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La stratégie israélienne consistant à rejeter leurs crimes sur d’autres groupements est bien connue

L'attaque israélienne sur l'hôpital Al-Ahli à Gaza a causé plus de 500 morts, soulevant des accusations de crimes de guerre.

Pourquoi lire cet article :

  • Analyse des conséquences de l'attaque sur les soins médicaux à Gaza.
  • Réactions internationales face à cette tragédie humanitaire.

Le 17 octobre, à 19h30, l’hôpital Al-Ahli Arabi, dans le centre de la ville de Gaza, a été bombardé par Israël. Les blessés et malades des suites des bombardements israéliens, ainsi que les centaines de déplacés qui s’étaient réfugiés dans l’hôpital et sa cour ont été touchés par ce crime de guerre.

 

Le ministère de la Santé palestinien a annoncé la mort d’au moins 500 personnes dans cette attaque, dont potentiellement plus d’une dizaine de journalistes, qui trouvaient refuge dans les hôpitaux pour documenter leur situation et recharger leurs appareils. Les corps jonchent désormais les décombres et la cour de l’hôpital.

Le crime commis contre l’hôpital Al-Ahli Arabi rend encore plus difficile la tâche des soignants à Gaza, qui font déjà face aux pénuries de matériel médical organisées par Israël. Les capacités de tous les hôpitaux de Gaza, dont celui d’Al-Shifa, sont atteintes, et les blessés et cadavres jonchent les couloirs et le sol des hospices.

Depuis le début des attaques israéliennes sur Gaza, l’Organisation mondiale de la santé a recensé 51 attaques sur le personnel soignant et les lieux de soin, qui ont fait 11 morts et 16 blessés parmi le personnel soignant et touché 18 établissements de santé et 20 ambulances. Les zones proches de l’hôpital de Beit Hanoun, dans la ville de Gaza, avaient déjà été touchées par des bombardement israéliens, rendant l’hôpital inaccessible.

N’assumant pas leur responsabilité dans ce crime de guerre, les membres du gouvernement israélien ainsi que l’armée tentent d’imputer l’attaque à d’autres groupes, comme le Djihâd islamiste, en utilisant notamment une vidéo qui date d’août 2022 et n’a pas de rapport avec l’attaque sur l’hôpital Al-Ahli Arabi.

L’attaque sur l’hôpital a par ailleurs été revendiquée par le porte-parole du gouvernement israélien, Hananya Natftali, dans un tweet qu’il a depuis supprimé, et dans un post Facebook, également supprimé, de Tsahal allant jusqu’à parler « d’euthanasie » des Palestiniens de Gaza.

Cette stratégie israélienne consistant à rejeter leurs crimes sur d’autres groupements est bien connue ; elle avait déjà été utilisée à l’été 2022 lorsqu’Israël avait tué 5 enfants palestiniens, ainsi qu’après la mort de la journaliste Shireen Abu Aqleh. Dans les deux cas, la responsabilité de l’armée israélienne avait par la suite été démontrée et établie.

Alors qu’il rencontre aujourd’hui Benyamin Nétanyahou, le président étasunien Joe Biden a affirmé que l’attaque contre l’hôpital était, selon lui, « le fait de la partie adverse ». Le président de la République française, Emmanuel Macron, s’est quant à lui contenté de demander à ce que « la lumière soit faite » sur l’origine de l’attaque.

Alors que la propagande israélienne ne cesse de minimiser ce crime de guerre, à l’image d’un présentateur de la chaîne I24, qui a demandé à son reporter de ne pas utiliser à ce propos le mot « massacre », le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, se dit « horrifié » et appelle à un cessez-le-feu humanitaire immédiat. Le président de l’OMS a indiqué que la situation était incontrôlable, et que « chaque seconde où nous attendons l’aide médicale, nous perdons des vies ».

Cette absence de réactions fermes ouvre la voie à d’autres crime de guerre israéliens dans les heures à venir, d’autant que de nombreux pays, dont la France, s’opposent à un cessez-le-feu.

 

Agence Média Palestine 

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