Tandis que des dirigeants israéliens appellent à se venger sur Ahed Tamimi, et même à la violer, pour la punir de son atteinte à la “virilité” des soldats qu’elle a bousculés devant chez elle, les arrestations de membres de sa famille et d’autres dirigeants de la résistance pacifique à l’occupation se multiplient.
Après l’incarcération de sa mère Narriman et de sa cousine Nour (21 ans), l’occupant a procédé jeudi à celle de sa tante, Manal Tamimi, ainsi qu’à celles de Munther Amira, coordonnateur des Comités de Résistance populaire de la région et de Jamil Barghouti, autre figure de la résistance palestinienne en Cisjordanie.

Les appels à la vengeance se multiplient contre cette adolescente, qui ne supporte plus les raids et “incursions” de l’armée d’occupation chez elle, et qui a vu mourir ou être grièvement blessés plusieurs membres de sa famille, lors de leur résistance pacifique au vol des terres du village de Nabi Saleh.
Le ministre de “l’éducation”, Neftali Bennett a déclaré qu’”elle et sa famille devaient passer le reste de leur vie en prison”. Le ministre de la “défense” Avigdor Liberman veut qu’ “on lui réserve, à elle et sa famille ce qu’ils méritent”, tandis que le journaliste israélien Ben Caspit estime, sans la moindre censure, qu’elle devrait être agressée sexuellement : “Nous devrions lui faire payer le prix à une autre occasion, dans le noir, sans témoins ni caméras”.
Ahed Tamimi et tous les militants palestiniens emprisonnés sont entre les mains de dangereux fascistes. Il est urgent d’obtenir leur libération !