Des citoyens français s'engagent dans l'armée israélienne, soulevant des questions sur leur implication dans les crimes de guerre à Gaza.
Pourquoi lire cet article :
- Pour comprendre le rôle des Français dans l'armée israélienne.
- Pour explorer les implications juridiques de leur engagement.
La présence de citoyens et citoyennes français et de binationaux (franco-israéliens) dans l’armée israélienne d’occupation est une réalité avérée depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, le nombre de soldats de nationalité française mobilisés sur le front à Gaza est estimé à 4 185, d’après une enquête effectuée par Europe 1 en Israël. Après celui des États-Unis, il s’agit du deuxième contingent de soldats étrangers opérant dans l’armée israélienne.
L’un de ces jeunes soldats témoigne au micro d’Europe 1 : « Je voulais vraiment passer à l’action, même si je ne suis pas un Israélien, que je n’étais jamais allé en Israël… Notre objectif, pour l’instant, est de faire face au Hamas, et on fera ce qu’il faut faire quand il faudra le faire et on le fera comme il faut… » Depuis le 7 octobre, des témoignages comme celui-là émanant de citoyens français prêts à tout faire sur le front à Gaza sont nombreux dans tous les médias. Cela vous étonne, cela vous indigne ? À l’AFPS, cela nous révolte aussi !
Rappelons que pour les Françaises et les Français, il existe deux manières de servir dans l’armée israélienne :
Celles et ceux qui ont émigré en Israël, en tant que juifs ou juives, – en obtenant de ce fait la nationalité israélienne, tout en conservant leur nationalité française – doivent effectuer un service militaire obligatoire d’une durée de 3 ans pour les garçons et de deux ans pour les filles. Ce sont les binationaux.
Les Françaises et les Français résidant en France – qu’ils se reconnaissent ou non comme juifs ou juives – peuvent s’engager dans l’armée israélienne en tant que volontaires, tout en ne résidant pas en Israël et en n’ayant pas la nationalité israélienne.
Rappelons également que l’armée israélienne consacre de gros moyens pour le recrutement de volontaires venus du monde entier. En France cela passe, entre autres, par l’organisation de stages et de camps d’été en Israël avec une immersion dans l’armée. Ces stages proposés à des jeunes, y compris des mineurs de 16 ans sont organisés par des associations basées en France qui font, en même temps, des appels aux dons à destination de l’armée d’occupation. C’est, parmi d’ autres, le cas de l’association Moreshet basée à Paris.
Au moment où l’armée israélienne est engagée dans un génocide en cours à Gaza, cette présence de nombreux français et françaises dans cette armée est révoltante. L’Association France Palestine Solidarité tient à la dénoncer et à exiger qu’il y soit mis fin. L’AFPS demande aussi que les personnes de nationalité française (y compris les binationaux) impliquées dans des crimes de guerre soient traduites devant la justice française.
La question se pose également pour les colons de nationalité française. La colonisation étant un crime de guerre, la France devrait s’interroger sur la responsabilité de ses ressortissants dans ce crime de guerre. La violence des colons contre la population palestinienne est un fait de notoriété publique, s’il s’avère que des Français ont pris part à leurs exactions, il faut qu’ils rendent des comptes.
Le Bureau national
Le 15 décembre 2023



Vous n’entendrez aucun commentaire à ce sujet dans les médias mainstream aux mains de richissimes personnes pro-israéliennes.
Si d’aventure vous soulevez la question, elle sera écartée aussitôt d’un revers de main.
Circulez, il n’y a rien à voir.
La France, berceau de la déclaration des droits de l’homme, manque de courage, du moins la majorité de da classe politique. Peu nombreux sont les élus qui osent clamer haut et fort que Gaza est le théâtre d’un des plus grands génocides de notre époque.
La rupture des liens diplomatiques avec Israël devrait à minima effective. Les médias préfèrent tourner autour du pot en utilisant une sémantique servant à enfumer le citoyen moyen, abreuvé 24h/24 par bfm et tnews (merci Malik Bentalha and co).