Bruno Guigue
Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA
Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003
Articles de cet auteur
Ma faute ? Avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale
par Bruno Guigue
Dans les jours qui ont suivi mon "limogeage", les éditorialistes Jean Daniel, Bernard-Henri Lévy et quelques autres se sont empressés de me prendre pour cible. Prenant courageusement le parti du pouvoir contre un homme seul, ils ont caricaturé mes propos et stigmatisé ma personne. Point commun de ces commentaires peu amènes ? Sous une avalanche de procès d’intention, un pesant silence à propos des faits que j’avais mentionnés dans ma tribune. Sans toujours réitérer l’accusation grotesque d’antisémitisme proférée par Luc Rosenzweig, ils insinuent que je me serais condamné moi-même par l’outrance de mes propos.
(>> Lire l'article)Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU
par Bruno Guigue
Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel ..
(>> Lire l'article)George Bush, en lévitation au-dessus d’un champ de ruines
par Bruno Guigue
Du périple moyen-oriental auquel s’est livré le locataire de la Maison Blanche, il y a peu de chance que l’Histoire retienne grand’chose. « Une visite pour rien ? » s’interrogeait-on gravement dans la presse française à la veille de la tournée présidentielle. On connaît désormais la réponse : un néant profond, insondable même, à la mesure de l’ignorance crasse du président américain concernant cette région du monde à l’exception de ses hydrocarbures.
(>> Lire l'article)Nucléaire iranien : un pavé dans la mare belliciste
par Bruno Guigue
Véritable bombe diplomatique, « l’Estimation du Renseignement national » (National Intelligence Estimate) rendue publique le 3 décembre 2007 ne sera pas sans conséquences sur le déroulement de la « crise iranienne ». La coterie internationale des va-t-en-guerre qui appelaient à l’action musclée contre le régime des mollahs, en effet, vient de recevoir une gifle aussi fracassante qu’elle était inattendue.
(>> Lire l'article)L’écran de fumée d’Annapolis
par Bruno Guigue
Annoncée avec emphase pour la fin 2008, la paix scellée au Proche-Orient viendrait ainsi auréoler la présidence impériale d’une magnifique couronne d’olivier. Mais qui croit vraiment à cette fable ? Se découvrant une vocation tardive de grand pontife des liturgies internationales, George W. Bush voudrait combler son déficit abyssal sur la scène de la paix mondiale.
(>> Lire l'article)Le Darfour et ses faux amis
par Bruno Guigue
Les partisans enthousiastes de la « solution militaire », outre qu’ils comptent sur les autres pour se faire trouer la peau, sont pour le Darfour de véritables faux amis. Non contents de réduire à sa dimension ethno-religieuse la perception du conflit, ils s’inscrivent dans un courant dominant dont la lutte contre « l’islamo-fascisme » constitue l’article de foi. Apologistes du bombardement humanitaire en Irak et supporters délirants de la « démocratie israélienne », ce sont eux qui fournissent à la politique néo-impériale de l’administration Bush ses cohortes d’idiots utiles.
(>> Lire l'article)La conférence de Téhéran et les Faurisson pro-israéliens
par Bruno Guigue
La conférence sur le génocide hitlérien organisée par Téhéran a provoqué, comme il fallait s’y attendre, une avalanche de protestations indignées. Opération médiatique, cette initiative provocatrice visait, de toute évidence, à orchestrer une surenchère symbolique. Dans l’affrontement verbal avec l’Occident, le régime iranien s’en est pris à l’un de ses principaux tabous. Et après la crise des caricatures, il a infligé aux Occidentaux les rigueurs de la loi du talion : « vous insultez ce qu’il y a de plus sacré pour nous, alors ne vous étonnez pas si nous faisons de même ».
(>> Lire l'article)Irréductible Syrie
par Bruno Guigue
Dans une touchante unanimité, les médias dominants instruisent inlassablement le procès de la Syrie. Accusée idéale, elle cumule aux yeux de ses innombrables détracteurs toutes les tares imaginables. A son corps défendant, elle occupe une place de choix dans la démonologie occidentale. Comment, en effet, ne pas prêter à ce régime tyrannique de sombres desseins ? Peu importe si la Syrie n’illustre guère la théorie en vogue de l’« islamo-fascisme » : en proie à l’hostilité américaine, ne figure-t-elle pas au premier rang des « Etats voyous » ?
(>> Lire l'article)Israël-Palestine : la géopolitique du divin
par Bruno Guigue
Contrairement à une idée reçue, les origines du conflit israélo-palestinien ne remontent pas à la nuit des temps. Le discours de certains protagonistes a beau en situer l’origine à une époque ancestrale, la démonstration ne convainc que les convaincus. Loin de s’ancrer dans la rivalité entre Israël et Ismaël, le conflit israélo-palestinien est un rejeton de la modernité : Juifs et Arabes s’affrontent en Palestine depuis un siècle, ce qui est beaucoup dans l’absolu, mais fort peu à l’échelle de l’histoire.
(>> Lire l'article)Mourir pour Israël, ou les impasses de la résolution 1701
par Bruno Guigue
Jouant les matamores, les dirigeants israéliens promettaient d’infliger une correction magistrale au Hezbollah : jugés indestructibles par les experts, les blindés de Tsahal ont pourtant été transformés en passoires. Incroyable mais vrai : avec leurs lance-roquettes et leurs kalachnikovs, les combattants du Hezbollah ont contraint les forces israéliennes à lâcher prise. Combatifs et disciplinés, les miliciens chiites sont les vainqueurs inattendus de cette guerre profondément asymétrique, où Israël disposait pourtant d’une écrasante supériorité matérielle. C’était inconcevable pour les admirateurs d’Israël, mais aucune dénégation verbale n’occultera désormais cette réalité : la plus puissante armée du Moyen-Orient a dû reculer face aux miliciens d’un parti politique libanais.
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