Aborder la notion de voile dans le récit coranique doit s’inscrire dans cette idée que l’esprit et la lettre du texte sacré sont intimement liés pour faire sens et revivifier à chaque instant les actes de chaque croyant dans son orientation vers l’Unique, en puisant à sa source la plus intime, au plus profond de son cœur. Loin d’être un code juridique ou un traité du licite et de l’illicite, le Coran est avant tout une incitation à une nouvelle manière d’être au monde et de faire émerger le Divin dans sa propre existence.
Aborder la
notion de voile dans le récit coranique doit s’inscrire dans cette idée que
l’esprit et la lettre du texte sacré sont intimement liés pour faire sens et
revivifier à chaque instant les actes de chaque croyant dans son orientation
vers l’Unique, en puisant à sa source la plus intime, au plus profond de son
cœur.
Loin d’être un
code juridique ou un traité du licite et de l’illicite, le Coran est avant tout
une incitation à une nouvelle manière d’être au monde et de faire émerger le
Divin dans sa propre existence : « Dieu fait descendre le plus beau des
messages : un Ecrit harmonieux en ses déploiements. Ils en ont la peau qui
frissonne, ceux qui craignent leur Seigneur ! Mieux : elle
s’attendrit ainsi que leur cœur au Rappel de Dieu. – Telle est la guidance
venue de Dieu : Il en guide celui qu’Il veut ; celui qu’Il égare ne
trouve pas de guide » (Coran 39, 23).
style=''>Ce qui est entendu comme « voile », dans la Révélation, recouvre plusieurs significations avec à chaque fois un mot approprié. Il y a
tout d’abord ce que l’on nomme : jilbâb, khimâr ou thaûb,
selon les versets et circonstances, et qui se rapportent à la tenue
vestimentaire féminine. Il y a d’autre part la notion de hijab qui n’est
pas un vêtement mais – et cela concerne aussi bien les hommes que les femmes –
qui est en rapport avec le souci de préserver, de cacher et de voiler.
Les aspects vestimentaires
Voyons d’abord ce qui se rapporte à la tenue
vestimentaire de la femme :
« Ô
Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de
se couvrir de leurs voiles (jalâbihinna), c’est pour elles le meilleur moyen de
se faire connaître et de ne pas être offensées… »
style=''>(Coran 33, 59).
Le mot « jilbâb »
(plur. jalâbih) vient de la racine j-l-b qui signifie
« tirer », et désigne un pardessus « tiré » sur la robe
href="#_ftn1" name="_ftnref1" title="">1.
Le port du voile, nous précise Jacques Berque dans son essai de traduction du
Coran, distingue la femme libre (hurra) des femmes de conditions inférieures.
« Dis aux
croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que
l’extérieur de leurs atours, de rabattre leurs voiles (khumur,
style=''>sing. khimâr) sur leurs poitrines , de ne montrer
leurs atours qu’à leur époux…Dis leur encore de ne pas frapper le sol de leurs
pieds pour ne pas montrer leurs atours cachés. » (Coran 24, 31).
Le mot « khimâr »
vient de la racine kh-m-r qui veut dire « couvrir » (de là
aussi khamr, boisson alcoolisée qui couvre les sens et l’intelligence
normaux de l’individu ivre)
class=MsoFootnoteReference>2. Ce verset instaure une nouvelle
attitude de décence en public plutôt qu’il n’impose de voiler le visage des
femmes.
« Il n’y a pas de
faute à reprocher aux femmes qui ne peuvent plus avoir d’enfants et qui ne
peuvent plus se marier, de déposer leurs voiles (thiyâb,
style=''>sing. thaûb i.e habit, vêtement), à
condition de ne pas se montrer dans tous leurs atours ; mais il est
préférable pour elles de s’en abstenir… » (Coran 24, 60).
Concernant ce
vêtement proprement dit, il n’est donné aucune précision quant à la nature du
tissu, son coloris, son genre, sa coupe, etc. Il est seulement indiqué la
manière dont il doit être porté : rabattu, afin de ne pas montrer ni
révéler les atours ou agréments féminins. Seule la décence, la réserve et finalement
le vêtement de Crainte révérencielle de Dieu, qui seul donne la juste
orientation et le discernement, est demandé. Ceci ne s’obtient pas par
l’uniformisation du comportement et de l’habillement, car chaque situation
sociale demande une réponse adaptée où le discernement, c’est à dire le respect
d’autrui et non pas simplement notre simple identification, est la principale
qualité.
L’islam ne se résume
évidemment pas à une manière de s’habiller. On peut même dire qu’il n’y pas de
tenue vestimentaire véritablement « islamique ». En effet, la tenue
vestimentaire du Prophète ne se différenciait pas de celle d’un arabe ou d’un
Mecquois vivant au VII e siècle. Par ailleurs, pour la non
observation du port du voile, la Loi n’a pas prévu de sanction temporelle, car
il s’agit là d’une question relevant de l’au-delà (contrairement au meurtre ou
au vol).
class=MsoFootnoteReference>3
Le voile comme symbole
Un
autre terme désignant le « voile » dans le récit coranique est
traduit par le mot hijâb et ne semble pas recouvrir l’idée de vêtement au
sens de ce qui a été abordé précédemment. Le mot hijâb est devenu dans
le langage courant un terme générique servant à désigner tout ce qu’une femme
peut utiliser pour se couvrir la tête et/ou le visage, ce qui ajoute à la
confusion. Il désigne en fait aussi bien ce qui couvre, ce qui cache, que ce
qui sépare, ce qui fait écran. Ce terme apparaît dans six versets :
« David dit :
j’ai préféré l’amour de ces nobles cavales au souvenir de mon Seigneur ;
jusqu’à ce que ces chevaux aient disparu derrière le voile. Il dit alors :
« Ramenez- les moi ». Et il se mit à leur trancher les jarrets et le
cou. » (Coran 38, 32-33)
Le rôle du voile désignant
l’occultation quant aux affaires du monde et aux plaisirs terrestres est ici
essentiel. Cette occultation permet en définitive de quitter l’illusion d’un
monde qui serait une fin en lui-même et qui contiendrait lui-même sa propre
vérité.
