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Etats-Unis : immense émotion lors des obsèques du petit palestinien Wadea Al-Fayoume, 6 ans, victime d’un crime de haine barbare

« Nous avons enterré aujourd’hui un enfant palestinien de 6 ans. Il ne suffit pas que des centaines d’enfants palestiniens soient tués chaque jour à Gaza. Wadea Al-Fayoume n’est pas seulement la victime d’un homme haineux et méprisable. Il est victime de l’indifférence des grands médias à l’égard de la souffrance palestinienne, victime de leur déshumanisation des Palestiniens, et si les choses ne changent pas, il ne sera pas le dernier.»

Cette allocution funèbre que le très respecté imam du Texas, Omar Suleiman, n’aurait jamais cru devoir prononcer un jour, a résonné fortement hier de l’autre côté de l’Atlantique. 

L’imam Omar Suleiman

Les mots employés par cette figure éminente de l’islam Outre-Atlantique, empreints de gravité et d’effroi, ne seront jamais assez forts pour traduire la souffrance ressentie par toute une communauté devant la monstruosité du crime haineux commis dimanche, à Chicago, contre Wadea Al-Fayoume, un petit américano-palestinien de 6 ans.

Loin de Gaza à feu et à sang, devant une assistance horrifiée qui pleurait la mort insoutenable, sur le sol américain, d’une énième petite victime innocente des représailles impitoyables menées par Israël dans l’enclave palestinienne, Omar Suleiman a exprimé sa profonde révulsion envers son assassin, Joseph Czuba, 71 ans, mais aussi envers tous ceux qui, en Amérique, ont armé son bras.

Lors de cette conférence de presse poignante, alors que sur les visages se lisaient une immense tristesse et anxiété, Ahmed Rehab, le directeur du CAIR, l’organisation phare de défense des droits des musulmans américains, a martelé avec solennité : « Le fait de poignarder un enfant palestino-américain constitue une attaque contre nous tous ».

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A Chicago, et au-delà des frontières de l’Illinois, le drame épouvantable, qui a coûté la vie au petit Wadea Al-Fayoume, hante et hantera longtemps les consciences.

Son corps a été lardé de pas moins de 26 coups de couteau par son assaillant juif, emporté par une soif de vengeance inextinguible, qui n’est autre que le propriétaire de la maison où il vivait depuis deux ans avec sa mère, Hanaan Shanin, 32 ans, au rez-de-chaussée. Jusqu’à ce dimanche effroyable du 15 octobre 2023, la maman et son enfant d’origine palestinienne et de confession musulmane y résidaient paisiblement, sans aucun problème relationnel notable avec Joseph Czuba. 

Selon le récit des faits rendus publics par le CAIR et le père, cruellement éprouvé, de la malheureuse petite victime expiatoire de la fureur exterminatrice d’Israël contre Gaza, Joseph Czuba, après avoir tambouriné à la porte de leur appartement, s’y est engouffré précipitamment en s’en prenant d’abord à la mère, qu’il a tenté d’étrangler. Puis, armé d’un couteau, il lui a asséné plusieurs coups, avant de se déchaîner contre une proie plus facile, le petit Wadea, figé par la peur, commettant l’innommable aux cris de « Vous, les musulmans, vous devez tous mourir !».

Le père anéanti du petit Wadea


C’est en réussissant à échapper à son agresseur, hors de lui, et après avoir couru pour appeler la police au 911, que la mère, haletante et gravement blessée, a eu une vision d’horreur : le corps inanimé de son fils gisait dans une mare de sang, tandis que son meurtrier avait déserté la scène de son crime barbare. Le petit Wadea a été déclaré mort à l’hôpital, comme l’a confirmé le bureau du shérif du comté de Will, dans l’Illinois.

« Nos cœurs sont lourds et nos prières vont au garçon chéri et à sa mère », a écrit Ahmed Rehab, directeur exécutif du CAIR-Chicago, sous une plume tremblante d’émotion, ajoutant : « Nous avons pleinement confiance dans les autorités pour enquêter sur cet incident odieux en tant que crime de haine et pour le faire rapidement ».

Quant au monstre de cruauté Joseph Czuba, dont la haine vengeresse fut à l’aune de celle de sa « terre promise », il a été inculpé de meurtre au premier degré, de tentative de meurtre au premier degré, de deux chefs de crime de haine et de coups et blessures aggravés avec une arme mortelle dans ce que le bureau du shérif a décrit comme un « acte insensé et de violence lâche ».

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