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Aimeric Caron remet vertement à sa place le président du CRIF

Le  député Aymeric Caron (LFI – NFP) a pris la parole mardi à l’Assemblée nationale pour dénoncer la catastrophe humanitaire en cours dans l’enclave palestinienne. Dans un discours percutant, l’élu a parlé sans détour d’un « génocide en cours » et affirmé que Gaza était en train de devenir « un camp de concentration à ciel ouvert ». Des mots forts, à la hauteur d’une situation catastrophique  sur laquelle le silence de la majorité devient de plus en plus assourdissant.

Mais ce sont les termes employés par Aymeric Caron qui ont aussitôt fait réagir le président du CRIF, Yonathan Arfi, qui s’est empressé de l’attaquer sur X lui reprochant d’« instrumentaliser la Shoah » et de faire « le jeu du Hamas ». Une réponse accusatoire, qui détourne le débat de fond en cherchant à disqualifier moralement un élu qui ose nommer l’horreur.

Aymeric Caron ne s’est pas laissé intimider. Dans une réplique cinglante, il a accusé Arfi et le CRIF d’être « complices du génocide en cours à Gaza », tout en rappelant que ses propos s’appuient sur les travaux d’historiens reconnus, notamment Omer Bartov, spécialiste des génocides. « Les mots que j’utilise sont validés par les spécialistes. C’est vous l’ignorant, M. Arfi », a-t-il lâché, tout en soulignant une confusion fondamentale de son interlocuteur : « Auschwitz était un camp d’extermination, ce n’est pas la même chose qu’un camp de concentration. » En accusant Caron de relativiser la Shoah, le CRIF cherche à criminaliser toute critique de la politique israélienne, y compris lorsqu’elle repose sur des faits documentés par des ONG, des juristes et même des instances internationales.

 

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