Menu
in ,

Mohamed Salah dans la tourmente, après avoir été fait “citoyen d’honneur” par le président tchétchène

Dans les coulisses du Mondial, il se murmure qu’il aurait été fort mécontent d’avoir servi, à son insu, de faire-valoir à l’omnipotent Ramzan Kadyrov, le président de la république de Tchétchénie, Mohamed Salah, le virtuose des Pharaons, se retrouve depuis vendredi au cœur d’une violente polémique extra-sportive dont il se serait bien passé…
Véritable cadeau empoisonné, la haute distinction que lui a décernée le sulfureux et un tantinet fantasque dirigeant tchétchène sous les crépitements des flashes, au cours d’un banquet organisé à seule fin de policer son image pleine d’aspérités à la face du monde, a mis la star égyptienne du ballon rond en fâcheuse posture.
Elevé au rang de « citoyen d’honneur de la Tchétchénie » par celui-là même qui la dirige d’une main de fer et, pire encore, au mépris des droits de l’homme qu’il est accusé de fouler aux pieds, notamment par Human Rigths Watch, Mohamed Salah a essuyé un feu nourri de critiques sur les réseaux sociaux pour avoir pactisé avec le diable.

« Ramzan Kadyrov plastronne sous les projecteurs, il s’est accaparé tous les pouvoirs en Tchétchénie, il a cherché à anéantir toute forme de plaidoyer politique ou de travail sur les droits de l’homme », s’est indignée Racher Denber, la directrice adjointe de Human Rights Watch pour l’Europe et l’Asie centrale, dans les colonnes de The Telegraph.
Profitant de la présence sur ses terres de l’équipe égyptienne de football pendant la Coupe du Monde, la stratégie mise en œuvre par l’autocrate tchétchène pour s’acheter une respectabilité n’a leurré personne sur la cybersphère. Troquant le costume contre un survêtement, l’homme fort de Grozny qui est dans les petits papiers de Poutine, le maître du Kremlin, exultait de joie en paradant dans un stade aux côtés de Mohamed Salah, dont il n’a pas hésité à interrompre la sieste réparatrice en allant le chercher à son hôtel.

Alors que Ramzan Kadyrov, que d’aucuns comparent à un Ubu roi de Tchétchénie, savourait son joli coup de com’ sur Telegram, se réjouissant d’avoir « signé un décret ayant octroyé une insigne distinction à une star du football jouant à Liverpool et dans l’équipe nationale d’Egypte », Mohamed Salah, pour sa part, regrettait amèrement de s’être prêté au jeu malgré lui. Il aurait même sérieusement envisagé de quitter son équipe en signe de sa vive désapprobation, selon une source proche de lui citée par CNN.
Mais il n’en a rien été, puisque le roi des Pharaons aura finalement chaussé hier ses crampons pour affronter l’Arabie saoudite dans un ultime match, au cours duquel il s’est illustré par un dernier but, avant de s’incliner devant les Faucons saoudiens.
Cela n’altère en rien le prestige de ce joueur d’exception, devenu une véritable icône en Egypte, qui avait des étoiles dans les yeux à l’évocation du Mondial en Russie, avant de regagner les vestiaires le regard triste, en proie, sans doute, à des sentiments très ambivalents.
https://twitter.com/ESPNFC/status/1010487745330995200?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fstepfeed.com%2Fmo-salah-stirs-controversy-after-receiving-honorary-citizenship-from-chechnya-7190
 

Laissez un commentaire

Quitter la version mobile