Pas une réserve. Pas une interrogation. Sur BFM TV, l’éditorialiste Elsa Vidal déroule, presque fascinée, le récit glaçant de l’opération “Narnia” – une mission secrète du Mossad, menée en plein territoire iranien. Elle en détaille les rouages, cite des médias américains, parle de “prouesse technologique” et d’“innovation opérationnelle”. Elle raconte comment onze scientifiques iraniens ont été abattus, un à un, de nuit, dans leur sommeil. Pour avoir participé au programme nucléaire de leur pays. Mais jamais elle ne s’attarde sur l’essentiel. Elle ne dit pas qu’il s’agit de civils. Elle ne dit pas qu’ils ont été exécutés sans procès. Elle ne dit pas que ce sont des crimes d’État.
Plus grave encore, elle rapporte que des généraux visés par Israël ont reçu un choix macabre : se filmer en train de renier leur régime, ou être tués, parfois avec leurs proches. Elsa Vidal énonce cela sans trembler, comme s’il s’agissait d’une manœuvre d’intimidation banale, presque légitime. Dans cette mise en récit glacée, pas de recul, pas d’indignation. Seulement une admiration tranquille pour une violence extrajudiciaire maquillée en chef-d’œuvre technologique. Une parole médiatique qui, loin d’informer, légitime.
Sur BFM TV, Elsa Vidal raconte les assassinats ciblés du Mossad avec un ton clinique, presque admiratif.
Sur le plateau de BFMTV, Elsa Vidal déroule le récit d’une opération israélienne menée en Iran comme on raconte une prouesse technologique. Pas une réserve, pas une… pic.twitter.com/bkpN5a4eV2
— Oumma.com (@oumma) June 26, 2025