« Un voile épais
est placé entre le Paradis et la Géhenne… »,
style=''>(Coran 7, 46). Ici, le voile ne permet pas aux
habitants respectifs de l’un ou l’autre site de communiquer ni d’échanger entre
eux.
« Mentionne Marie
dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient.
Elle plaça un voile entre elle et les siens. Nous lui avons envoyé notre
Esprit : il se présenta devant elle sous la forme d’un homme
parfait. » (Coran 19, 16-17).
Une fois encore, il apparaît que l’orientation vers Dieu nécessite une
forme de rupture, symbolisée ici par le voile, avec certains aspects du monde
terrestre qui peuvent être source d’égarement.
« Quand tu lis le
Coran, Nous plaçons un voile épais entre
toi et ceux qui ne croient pas à la vie future. »
style=''>(Coran 17, 45).
« Il n’a pas été
donné à un mortel que Dieu lui parle, si ce n’est par inspiration ou de
derrière un voile, ou bien encore en lui envoyant un Messager à qui est révélé,
avec Sa permission, ce qu’il veut…. » (Coran 42, 51). Il faut préciser ici que ce «
voile » est celui qui recouvre notre état terrestre en permanence.
C’est-à-dire que nous croyons faire les choses par nous-mêmes, alors que c’est
Dieu qui agit par nous. Et à cet égard, se sentir responsable de ses actes,
c’est déjà une façon de faire vivre Dieu en nous.
« Quand vous
demandez quelque chose aux épouses du Prophète, faites le de derrière un voile,
ce sera plus pur pour vos cœurs et pour leurs cœurs. Vous ne devez pas offenser
le Prophète de Dieu, ni jamais vous marier avec ses anciennes épouses ; ce
serait de votre part une énormité devant Dieu. »
name="_ftnref4" title="">4
style=''>(Coran 33, 53)
lang=FR-CA style=''>D’après les 6 occurrences que nous venons
de citer, il apparaît que le rôle du « voile » ou hijab est
double puisque à la fois il sépare et lie deux ordres de réalités. Donc, il
nous sépare des tentations de ce monde en nous permettant de nous tourner vers
Dieu et nous rappelle également notre statut de créature.
lang=FR-CA style=''>C’est dans le cadre de la réalisation
spirituelle au sein de la voie soufie que cette thématique est la plus
développée. La notion de « voile » est alors tout ce qui détourne,
sépare, protège l’homme de la vision de son Créateur : « Alors le
voile sera ôté et ils verront leur Seigneur. Dieu ne leur a rien donné de
meilleur et de plus réjouissant que de Le regarder »
name="_ftnref5" title="">5 ;
« Dieu possède soixante-dix voiles de lumière, et s’il découvrait Sa
Face, la gloire de sa Face brûlerait à coup sûr ce qui atteindrait Son regard. »
(hadîth)
lang=FR-CA style=''>Dans cette optique le concept de
« limitation » est traduit par le terme « voile » (hijâb),
c’est à dire ce qui cache à l’homme l’aspect véritable des choses. Etre au
monde est en soi imperfection, voile, péché, en raison du caractère
nécessairement limité de l’individu, mais surtout en tant qu’affirmation de
l’existence d’un être indépendant de Dieu
title="">6. « Le bas monde
est une prison pour le croyant et un paradis pour le mécréant » (hadîth),
c’est dire que le désir insatiable du prisonnier, c’est de sortir de sa prison,
nous dit Al Hakim Tirmidhî
class=MsoFootnoteReference>7.
lang=FR-CA>Ainsi, tout le « travail » spirituel s’effectue à travers
un « combat » intérieur qui vise la levée des voiles (kashf)
en se détournant de tout ce qui n’est pas Dieu. Ce combat consiste en « l’effacement
des qualités humaines et la neutralisation des puissances corporelles […] puis
dans l’orientation de l’homme vers le Réel […] pour que le voile s’écarte et
qu’apparaissent les secrets des mondes et des sciences »
href="#_ftn8" name="_ftnref8" title="">
lang=FR-CA style=''>8. C’est
la vision claire, « une image vraie […] un surcroît d’évidence et de
retrait du voile dans la connaissance telle qu’elle se réalise ici bas »
class=MsoFootnoteReference>9
lang=FR-CA>.
lang=FR-CA>En définitive, il n’y a pas d’autre Réalité que Dieu (
style=''>Lâ ilâha illa Llâh
style=''>), et rien n’est plus proche de nous que Dieu
(Coran 50, 16). Ainsi, le voile lui-même devient une illusion : « Ce
qui te voile de Dieu n’est pas l’existence d’une entité qui partagerait l’être
avec Lui – ceci est impossible – mais simplement ton illusion qu’il existe
autre chose que Lui. »
title="">
lang=FR-CA style=';;'>[10].
class=MsoFootnoteReference>[1]
lang=FR-CA> Muhammad Hamidullah, Le Prophète de l’Islam ; sa vie, son
œuvre, Tome 2 ; El-najah, Paris.
class=MsoFootnoteReference>[2] M.Hamidullah, Ibid.
class=MsoFootnoteReference>[3] M.Hamidullah, ibid.
class=MsoFootnoteReference>[4] Afin de
compléter ce verset , essentiel concernant l’usage du voile , il est nécessaire
de préciser très clairement le statut particulier et unique des femmes du
Prophète , rendu ainsi dans le texte sacré :
« Ô vous les
femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous
êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le
cœur est malade ne vous convoite pas ! Usez d’un langage convenable !
Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient
les femmes au temps de l’ancienne ignorance ! Acquittez-vous de la Prière, faites l’aumône ; obéissez à Dieu et à son Prophète ! Ô vous les gens de la Maison ! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier
totalement. » (Coran 33, 32-33)
L’expression « Mère
des croyants » qui est réservée aux femmes du Prophète provient
du verset qui établit la connaturalité
entre lui-même et ses épouses par rapport
aux simples croyants :
« Le Prophète est
plus proche des croyants qu’ils ne le sont les uns des autres ; ses
épouses sont leurs mères » (Coran 33, 6). D’où il résulte
l’interdiction absolue de se marier avec elles, comme il en est avec nos
propres mères.
class=MsoFootnoteReference>[5]
lang=FR-CA> Cette notion est à rapprocher de ce
passage tiré du Nouveau Testament : « Quand il se tournera vers le Seigneur, le voile sera ôté. »
style='color:black'>(2Corinthiens 3, 16).
class=MsoFootnoteReference>[6]
lang=FR-CA> ‘Abd al-Razzâq al-Qâshânî, Les Commentaires ésotériques du
Coran, par Pierre Lory, Les Deux Océans, Paris.
class=MsoFootnoteReference>[7]
lang=FR-CA> Les Sept Degrés Spirituels dans le chemin vers Dieu,
Edition Iqra.
class=MsoFootnoteReference>[8]
lang=FR-CA> Ibn Khaldûn, La voie et La Loi, ou le Maître et le Juriste, Traduit de l’arabe, présenté et annoté par René Pérez, Islam/Sindbad,
p.152.
class=MsoFootnoteReference>[9] lang=FR-CA> Ibn Khaldûn, Ibid., p.137.
class=MsoFootnoteReference>
lang=FR-CA style=''>[10]
lang=FR-CA> Ibn ‘Atâ’ Allah, La sagesse des maîtres soufis, traduit de
l’arabe, annoté et présenté par Eric Geoffroy, Grasset.
Commentaires
Très beau texte ; bien commenté , accompagné des versets correspondants au sujet en question . ça Ici dans ce texte , madame Marie-hélène Dassa ; nous à parler de trois choses distincts : le voile vestimentaire ( al-khimar) le voile spirituel , la pudeur (al-hayaa) et du voile symbolique qui ; lui est imagé . C’est pour cela que je craint pour les musulmans et musulmanes de oumma qui n’ont pas une base solide de connaissance des textes et de la sounna de confondre tout . Sinon , un grand merci à madame DASSA pour ce bel exposé simple , précis et bien fait .
à propos du point (4) : statut unique et particulier des femmes du Prophète vous dites ?
Ainsi user d’un language convenable (non aguicheur c’est ce qui est sous-entendu), Ne pas se montrer dans ses atours, faire la prière et la zakat, obéir à Dieu (swt) et son Prophète (sws) ne concerneraient que les femmes du Prophète ?
Ah ben c’est supercool ça...j’adore !
Envoi révisé
Texte magnifique, tant par la richesse de son contenu que par sa sobriété.
Je voudrais souligner, un peu arbitrairement, deux phrases qui m’ont frappé : « l’esprit et la lettre du texte sacré sont intimement liés pour faire sens. » Trop souvent, des personnes s’attachent à la lettre du texte, en négligeant complètement son esprit, et le défigurent ainsi. Ils lui font alors dire ce qu’ils ont en tête, en fonction de leur savoir, de leur interprétation, de leurs objectifs.
« L’islam ne se résume évidemment pas à une manière de s’habiller. » Il faudrait être puéril pour croire que l’islam se ramène à une manière de s’habiller. Et pourtant… Depuis une trentaine d’années, il n’y a plus que cela dans les médias.
Je voudrais vous faire part de quelques observations personnelles sur cette question. J’ai vécu en Egypte pendant quelques années, au moment où le fondamentalisme religieux ne concernait qu’une petite minorité insignifiante de la population. Dans les rues du Caire, on ne voyait quasiment pas de femmes « voilées ». Aujourd’hui, on ne voit plus que cela. Comment s’explique ce retournement de situation ?
Je voudrais noter, à cet égard, que mon père était un « alem » connu, ayant étudié et enseigné dans l’une des plus vieilles universités du monde islamique. Il était très pieux, lisait régulièrement le Coran, et connaissait évidemment la théologie et le droit musulman, ayant même rédigé des livres d’enseignement qui leur étaient consacrés. Ainsi, mon père refusait de toucher les intérêts que la banque créditait sur son compte, sur ses dépôts à vue, parce qu’il n’était pas certain que ces intérêts différaient de par leur nature, du « riba » interdit par le Coran. Il disait que, dans le doute, il valait mieux s’abstenir de les toucher.
Ma mère portait la djellaba et le « ltam » (càd voile qui couvre le visage) pendant la plus grande partie de sa vie, comme toutes les femmes du pays. Mais, avec la lutte pour l’indépendance et l’appel des oulémas pour la modernisation des structures et traditions du pays, les femmes adoptèrent une tenue vestimentaire « à l’européenne » et sortaient dans la rue sans djellaba ni « ltam ».
Ma mère, ainsi que les femmes des autres oulémas amis de mon père, sortaient ainsi habillées à l’européenne. Elles ne portaient la djellaba que dans les circonstances traditionnelles, ou quand elles en avaient envie.
Nul, à l’époque, ne pensait que c’était un acte répréhensible, contraire aux prescriptions de l’islam. Ni mon père, ni les oulémas du pays, n’auraient d’ailleurs donné leur assentiment à quoi que ce soit qui pouvait être considéré comme répréhensible pour un musulman.
