Le directeur général de l’AFP, Fabrice Fries, s’est exprimé sur BFM TV pour évoquer la situation critique des journalistes palestiniens de l’agence encore présents à Gaza. Dans une guerre menée à huis clos depuis plus de neuf mois, ces correspondants essentiels à la couverture du conflit peinent désormais à survivre.
« Ils nous disent qu’ils n’y arrivent plus. Ils sont tenaillés par la faim, ne peuvent plus parcourir les kilomètres nécessaires pour documenter cette tragédie », a confié Fabrice Fries, rappelant que ces pigistes, collaborateurs de longue date, travaillent dans des conditions extrêmes depuis la destruction du bureau de l’AFP par un tir israélien. Privés de tout soutien sur le terrain, ces journalistes continuent leur mission malgré les pénuries et l’épuisement. « Nous avons eu des blessés, des morts, des prisonniers dans des conflits. Nous avons l’habitude, mais on ne veut pas avoir des journalistes qui meurent de faim », a alerté la Société des journalistes de l’AFP dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. « C’est une situation sans précédent, a conclu Fabrice Fries. De même qu’il est sans précédent qu’un conflit d’une telle durée se déroule à huis clos, qu’il soit impossible d’envoyer des journalistes de l’extérieur pour les seconder. Ça n’est jamais arrivé, et ça rend le travail encore plus difficile.
Gaza : « C’est une situation sans précédent. Jamais un conflit de cette durée ne s’est déroulé à huis clos » – Fabrice Fries, directeur de l’AFP pic.twitter.com/c60iWGOekJ
Publicité— Oumma.com (@oumma) July 23, 2025

