Toujours plus abominables, les tueries de masse dans l’enceinte sanctuarisée des écoles se succèdent sans répit aux Etats-Unis. Depuis plus de vingt ans et le massacre de Columbine, dans l’Etat du Colorado, elles se ressemblent d’autant plus tragiquement qu’elles sont mûrement réfléchies, planifiées et froidement perpétrées par des adolescents ou de jeunes adultes, lourdement armés.
Le sol de la bannière étoilée a de nouveau été ensanglanté hier, mardi 24 mai, par un de ces ennemis de l’intérieur, âgé seulement de 18 ans, dont l’Amérique regorge, et dont elle découvre ou subit de plein fouet, à chaque fois plus horrifiée et consternée, la capacité de nuisance mortifère.
Théâtre d’un drame épouvantable qui a coûté la vie à 21 victimes innocentes, dont 19 jeunes enfants, une école primaire située à Uvalde, au Texas, a été lourdement endeuillée.
Joe Biden, lors de son allocution empreinte de gravité, a confié son « écoeurement, sa fatigue » devant cette énième tragédie humaine incommensurable qui a tué des enfants, qui a foudroyé l’innocence.
On serait tenté de dire au président de l’impérialisme américain qu’à trop vouloir jouer les maîtres du monde à l’extérieur de ses frontières, en semant le chaos, le malheur et la mort partout où ses armées passent, il finit par ne plus voir, à l’instar de ses prédécesseurs, à quel point sa démocratie, parée de toutes les vertus, a du plomb dans l’aile chez elle…