Alors, comment le port du « voile » (très mal défini, de manière tout à fait arbitraire, par les Frères musulmans et les fondamentalistes) a-t-il pu être considéré comme relevant du choix des hommes, à un moment donné, et est-il maintenant devenu « une prescription incontournable de l’islam », à laquelle il fallait se plier de gré ou de force ?
Un texte remarquable, de bout en bout, quelle analyse !!!!!
félicitation pour votre texte simple et claire en islam le voile n est pas obligatoire mais on ne peut empêcher les sœurs de le mettre et c est pour ca qu il faut ce battre
superbe texte.
Cet article est une pure merveille ! Je vous applaudis Madame.
Seul compte le résultat.
Le texte est beau. L’obligation de se couvrir beaucoup moins.
En latin, le fanum est le rideau. Ce qui est "devant" est pro-fanum, ce qui a donné "profane", qui s’oppose au sacré (ou plutôt, qui le représente en deçà de ce qui le dissimule). La fana est l’extinction, par le même procédé de dissimilation par un recouvrement. Et, dans toutes les traditions mystiques, le cheminement ultime mène au Nur-Fana, le nirvana, ou l’extinction de l’illumination.
C’est tout le contraire,les musulmans sont bcp plus cultivés que l’on croit ou du moins ce qu’on veut bien qu’on en croit(clin d’oeil).
Les musulmans sont très attachés au savoir.
Et si le voile était humilité
et si la pudeur était la politesse.
« Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leurs voiles (khumur, sing. khimâr) sur leurs poitrines, de ne montrer leurs atours qu’à leur époux…Dis leur encore de ne pas frapper le sol de leurs pieds pour ne pas montrer leurs atours cachés. » (Coran 24, 31).
Ce verset prouve d’ailleurs comme l’ont déjà cité plusieurs Oulamas qui sont une référence dans l’explication du Coran et du Hadith que le Voile est une obligation, certes, comme l’a précisé Marie-Hélène, on parle de couvrir la tête jusqu’à la poitrine et non le visage sachant que le mot « Khimar » en arabe est ce que met la femme pour se couvrir la tête. L’analyse de Marie-Hélène est certes basée sur des versets du Coran mais à mon humble avis, on veut modifier le vrai sens littéraire de ces versets alors que l’ordre de Dieu est clair. Dans notre religion, tout ce qui a trait au hidjab a été abordé et expliqué de manière détaillée « verset par verset et Hadith par hadith » par des oulémas qui ont sacrifié leurs vies à étudier et expliquer le Coran et la Sunna, ce sont ceux là que nous devons suivre et prendre comme guide.
Vous avez cité une traduction du verset 33 de la sourate 38, je préfère plutôt l’interprétation (traduction) suivante : Salomon ordonna qu’on lui ramène les chevaux. Il se mit alors, par bonté, à leur caresser les pattes et les cous.
Et moi arabophone, c’est le premier sens que je saisis à la lecture de ce verset.
A celles et ceux qui disent que le voile n’est pas obligatoire : imaginez-vous une femme musulmane faire la salat sans voile ?
Je pense qu’après avoir répondu à cela, personne n’osera dire qu’il n’est pas obligatoire.
J’ai posé la question du voile à un faqih de renom que j’ai eu la chance de rencontrer, en France, et il m’a répondu que cela était obligatoire sauf empêchements.
Et en France, des empêchements, il y en a beaucoup !.
Et même une interdiction pour les écolières.
Le bon comportement des musulmans finira pas venir à bout de ces préjugés, inch’Allah !.
Miriam, je ne comprends pas où vous voulez en venir !!! Qu’il faille se couvrir la tête lorsque nous prions ne signifie pas qu’on de le faire quand on va au supermarché !!! Au contraire, ça me confirme que le voile est pour Dieu et certainement pas pour trucmachinchose que je croise au supermarché !
Et le voile dans la tradition prophétique ?
Samia a dit : « Ce verset prouve d’ailleurs comme l’ont déjà cité plusieurs Oulamas qui sont une référence dans l’explication du Coran et du Hadith que le Voile est une obligation… » « l’ordre de Dieu est clair. Dans notre religion, tout ce qui a trait au hidjab a été abordé et expliqué de manière détaillée « verset par verset et Hadith par hadith » par des oulémas qui ont sacrifié leurs vies à étudier et expliquer le Coran et la Sunna, ce sont ceux là que nous devons suivre et prendre comme guide. »
Bien sûr, il est utile de savoir ce que les oulémas ont dit sur une question de droit musulman. Après tout, ce sont eux les experts. Mais, il ne faut pas les suivre aveuglément. Ils ne détiennent pas la Vérité. Le plus souvent, ils ne font que répéter ce qu’on leur a enseigné dans leur famille, puis à l’école, puis à l’Université. Ils répètent (et enseignent) ce que le consensus des oulémas considère comme l’interprétation correcte d’un verset coranique, par exemple.
Aujourd’hui, il y a au moins 5 sources importantes d’interprétation de ce que l’Islam prescrit. Il y a le rite malékite, le rite hanafi, le rite chafi’i, le rite hanbali, et ne l’oublions pas, le rite chi’ite. Il y aussi, aujourd’hui, jusqu’à 15 rites officiels moins importants, appliqués dans des territoires assez réduits (le rite Ismaélite par exemple, Ahlu al bayt, etc.).
Par conséquent, dans différents pays, aujourd’hui, les oulémas donnent des interprétations différentes sur différents points de théologie et de droit musulman. Alors, si on veut suivre les oulémas dans leur interprétation, il faut d’abord décider quels oulémas suivre.
Il faut noter que la question du rite à suivre ne se pose pas, en général. C’est l’Etat qui décide du rite à appliquer dans le pays. C’est donc, à ce stade, un choix fait par les autorités politiques du pays. En Arabie Saoudite, on dira une chose et, en Algérie, autre chose, par exemple.
