En pleine guerre, au cœur d’un génocide qui se déroule sous les yeux du monde, les Gazaouis ont tenu à rendre hommage à leurs ânes. Ces compagnons de détresse, devenus essentiels pour transporter vivres, blessés ou enfants, ont été salués comme des héros du quotidien. Dans une bande de Gaza privée de tout – électricité, carburant, routes – ces animaux sont aujourd’hui les derniers soutiens concrets d’un peuple abandonné. Leur rôle dépasse la simple utilité : ils sont les symboles d’une survie arrachée jour après jour, mètre par mètre. « Jésus serait entré à Jérusalem à dos d’âne… C’est une longue tradition en Palestine », a rappelé sur X l’ambassadeur palestinien Abdal Karim Ewaida. Avant de dénoncer, avec une amertume lucide : « Si un âne peut aider les Gazaouis, imaginez ce que pourraient faire les grandes puissances si elles en avaient le courage. »
Mais ce courage manque cruellement. Aux grandes capitales occidentales engluées dans leur hypocrisie, comme à nombre de régimes arabes, silencieux, complices ou alignés. L’indifférence est partagée, la lâcheté aussi. Pendant ce temps, à Gaza, ce sont les ânes qui avancent là où les hommes puissants détournent les yeux.
Les Gazaouis ne cessent de nous surprendre. Ils ont honoré aujourd’hui les ânes qui les ont aidés dans leur malheur en allégeant leur peine à se déplacer. Compagnons de leur infortune, les ânes ont eu droit à une démonstration de reconnaissance. Jésus etait entré à Jérusalem a… pic.twitter.com/s2vlsXCuBj
— Ambassadeur Abdal Karim Ewaida (@KarimEwaida) June 15, 2025



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