Des centaines de personnes se sont réunies le week-end dernier à Auckland, la plus grande ville de Nouvelle-Zélande, lors de la 36e Convention annuelle de la communauté musulmane Ahmadiyya. L’événement, qui s’est tenu dans la “Cité des Voiles”, visait à promouvoir la paix et à dissiper les malentendus sur l’Islam. L’Imam Mustenser Qamar, basé à Wellington, a prononcé le discours d’ouverture, mettant en avant trois principes universels : la justice absolue, l’élimination de l’avidité et la compassion.
Établie en Nouvelle-Zélande depuis 1987, la communauté Ahmadiyya compte aujourd’hui neuf branches et trois missionnaires actifs dans le pays. Selon Bashir Ahmed Khan, président national de l’Ahmadiyya Muslim Jamaat, la communauté s’est principalement installée à Auckland, Wellington, Nelson et Masterton, avec la plus forte concentration dans la métropole d’Auckland. Leur présence s’étend également aux îles du Pacifique.
La communauté se distingue par ses actions caritatives et ses initiatives de dialogue interreligieux. Leurs campagnes phares “Café, gâteau et véritable Islam” et “Je suis musulman, posez-moi vos questions” ont permis de créer des espaces de dialogue ouverts et conviviaux où le public peut échanger librement avec des membres de la communauté.
Le drapeau néo-zélandais flottait aux côtés de celui de la communauté, symbolisant leur reconnaissance envers un pays qui défend la liberté religieuse. Une exposition spéciale présentait également la vie et les enseignements du Prophète Muhammad.
“Même si je suis catholique romain, je suis présent ici. Cela montre que leurs efforts pour dissiper les malentendus sur l’Islam portent leurs fruits”, a témoigné Peter Mario, universitaire d’origine fidjienne. Un autre participant fidjien, Nik Naidu, a souligné l’importance de leur engagement : “L’accent mis par les Ahmadiyyas sur les discussions interconfessionnelles est louable, tout comme leur engagement au service de l’humanité. Des centaines de personnes bénéficient des colis alimentaires gratuits qu’ils distribuent régulièrement.” La convention s’est conclue sur un appel à l’unité et à la tolérance, soulignant l’importance du dialogue interreligieux pour construire une société plus harmonieuse.