Les Etats musulmans ont ainsi appliqué des rites différents en fonction des gens qui étaient au pouvoir, à un moment donné. La dynastie fatimide a fait appliquer le rite chi’ite en Egypte et en Afrique du Nord, pendant quelques siècles, puis, après sa chute, ce sont les rites hanafi, malékite, etc. qui ont pris la relève.
Que faire, alors ?
L’islam n’a pas établi de hiérarchie religieuse. C’est un choix délibéré. Chacun doit utiliser sa propre capacité d’analyse, sa Raison, pour réfléchir à une question, et essayer de déboucher sur une conclusion. Il peut consulter qui il veut, que ce soit des amis, ou des oulémas, ou des encyclopédies, mais il doit tirer ses propres conclusions.
@Mghrebelle,quelle inteligence !!,donc pour toi la femme doit se voiler et cacher ses atours que lorsqu’elle prie !!et tu dis que le voile est pour Dieu donc pour toi Dieu n’est là qu’au moment de la priére !!!.
tu devrais lire sourat ennour verset(24,31)et essaie de comprendre le vrai sens de ces paroles et arrêtez de dire n’importe quoi.
@Ahmed,je voudrai vous poser une question:quand vous dites que votre pére(avec tous mes respects pour lui)etait alem connu et que votre mére et d’autres femmes de oulema ont adopté une tenue vestimentaire à l’européenne,vous voulez dire tête nue sans même un petit voile ?.
Et vous dites que votre pére ne voulait pas toucher aux interets de la banque par peur de riba car dans le coran il y’a des versets qui interdisent clairement(riba) d’ailleurs comme dans sourat ennour ou le voile est mentionné comme etant une obligation pour les croyantes coran(24,31),donc comment peut on modifier ou moderniser si j’ose dire des choses comme le voile et pas d’autres sachant qu’il y’a des musulmans qui justifient les interets de la banque.
Quelq’un a écrit : @Ahmed,je voudrai vous poser une question:quand vous dites que votre pére(avec tous mes respects pour lui)etait alem connu et que votre mére et d’autres femmes de oulema ont adopté une tenue vestimentaire à l’européenne,vous voulez dire tête nue sans même un petit voile ?. Et vous dites que votre pére ne voulait pas toucher aux interets de la banque par peur de riba car dans le coran il y’a des versets qui interdisent clairement(riba) d’ailleurs comme dans sourat ennour ou le voile est mentionné comme etant une obligation pour les croyantes coran(24,31),donc comment peut on modifier ou moderniser si j’ose dire des choses comme le voile et pas d’autres sachant qu’il y’a des musulmans qui justifient les interets de la banque.
Je vais essayer de répondre aux points que vous soulevez :
Une tenue vestimentaire à l’européenne : tête nue, effectivement, sans même un petit voile. On peut aussi mettre ce qu’on veut (un chapeau, etc.), ça n’a rien à voir avec la religion. Cela a à voir uniquement avec les choix vestimentaires personnels.
Vous dites que le voile est mentionné comme étant une obligation pour les croyantes (24, 31) : c’est une interprétation que certains donnent à ces versets. Mon père ne donnait pas cette interprétation, alors qu’il connaissait parfaitement toutes ces questions. Donc, il est clair que différentes personnes donnent différentes interprétations. Et cela n’a rien à voir avec la modernité, mais uniquement avec la compréhension réelle du texte, dans sa lettre et dans son esprit.
Comment peut-on modifier ou moderniser des choses comme le voile et pas d’autres ? D’abord, mon père n’a ni modifié ni modernisé la question du voile. Il pensait que la question ne se posait pas, que le verset n’avait pas le sens que les gens lui donnent maintenant, et qu’ils ne lui donnaient pas à l’époque. Qui a raison, celui qui interprétait les choses d’une certaine manière il y a quelque temps, ou celui qui l’interprète autrement aujourd’hui ?
On modifie et on modernise des choses tous les jours, sur des points que personne ne remarque plus. Prenons les choses les plus importantes :
l’esclavage n’existe plus dans les pays musulmans. Pourtant, il a existé jusqu’à il y a quelques 40 ans dans beaucoup de pays. Il existe (illégalement) dans des pays comme le Soudan, aujourd’hui, d’après certains articles de presse.
L’islam a-t-il interdit l’esclavage il y a 14 siècles, comme le disent certains, ou ne l’a-t-il jamais interdit, comme le disent d’autres ? Question très intéressante, et aussi importante que celle du voile. Mais personne n’en parle.
Personne ne coupe plus la main des voleurs aujourd’hui, sauf dans un seul pays. On a donc bien modernisé les choses sur ce point, même si le Coran est explicite l’a dessus. Va-t-on à l’encontre des prescriptions du Coran quand on ne coupe pas la main des voleurs ? Ou bien a-t-on simplement pris en compte le fait qu’au 7ème siècle, en Arabie, il n’y avait pas de services de police, pas de tribunaux, pas de prisons, et que couper la main des voleurs était un système très dur mais efficace pour empêcher les gens de voler.
Mais cela n’empêchait pas les tribus de faire des « razzias » sur d’autres tribus, ou d’attaquer des caravanes, et de leur prendre tout ce qu’elles pouvaient. N’étaient-ce pas du vol aussi, cela ? Pourtant, on n’a jamais pensé à couper la main des membres des tribus qui faisaient des razzias.
On pourrait donner des tas d’autres exemples, surtout en droit civil (dans tout ce qui concerne les règles et procédures du mariage, du divorce, etc.) qui montrent qu’on « modernise » constamment, mais en évitant d’en parler, en général, ou en affirmant qu’on n’a rien changé de significatif.
