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Cisjordanie : une mosquée incendiée, la terreur des colons prospère dans l’impunité

À Mikhmas, entre Ramallah et Jérusalem, des Palestiniens ont dû sauver eux-mêmes leur mosquée des flammes. Dans la nuit du 13 au 14 octobre, des colons israéliens ont incendié le lieu de culte et un véhicule, selon les témoignages recueillis par l’AFP. Des inscriptions en hébreu ont également été laissées sur les murs. Les habitants sont intervenus avec des extincteurs. Derrière les tapis brûlés et les murs noircis, c’est toute une communauté qui est frappée, jusque dans son lieu de prière. L’armée israélienne annonce une enquête. Une fois encore. Mais que vaut cette annonce quand des attaques de colons se déroulent aux côtés de soldats ou sous leurs yeux, sans qu’ils protègent les Palestiniens ? Human Rights Watch documente ces faits, ainsi que le soutien financier, matériel et juridique apporté par l’État israélien aux colons responsables de violences. Sans poursuites ni sanctions effectives, la promesse d’enquête reste une réponse de façade.

Ces violences expriment une logique raciste et suprémaciste : imposer la domination des colons et pousser les Palestiniens à partir. Brûler leurs lieux de culte, attaquer leurs maisons, détruire leurs biens, c’est rendre leur quotidien insupportable. Quatre anciens hauts gradés israéliens ont eux-mêmes dénoncé des « pogroms purs et simples » visant à vider des territoires de leur population palestinienne.

Face à cela, les réponses occidentales ne sont pas à la hauteur. L’Union européenne a pris des sanctions ciblées contre des colons et des organisations, mais elles n’ont pas suffi à enrayer les violences. Donald Trump a fait pire : dès janvier 2025, il a supprimé le dispositif américain de sanctions contre les colons violents instauré sous Joe Biden. Lever cette pression, c’est renforcer leur sentiment d’impunité.

Le pouvoir israélien peut ainsi continuer à miser sur l’absence de conséquences à la hauteur de ses actes. Tant que ses soutiens ne lui imposeront pas un véritable coût politique et économique, pourquoi changerait-il de politique ? Tout laisse craindre que ces violences atroces se poursuivent. Les Palestiniens n’ont pas besoin d’une nouvelle déclaration d’inquiétude ni d’une énième promesse d’enquête. Ils ont besoin d’être protégés, et que ceux qui les terrorisent, comme ceux qui les soutiennent, rendent enfin des comptes

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