Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé que l’Aïd el-Adha 1447H, l’une des principales fêtes du calendrier musulman, sera célébré mercredi 27 mai 2026 en France et dans plusieurs pays musulmans. Cette fête, également appelée « fête du sacrifice », commémore selon la tradition musulmane l’épreuve du prophète Abraham (Ibrahim) et de son fils Ismaïl, marquée par « la miséricorde divine » après leur soumission à Dieu.
Le CFCM précise que la veille de l’Aïd, mardi 26 mai, correspondra au jour de Arafat, moment central du pèlerinage à La Mecque. Le jeûne de cette journée est « fortement recommandé » pour les fidèles ne participant pas au pèlerinage. Dans son communiqué, l’instance rappelle que le rite sacrificiel consiste à faire abattre un animal autorisé par la tradition musulmane, principalement des ovins ou des bovins en France. Elle souligne que cet acte doit impérativement être réalisé par des sacrificateurs habilités et dans des abattoirs agréés par l’État.
Le CFCM met en garde contre les abattages clandestins, rappelant que l’abattage d’animaux en dehors des structures autorisées constitue un délit. Il souligne également que la détention d’animaux vivants par des particuliers non enregistrés comme éleveurs est interdite. Face à la capacité limitée des abattoirs agréés, le Conseil rappelle que le sacrifice peut être accompli durant les trois jours de la fête et qu’il est possible de déléguer cet acte à une personne ou à une organisation humanitaire. Le communiqué insiste enfin sur la dimension spirituelle et solidaire de cette célébration, citant un verset coranique selon lequel « ni la chair ni le sang » des animaux sacrifiés n’importent à Dieu, mais « la piété » des croyants.
Le CFCM a adressé ses « meilleurs vœux » aux musulmans de France et du monde, les appelant à faire vivre « les valeurs de solidarité et de fraternité » associées à cette fête.