@Zaid, personne n’a dit qu’il faut suivre aveuglément, nous avons des cerveaux (Dieu merci), ce qui nous permet d’analyser et interpreter tout ce qui nous entoure. La majorité des oulamas étaient d’accord sur plusieurs themes comme l’alcool, le porc, l’héritage et autres choses précisées dans le Coran et dans la Sunna, et parmi elles, on trouve aussi le Voile, en effet, la majorité des oulamas étaient d’accord sur son obligation, quelques différents concernaient le visage faut-il le couvrir ou non.
Cependant, certes nous avons des cerveaux mais nous ne pouvons maitriser et connaitre tout, chacun est spécialisé dans un domaine bien précis, les médecins en médecine, les avocats dans le droit, les instituteurs dans l’éducation etc…
le Texte Coranique ne se comprend pas avec cette facilité !!! Un danger pour l’Islam !!
Tout d’abord, chere soeur, je te felicite pour l’effort fourni à comprendre le texte coranique et l’interpreter. Toutefois, il existe toute une pédagogie et des outils à suivre/utiliser pour comprendre le message divin. Tout d’abord, il faut se referer à la Tradition Prophétique, puis le consensus, l’analogie, l’abrogé et l’abrogeant, les causes de la Révélation, le sens profond et authentique sur le plan linguistique, et bien d’autres élements encore. Déterminer ce qui est licite ou illicite a pour objectif la recherche du bien pour l’être humain ou sa protection contre le mal. L’effort juridique doit se referer à des arguments solides et non pas seulement à une approche intellectuelle sinon chacun peut élaborer sa propre religion, ce qui est un grand danger pour l’humanité. La religion deviendrait un bricolage basé sur nos passions, nos désirs et une spiritualité qui désorienterait nos comportements ! Le Prophète (SAW) a dit : "El hallal bayin wa al haramu bayin" cad "le licite est évident et l’illicite est évident et clair". Ce n’est pas parce que l’Islam est une religion de misericorde que l’on peut se permettre de déduire des fatwas et donner des interprétations sans fondements. Sachant que la seule condition où les oulemas autorisent le non-respect d’une régle c’est dans le cas ou la vie du croyant est menacée. Dans ce cas on applique la régle juridique "la nécessité lève l’interdit". Mais cela reste une nécessité à définir au cas par cas, ce qui implique une grande vigilance de notre part et de ne pas déformer le texte coranique selon un besoin qui ne s’éleve pas à la nécessité. Sachant chere soeur que vous ne vous êtes pas référée, à aucun moment, aux grands exegetes musulmans du Coran. Et ce n’est pas une approche soufie légère qui peut interpréter le Texte Coranique. Car les vrais soufis disent : "La Charia est la porte de la Haqiqa (Vérité)". Et même Ibn Taimiyya dans son Tome 11 du Fatawi témoigne en faveur des grands soufis comme Junayd, Abdelqader Al Jilani pour leur respect de la Loi. Voulez vous devenir des "Neo-soufis" ? qui possédent leurs propres lois ! On reproche au soufisme suffisamment de bid’a (hérésies). N’en rajoutons pas ! Le contexte européen ou francais demande un effort juridique supplémentaire de la part des savants qui possédent les moyens de répondre aux besoins des musulmans dans ce nouveau contexte !!!
Samia, ce que j’essayais surtout de souligner c’est que SI le voile est une obligation (je considère qu’il n’en est pas une), il l’est envers Dieu, CERTAINEMENT PAS envers les individus de ce bas monde.
À mes yeux, l’argumentaire que dresse M-H Dassa est tout à fait juste et très clair. Et non, je ne suivrai pas aveuglément ouléma xyz, du moins pas tant que leurs intérêts patriarcales seront le moteur de leurs réflexions.
À bon entendeur.
ce qui est, à mon sens, certain c’est que la port du voile ne me conduira pas au paradis , ne pas le porter ne me conduira pas en enfer ,qui peut me prouver le contraire ;je suis cependant convaincue que je ne trouverai le salut que par rapport à mes actions bienfaitrices envers l’humain ;on le répète quotidiennement à toutes les occasions , "tout a une fin bien heureux celui qui a fait le bien" le but de notre pratique de la religion et de nous guider vers ce devoir qui est la véritable épreuve pour nous sur terre .par ailleurs sachons que le cheikh Al Ghazali, qui n’est pas là pour nous raconter des salades alors même qu’il avait un pied dans la tombe ,a dit dans sa causerie religieuse que le travail et la recherche du savoir valent mieux que mille dévotions "taalibou al ilm ou al amali kheirou min alfi ibadeh " en cliar à nos pelles et nos pioches si nous voulons que l’espèce musulmane continuera d’exister en tant que telle , si on continue à ne penser qu’à cette épée de damoclès qui est l’enfer ,le rouleau compresseur ne nous épargnera pas , le monde n’est pas fait que de musulmans irréprochables ....
Pour ajouter des interrogations à ma remarque que personne n’a entreprit de contrer :
Les cheveux sont-ils un des atours de la femme oui ou non ?
Couvrir ses atours est-il demandé oui ou non ?
Ps : le voile ne se porte pas pour les individus ici-bas mais pour plaire à Dieu en se conformant à son ordre ! Revenez aux sources : le tawhid premier pilier de l’Islam semble mal assimilé pour certain(e)s !
LEILA a dit :
"qui peut me prouver le contraire" : dans le même sens, pouvez-vous prouver ce que vous avancer ?
"je suis cependant convaincue que je ne trouverai le salut que par rapport à mes actions bienfaitrices envers l’humain" ;on le répète quotidiennement à toutes les occasions , "tout a une fin bien heureux celui qui a fait le bien" : C’est de l’horizontalité dont faîtes allusion, que fait-on de la verticalité qui est le but premier, la finalité même de notre existence ?
