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Le destin tragique et exceptionnel d’Omar Ibn Saïd, un érudit musulman esclave en Amérique

De l’autre côté de l’Atlantique, quand revient le mois de février, proclamé depuis 1976, sous la présidence de Gérald Ford, « Mois de l’histoire des Noirs » (Black History Month), sonne l’heure de raviver la flamme de la mémoire. Une flamme que la résurgence de vieux démons, sur le sol de la bannière étoilée, fait vaciller dangereusement.

Dans une Amérique où le suprémacisme blanc a refait brutalement surface, exacerbant l’islamophobie dans son sillage funeste, la célébration des contributions des Noirs musulmans, d’hier et d’aujourd’hui, s’avère plus que jamais essentielle. C’est ainsi qu’il est bon de se souvenir du destin tragique et exceptionnel d’Omar Ibn Saïd. (voir vidéo ci-dessous)

En 1807, à 37 ans, cet érudit musulman, fils de riches marchands, féru d’arithmétique et de sciences islamiques, fut arraché à son Sénégal natal pour être réduit en esclavage en Amérique, victime d’une abomination : la traite négrière. Ce fin lettré a laissé derrière lui une oeuvre testimoniale d’une valeur historique inestimable, composée de 14 manuscrits en arabe. 

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Un extrait de ses écrits traduits de l’arabe en anglais et français

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