Cela fera bientôt près d’un mois, le 5 novembre prochain, que la petite mosquée de Gisors, dans le département de l’Eure, a fermé ses portes pour des raisons liées aux normes de sécurité, laissant sa trentaine de fidèles fort démunis.
Sans salle de prière pour se recueillir dignement, Ahmed Chaaib, le responsable de l’association « Espoir à venir » chargée de la gestion du lieu de culte, s’était mis précipitamment en quête d’un refuge sûr, où ses coreligionnaires pourraient se prosterner devant Allah en toute quiétude et écouter religieusement les psalmodies du Noble Coran.

Ce havre de paix activement recherché dont les murs résonnent temporairement des invocations islamiques, le temps que les travaux de mise en conformité de la petite mosquée de Gisors soient réalisés, est une autre Maison de Dieu, baignée de la chaude lumière de la fraternité interreligieuse : la paroisse locale.
En effet, ses responsables ont immédiatement accepté d’ouvrir grand les portes de l’église de Gisors à leurs « frères musulmans », afin qu’ils puissent y accomplir sereinement, pendant une durée d’un mois, la Jumu’ah, la grande prière collective du vendredi, tout en poursuivant leurs activités de distribution alimentaire et en continuant à dispenser leurs cours d’enseignement religieux en arabe.
Un bel exemple de solidarité entre musulmans et catholiques qui réchauffe les cœurs et égaie la grisaille du quotidien !