in

Des Français impliqués dans un scandale pédophile à Marrakech

C’est une terrible réalité qui se heurte au cynisme monarchique et à son extrême permissivité envers les Occidentaux, le phénomène de la pédophilie et du tourisme sexuel est tout sauf imaginaire au Maroc, au point d’en faire une spécificité locale peu glorieuse.

Alors que ce secret de polichinelle s’était invité dans le printemps arabe, sous l’impulsion du Mouvement du 20 février qui appelait à inscrire l’interdiction du tourisme sexuel et de la pédophilie dans la future réforme constitutionnelle marocaine, une nouvelle affaire de mœurs vient ternir la vitrine touristique paradisiaque du royaume de l’Atlas. Révélée par le site Yabiladi, la police de Marrackech a saisi 15 526 photos érotiques et 30 vidéos mettant en scène des relations sexuelles avec des enfants, et incriminant deux Français.

Deux de nos compatriotes, qui se livraient à des obscénités en toute quiétude, avec la complicité de deux Marocains, sont aujourd’hui poursuivis par le tribunal de Marrakech pour pédophilie. Est-ce à dire que le glaive de la justice passera enfin ?

Pour l’heure, il faudrait déjà remettre la main sur l’un des deux pervers, ancien gérant d’un hôtel du quartier Bab Al Atlas de la ville ocre, qui a déserté le sol marocain sans demander son reste, tandis que son acolyte, pris dans les mailles du filet, comparaissait vendredi dernier devant la chambre criminelle de Marrackech, inculpé de relations sexuelles avec des mineurs après les avoir attirés sur le Net. En outre, leurs rabatteurs Marocains ont également comparu devant la même Cour.

L’ONG « Touche pas à mon enfant », chapeautée par Najat Anwar, s’est immédiatement portée partie civile, déléguant son avocat Me Mustapha Errachedi à Paris, afin d'examiner la faisabilité d’une procédure judiciaire en France. C’est là que les choses se corsent, car l’ONG, animée d’une volonté inébranlable, envisage de poursuivre non seulement ces deux Français, mais également de débusquer l’ex-ministre bien de chez nous, adepte des ballets bleus, dénoncé avec fracas, mais sans le citer, par le philosophe Luc Ferry sur le plateau de Canal + en mai 2011, dans l’effervescence du scandale DSK.

Une sordide affaire au cœur d’un système, où le pouvoir et l’argent achètent le silence des puissants et l’indulgence de la justice, qui fut sommée, des deux côtés de la méditerranée, d’étouffer consciencieusement la déviance criminelle d’un ténor politique hexagonal, dont le nom était sur les lèvres de Luc Ferry et dans l’esprit de beaucoup…

Rebondissant sur les allégations du philosophe, qui s’est fait taper sur les doigts pour son élan irrépressible de sincérité, « Touche pas à mon enfant » avait alors aussitôt porté plainte contre X en juin 2011, mais ce fut en pure perte.  

De Marrakech à Agadir, les prédateurs sexuels, souvent français et nantis, s’adonnent depuis des années à leurs vices inavouables en toute impunité, certains ayant même été exfiltrés en catimini… Si chacun s’accorde sur l’ampleur du phénomène, Najat Anwar reconnaît toutefois la plus grande intransigeance dont fait preuve la justice à l’égard de ces criminels, plus de 40 touristes de différentes nationalités ayant été jugés pour pédophilie et prostitution au Maroc, depuis 2001.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Richard Gere désireux de produire un film dédié à l’Islam

Les racines de l’islamophobie en France