidente de MSF, loin des discours politiques aseptisés, utilise les mots justes, ceux qui dérangent : « Ce n’est plus possible de vivre à Gaza. » Une déclaration qui sonne comme un cri d’alarme — et comme une accusation. Car ce que décrivent les humanitaires sur place n’est pas une tragédie naturelle. C’est une violence organisée, tolérée, souvent soutenue. Et pendant que le monde détourne les yeux, Gaza, elle, s’éteint.

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