Alors que le meurtre effroyable de Nahel, 17 ans, tué à bout portant par un policier (actuellement placé en détention provisoire) au cours d’un mardi 27 juin funeste, hante encore les mémoires, le lynchage à Marseille du jeune Hedi, 22 ans, touché de surcroît par un tir de LBD, jette à nouveau l’effroi et la consternation.
La violence policière à son paroxysme a encore frappé en France, toujours les mêmes, dans la nuit du 1er au 2 juillet. Quatre agents de la Brigade anti-criminalité (BAC) ont été mis en examen, l’un d’eux a été placé en détention provisoire, déclenchant une véritable fronde au sein de l’institution policière plus que jamais sur la sellette.
Hedi, qui fuit désormais les miroirs et l’image qu’ils lui renvoient de lui-même, est sorti défiguré, amaigri et profondément traumatisé de cette soirée cauchemardesque. « J’ai une partie du crâne en moins », raconte-t-il péniblement, en se plaignant des fortes migraines qui viennent s’ajouter à son terrible calvaire. Le jeune homme a passé une nuit dans le coma, puis une semaine en réanimation et deux autres en neurochirurgie.
Selon Me Jacques-Antoine Preziosi, joint par 20 Minutes Marseille, son jeune client n’a guère d’espoir de pouvoir sauver son oeil gauche.
Nous diffusons son témoignage choc et bouleversant
Hedi, 22 ans, a été touché par un tir de LBD, roué de coups et laissé pour mort par la BAC de Marseille. Une partie de son crâne a dû être retiré pour le sauver. Il témoigne et raconte comment il envisage l’avenir. pic.twitter.com/PGsLcqjrGu
— Konbini news (@konbininews) July 26, 2023

