Menu
in ,

100 personnalités marocaines contre la discrimination des femmes dans l’héritage

Jugée archaïque et discriminatoire envers les femmes, la règle successorale du ta’sib, inscrite dans le Code marocain de la famille, fait aujourd’hui l’objet d’une pétition au Maroc, appelant à ce qu’elle tombe en désuétude.
Parmi ses signataires figure une centaine de personnalités marocaines dont des anciens ministres, des auteurs, des universitaires, des journalistes, des chercheurs en pensée islamique, des artistes, des militants associatifs, ou encore des membres de la société civile engagés dans les droits humains, tous revendiquant d’une seule et même voix l’abrogation d’une loi considérée comme totalement inadaptée à l’époque actuelle.
En effet, cette règle oblige les héritières n’ayant pas de frère à partager leurs biens avec des parents masculins du défunt, même éloignés (oncles, cousins, etc.).
Le ta’sib ne correspond plus au fonctionnement de la famille marocaine et au contexte social actuel, il précarise les femmes les plus pauvres, il oblige de nombreux parents à céder leurs biens, de leur vivant, à leurs filles, et enfin, il est un pur produit du fiqh et n’obéit pas à un commandement divin“, explique le collectif dans un communiqué.
Les quinze premiers signataires font partie des auteurs de L’héritage des Femmes, un ouvrage collectif et multidisciplinaire sur la problématique de l’héritage au Maroc, publié récemment en français, arabe, et anglais. Il s’agit de Siham Benchekroun, médecin et écrivaine, la juriste Malika Benradi, Nadia Charkaoui, chercheure en sciences des religions et dans les questions féminines en islam, Fatiha Daoudi, juriste et politiste, Hakima Fassi Fihri, juriste, Youssef Kellam, chercheur en pensée islamique et en religions comparées, Khalil Jamal, sociologue, Asma Lamrabet, médecin et essayiste, Mohamed Mouaqit, politiste, Mourji Fouzi, professeur, Saadia Radi, anthropologue, Abdelouahab Rafiki, théologien, chercheur, AlJarrari AlHassan Rhou, professeur de l’enseignement supérieur, Zakaria Rhani, anthropologue et biologiste et Merieme Yafout, politologue et sociologue.
La pétition est également ouverte à d’autres signatures sur la plateforme Avaaz.org, en français et en arabe.
 

Laissez un commentaire

Quitter la version mobile