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Angela Merkel appelle l’Europe, ses alliés et les Etats musulmans à s’unir dans la lutte anti-terroriste

Angela Merkel, la puissante chancelière allemande dont le long règne de dix ans en fait pâlir d’envie plus d’un en France, a exhorté à l’union sacrée contre le « terrorisme islamiste » lors de son allocution prononcée à Munich, à la tribune de la conférence annuelle sur la sécurité, en présence d’un hôte de marque qui était tout ouïe : Mike Pence, le vice-président de l’ère Trump, venu porter la bonne parole de son maître à penser sur un Vieux Continent assailli par le doute et la peur, à l’issue d’un mois seulement d’exercice du pouvoir à Washington…
Ne voyant pas d’un bon œil le décret anti-immigration marqué du sceau de l’infamie « trumpienne », l’une des femmes les plus influentes du monde qui a creusé un sillon si profond Outre-Rhin que ses concitoyens continuent de l’appeler affectueusement « Mutti », a insisté sur le fait que « l’islam lui-même n’est pas la source du terrorisme », pour mieux appeler avec force à « inclure les pays musulmans dans la lutte contre le terrorisme islamiste ».
N’en déplaise aux esprits chagrins, Angela Merkel a définitivement fait sien le vieil adage « l’union fait la force », à la fois quand elle incite les pays européens et musulmans à serrer les rangs pour combattre le danger permanent que représente Daesh, et quand elle défend bec et ongles, à la face d’une Europe sceptique ou critique minée par la résurgence de l’extrême droite, sa politique d’accueil d’un million de réfugiés.
« Je pense qu’il est essentiel que les pays musulmans apportent leur contribution.  De cette façon, nous serons en mesure de convaincre plus facilement l’opinion publique que l’islam n’est pas la source du terrorisme. Mais que ceux qui commettent ces abominations en son nom dénaturent l’islam », a-t-elle déclaré, en reitérant sa demande auprès des autorités religieuses musulmanes afin qu’elles dissocient clairement l’islam, la religion de paix, du terrorisme perpétré au nom de l’islam dévoyé. « En tant que non musulmans, ce n’est pas à nous que cela incombe mais plutôt aux hauts dignitaires religieux musulmans » a-t-elle souligné.
Dans sa ferme volonté de se liguer contre le mal absolu sous le même étendard de la lutte contre le terrorisme, la chancelière allemande a également appelé de ses vœux que « l’Europe et ses alliés coopèrent avec la Russie », en taisant les tensions liées à l’Ukraine et à la Syrie. Une sacrée gageure, même si le but suprême à atteindre commanderait de faire cause commune.
« La lutte commune contre le terrorisme islamiste est un domaine dans lequel nous avons les mêmes intérêts et nous pouvons travailler ensemble », a martelé Angela Merkel, en espérant ne pas prêcher dans le désert.

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