De fait, de nombreux Algériens “boudent” la finance conventionnelle, relève un membre de l’Autorité, Mohamed Boudjelal, professeur d’économie. Certains musulmans jugent en effet que le système bancaire traditionnel (compte rémunéré, crédit, etc…) est incompatible avec leur foi. La loi islamique (charia) proscrit notamment le prêt avec intérêt, la spéculation, l’investissement dans des secteurs considérés impies (alcool, tabac, jeux d’argent) et érige en dogme le partage des pertes et des profits.