Sourd à toutes les mises en garde et autres coups de semonce en provenance de l’autre côté de l’Atlantique, du Bosphore et même du Vatican, le pyromane Donald Trump a donc, sans sourciller et sans surprise, mis à exécution sa menace de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, au risque de mettre le feu aux poudres au Proche-Orient. L’essentiel étant de servir au mieux les intérêts hégémoniques de son proche allié, le criminel de guerre Netanyahou.
« L’heure est venue pour les Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Alors que les présidents précédents avaient fait cette promesse de campagne, ils ont échoué à l’honorer. Aujourd’hui, je l’honore », a déclaré le sinistre fossoyeur de la diplomatie américaine et des pourparlers de paix qui s’enorgueillit de sa « nouvelle approche sur le conflit israélo-palestinien », alors qu’elle plonge le reste du monde dans l’accablement.
Le Hamas a immédiatement réagi en appelant les Palestiniens des Territoires occupés à protester, ce vendredi, dans le cadre d’une « Journée de colère », tout en adressant simultanément une lettre aux dirigeants arabes et musulmans, signée de Ismaïl Haniyeh, dans laquelle le franchissement de « toutes les lignes rouges » est dénoncé vigoureusement.
Emmanuel Macron n’a pas tardé à déplorer une décision jugée « regrettable », que « La France n’approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du conseil de sécurité de l’Onu », tandis qu’au même moment le CRIF l’applaudissait des deux mains et exhortait le président de la République à se raviser instamment.
De son côté, le roi Salman d’Arabie saoudite a lancé un nouvel avertissement à son proche ami américain, qui aura sans doute la même résonance qu’un prêche dans le désert. « C’est un pas dangereux qui va déclencher la colère des musulmans dans tout le monde », a-t-il alerté, comme l’a rapporté la télévision d’Etat al-Ekhbariya.

