“Des intellectuels algériens d’horizons divers se sont élevés samedi contre la venue en Algérie du prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salman, attendu dimanche à Alger, selon des sources concordantes, alors que les autorités officielles cultivent volontairement le flou sur la date de cette visite à hauts risques”, rapporte le site Algérie 1.
« L’Algérie s’apprêterait à recevoir en visite officielle le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed Ben Salmane, dont le monde entier sait de science certaine qu’il a été l’ordonnateur d’un crime abominable contre la personne du journaliste Jamal Khashoggi, crime dont on ne trouvera point de parallèle dans les annales de l’humanité civilisée », écrivent ces intellectuels.
Accusé d’être l’ordonnateur du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, exécuté « de manière sauvage » et avec une cruauté qui « dépasse l’imagination », le prince MBS « a montré son vrai visage imperméable à tout sentiment humain », écrivent les signataires du texte qui lui reprochent également sa croisade contre le Yemen dont les populations civiles sont la cible de bombardements quotidiens.
« En accueillant l’Émir saoudien Mohamed Ben Salmane, l’Algérie officielle ne risque-t-elle pas d’accorder une prime d’encouragement à la politique rétrograde de cette monarchie, exportatrice non seulement du pétrole, mais aussi de l’intégrisme Wahabite qui se dégrade rapidement en intégrisme violent ? », se demandent les auteurs de l’initiative, dont les écrivains Rachid Boudjedra, Kamel Daoud, et le sociologue Nacer Djabi.

