L’allusion à ces prises de position ne signifie nullement que les mouvements populaires qui traversent la Tunisie, l’Egypte, le Yémen ou la Jordanie soient téléguidés par les "islamistes" et leurs idéologues. Le déterminant premier de ces soulèvements demeure l’exaspération des peuples aux fléaux qui les frappent : corruption des dirigeants, autoritarisme, libertés bafouées, avenir bloqué, frustrations sociales, répression policière etc.