La reconnaissance officielle de l’islamophobie galopante sur le territoire national n’est pas à l’ordre du jour de Nicolas Sarkozy, en dépit de la hausse constante de ses passages à l’acte.
L’indignation à géométrie variable d’une présidence, pourtant experte dans la politique de l’émotionnel, ne s’émeut guère du récent chiffrage de l’Observatoire national contre l’islamophobie qui fait état d’une augmentation de 34% des agressions et menaces anti-musulmans en 2011.
Les statistiques irréfutables de la Sous-direction de l’information générale (SDIG) concernent notamment les violences et voies de faits, les incendies et les dégradations, dont le nombre est passé de 22 à 38 d'une année sur l'autre.
"J'aurais aimé que le président Sarkozy, à qui j'ai adressé une lettre en décembre, fasse une déclaration. Qu'il dénonce ces actes inqualifiables. Bref, qu'il cherche à apaiser les inquiétudes des musulmans, qui sont des citoyens au même titre que les chrétiens ou les juifs", a déploré M. Zékri, le président de l’observatoire de l’islamophobie, rattaché au Conseil Français du culte musulman (CFCM).
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