"le but de notre pratique de la religion et de nous guider vers ce devoir qui est la véritable épreuve pour nous sur terre." : Dieu ne dit-il pas "Je n’ai créé les Hommes et les Djins que pour qu’ils m’adorent (fama khaltu ljini wal inss ila lya’budu). Et Dieu n’est certes pas là pour nous raconter des salades, n’est-ce pas ?
"la recherche du savoir valent mieux que mille dévotions" : certes, mais il fallait comprendre que la dévotion est EFFECTIVE ! Et non pas préférer le savoir à l’adoration...
"cette épée de damoclès qui est l’enfer" : oui, c’est vrai, à la limite l’enfer ça existe pas !!! L’être humain se souvient trop souvent des occurrences qui apaisent (Inallaha Ghafouru Rahim= Et certes Dieu pardonne et fait miséricorde). Il ne faut néanmoins pas oublié que "Inalaha Shadidu l’iqab= allusion au chatiment..." Car oui, certains seront agréés et d’autres admis en enfer.
Le problème dans tout ça, c’est que n’importe qui s’improvise spécialiste en exégèse, en usant d’intempestifs : "à mon sens...", "Je suis convaincu que..." "Mon aieul qui était..." : je reste vraiment ahuri devant cette propension qu’ont certains à s’accaparer hasardeusement le sens du message divin...
L’Islam sera le point de base de la philosophie moderne et deviendra la seule notion que la raison priera.
L’histoire nous l’enseigne.
La société est malade et perd ses repères.
Elle a besoin d’un voile pour pleurer.
Ne vous cassez pas la tête avec des choses inutiles : ou tout le monde est voilé ou alors personne, Mesdames et Messieurs.
Couvrez-vous, il y a du soleil.
JeanMoulin a dit :"Le problème dans tout ça, c’est que n’importe qui s’improvise spécialiste en exégèse, en usant d’intempestifs : "à mon sens...", "Je suis convaincu que..." "Mon aieul qui était..." : je reste vraiment ahuri devant cette propension qu’ont certains à s’accaparer hasardeusement le sens du message divin..."
Il est clair qu’on ne peut pas interpréter les choses à sa guise, si on est sérieux. On peut juste exprimer des opinions.
Mais on n’est pas non plus obligé d’adopter aveuglément le point de vue de l’un ou de l’autre alem d’il y a des siècles, qui s’est prononcé sur une question donnée.
Qu’avait-il de plus que nous, pour que son opinion reste éternellement suivie, alors que tout bouge dans le monde, et que ce qui est vrai à un moment donné ne l’est plus plus tard ?
La science bouge tous les jours. Tous les 20 ans pratiquement, elle est méconnaissable par rapport à ce qui était enseigné et tenu pour l’état de l’art sur une question donnée.
Et l’on voudrait continuer à suivre et à appliquer ce que nos aieux, qui vivaient il y a des siècles, ont décidé d’appliquer pour gérer leur propre existence ?
Il y a des choses qui sont éternelles, et d’autres qui ne le sont pas. Les versets coraniques, par exemple, appartiennent à la première catégorie. Les interprétations que les oulémas donnent à des versets coraniques déterminés appartiennent à la deuxième catégorie.
Et nous pouvons avoir notre mot à dire, au sujet de l’interprétation à leur donner. Nul n’a le monopole en ce domaine, surtout pas les oulémas.
Merci à Leila et Zakariah. Ce fut un plaisir de vous lire.
Critique : tu nous demandes si les cheveux de la femme font partie de ses atours. Pour certains, les poignets sont des atours et les orteils aussi ! Décidément, un homme dont les yeux sont déjà remplis d’indécence ne verra que de l’excitation partout. Je ne crois pas avoir besoin de vous dire où mène cette paranoïa.
La solution : que l’homme s’assume, se reprenne en main et arrête de projeter ses faiblesses sur les femmes.
Mme Dassa a très bien su nous expliquer le sens réel du "voile", en tout cas, mieux que la trop grande majorité des oulémas que j’ai eu l’occasion de lire !
Certes, il y a des choses qui bougent et qui changent telles par exemple les sciences et la technologie, et les mentalité suivent.Néanmoins n’oublions pas que si l’Islam n’est effectivement pas figé dans le temps et l’espace, il ne faut pas oublier les "THAWABETS"( les immuables)tel que l’adoration, qui ne peuvent être soumis au changement de siècle ou de mentalité.Comme l’a dit Jeanmoulin il faut distinguer la verticalité ou transcendant(relation à Dieu) de l’horizontalité(relation à autrui).Ne pas prendre en compte la notion de THAWABETS, c’est être amené à changer même sa relation à ALLAH(relation atemporelle), et nous savons tous où ces improvisations hasardeuses nous ménerons !
Qu’est-ce-que les oulémas d’antan ou même d’aujourd’hui,avait ou ont de plus que nous ?Ils avaient sacrifié leur vie pour le ilm, la recherche de la sagesse et pour l’adoration d’Allah et étaient surtout très humbles(pas facile aujourd’hui l’humilité !)et malgré tous leur savoir ils avaient toujours la hantise de se tromper, et disaient :"Allahou a’lem".
Certes aujourd’hui, la pensé islamique a besoin d’être reformé, mais en restant fidéle aux sources et à l’esprit islamique tout en faisant la distinction entre ce qui peut et doit être reformé et ce qui est immuable.
"On peut juste exprimer des opinions. Mais on n’est pas non plus obligé d’adopter aveuglément le point de vue de l’un ou de l’autre alem d’il y a des siècles, qui s’est prononcé sur une question donnée. Qu’avait-il de plus que nous, pour que son opinion reste éternellement suivie ?"
