Sur RMC, Alain Marschall s’est livré à l’un de ses grands numéros : l’analyse géopolitique de comptoir. À propos du sort de Boualem Sansal, il déclare sans trembler : « Il n’y aura pas de grâce présidentielle. Tebboune, avec l’histoire du Sahara occidental, il en veut à mort à la France. » Et de conclure doctement : « Le dossier est clos. » Persuadé de livrer une analyse éclairée, il ne fait en réalité qu’étaler son ignorance. Ce genre de raccourci simpliste trahit une méconnaissance profonde des dynamiques diplomatiques et une posture arrogante, typique de ceux qui confondent tribune médiatique et expertise géopolitique.
Et comme si cela ne suffisait pas, notre “expert” se découvre même des dons de voyance : « Tu veux que je te dise ce qu’ils feront ? Ils le feront peut-être juste sortir 10 minutes avant que son état de santé ne s’aggrave définitivement. » Rien que ça. Entre prédiction hasardeuse et fiction politique, Marschall touche le fond — avec la certitude tranquille de celui qui parle sans jamais douter. On se croirait dans un bistrot, face à un habitué persuadé d’impressionner la salle avec trois phrases à l’emporte-pièce. Ce type de sortie illustre tristement ce qu’est devenu le journalisme — ou ce qu’il prétend encore être : une machine à produire du populisme, de la propagande et des analyses caricaturales, au service du sensationnel plutôt que de la vérité.
Diplomatie de comptoir : Alain Marschall refait les relations France-Algérie
Alain Marschall s’illustre une fois de plus dans ce qu’il sait faire de mieux : l’analyse de comptoir, servie avec l’aplomb d’un pseudo-expert en géopolitique. “Le dossier Sensal est clos”, “Tebboune en… pic.twitter.com/gFNthjb6vt
— Oumma.com (@oumma) July 2, 2025

