Le 29 mars 2026, jour du dimanche des Rameaux, des hommes armés non identifiés ont mené une attaque dans la communauté d’Angwan Rukuba, à Jos (État du Plateau), faisant au moins 28 morts. Les tirs ont semé la panique, poussant de nombreux habitants à fuir dans la précipitation. Parmi les survivants, Sa’idu Murtala, vendeur de fruits, a raconté comment un homme chrétien lui a sauvé la vie. Alors que les coups de feu éclataient en pleine soirée, ce dernier l’a rapidement fait entrer chez lui et l’a caché dans la chambre de son épouse, où il a passé la nuit en sécurité. « Il a tout fait pour me rassurer », a confié Murtala, encore marqué par la violence de l’attaque. Le lendemain, son hôte a contacté sa famille pour qu’il puisse rentrer sain et sauf.
Ce geste de solidarité interreligieuse tranche avec le climat de tensions. Murtala y voit une leçon forte : « Dans l’islam comme dans le christianisme, il y a du bon et du mauvais. Si tout le monde était comme cet homme, le monde serait en paix. » Son ami Hassan, présent au moment des faits, reste toutefois introuvable.
Face à la situation, les autorités ont instauré un couvre-feu de 48 heures. Le gouverneur de l’État, Caleb Mutfwang, a appelé au calme et assuré que les forces de sécurité étaient mobilisées pour retrouver les auteurs de l’attaque. Ce drame rappelle un précédent marquant : en 2018, L’imam Abubakar Abdullahi avait protégé plus de 300 chrétiens dans une mosquée de la même région, illustrant, là aussi, la force des gestes de fraternité au cœur des violences.



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