Réponse : De plus que nous ? Rien évidemment ! A côté de notre océan de savoir (sourate Al Fatiha à peine maîtrisée...), ces savants d’un autre âge peuvent se retourner dans leur tombe !
"alors que tout bouge dans le monde, et que ce qui est vrai à un moment donné ne l’est plus plus tard ? La science bouge tous les jours. Tous les 20 ans pratiquement, elle est méconnaissable par rapport à ce qui était enseigné et tenu pour l’état de l’art sur une question donnée. Et l’on voudrait continuer à suivre et à appliquer ce que nos aïeux, qui vivaient il y a des siècles, ont décidé d’appliquer pour gérer leur propre existence ? Il y a des choses qui sont éternelles (en fait les versets dites-vous, mais vidés de leur substance), et d’autres qui ne le sont pas" (l’interprétation des dits versets dites-vous) :
Ok en fait, on a trouvé la parade à ceux qui voudraient effacer des versets coraniques jugés trop anachroniques. On les garde, car éternels. Par contre, n’importe qui est libre de les interpréter quelque soit le niveau de connaissance de celui qui s’en réclame.
Avec dans quelques décennies, une remise en cause de la pertinence du jeûne du mois de Ramadhan sous prétexte qu’il freinerait la croissance économique.
Non, ce qui est éternel, en plus des versets, c’est le sens, la nature de certains d’entre eux qui restent immuables, indiscutables (tawabiit). Puis viennent le sens de certains versets que l’on découvre ou redécouvrent, où le "on" employé renvoie bel et bien aux savants.
"Nous avons notre mot à dire [...] Nul n’a le monopole en ce domaine, surtout pas les oulémas"
Question : Etre un savant suppose que l’on possède les connaissances ad hoc. C’est en vertu de ce savoir que l’on est à même de faire de l’exégèse (tafsir). En quel honneur, au regard de quelle type de connaissance que nous posséderions, pouvons-nous prétendre "avoir notre mot à dire" ? La seule maîtrise de la langue arabe ? Un hisb ? des notions d’exégèse ? De fiqh ...
Comme dirait l’expression populaire, on fait décidément de beaux "marseillais", en plus d’être ... "mufti" autoproclamé ! Et n’y voyez aucun message en tentant d’associer les deux mots, ce ne serait que pur hasard.
Encore que l’interprétation est libre dit-on...
@Maghrebelle,je te félécite,bravo tu as trouvé ton alem et ton guide pour connaitre ta propre religion mais tache de ne pas suivre aveuglement surtout !!!.
Juste une chose à Madame DASSA :
Faites attention :
1- Le Coran n’est pas un "récit"(comme vous l’avez écrit),mais LA PAROLE d’ALLAH.Il a été DIT par ALLAH lui même tel qu’il a été rapporté par son prophete à la lettre et à la virgule prés.
2- Ce qui fait que vous avez citez cette PAROLE SACREE comme un récit en faisant deux érreurs(peut-être même plus...je n’ai pas lu tout votre article..) :
a- dans le chapitre 38,32-33,ALLAH n’a pas dit "TRANCHER" mais " passer la main sur .." ou " leur fllater".
b- Au chapitre 7 le verset n’est pas ce que vous avez cité .( voir Coran 7,46.).
Nous ne pouvons extraire une phrase ou un passage du Coran sans prendre en compte la parole d’ALLAH telle qu’elle a été dite par lui même.
Bien à vous . Abaallah.
L’analyse sur la question du hijab est correcte et littéraliste, on ne peut qui souscrire. Par contre on cherche aussi à nous faire comprendre que la spiritualité est une voie supérieure se souciant guère de la pratique : En d’autres termes si tu t’obstines à porter le voile c’est que tu es voilé à la réalité de Dieu...Méfions de cette séparation entre pratique et spiritualité...
L’article élude un point important, que signifie atours ? en langage classique ilne fait aucun doute que atours signifie les seins des femmes, autrement dit on recommande à une femme de se couvrir les seins. Les femmes arabes à l’époque de la révélation sortaient souvent les seins nus ou sommairement couverts, on a tendance à l’oublier...
Une femme libre ne porte un voile que lorsqu’il y a trop de soleil.
Stef,alors là !!quand on a rien à dire il vaut mieux se taire.
Najelk,une femme libre ne porte rien quand il y’a trop de soleil,c’est justement comme ça qu’elle exprime sa liberté !!!.
à jeanmoulin
...De nos jours "le voile est à la femme ce que le pseudo jeanmoulin est à vous" ni plus ni moins....
Je suis étonné de lire dans les commentaires de ce texte savant :"En islam le voile n’est pas obligatoire".
L’ Arabie séoudite et l’Iran ,où le voile est obligatoire même pour les non-musulmanes ne sont pas en islam ?
leila a dit : "à jeanmoulin ...De nos jours "le voile est à la femme ce que le pseudo jeanmoulin est à vous" ni plus ni moins...."
Je suis flatté que vous érigiez le port du voile de manière si thuriféraire... Me voilà donc rassurez quant au fait que vous n’exécriez pas le voile en même temps que vous reconnaissez la personnalité de Jean Moulin.
Sinon, mis à part pratiquer l’Alexandrisme, du Renisme etc qu’avez-vous à apporter au débat de manière concrète ?
car vous n’avez jamais répondu à mes questions :
LEILA a dit :
"qui peut me prouver le contraire" : dans le même sens, pouvez-vous prouver ce que vous avancer ?
"je suis cependant convaincue que je ne trouverai le salut que par rapport à mes actions bienfaitrices envers l’humain" ;on le répète quotidiennement à toutes les occasions , "tout a une fin bien heureux celui qui a fait le bien" : C’est de l’horizontalité dont faîtes allusion, que fait-on de la verticalité qui est le but premier, la finalité même de notre existence ?
"le but de notre pratique de la religion et de nous guider vers ce devoir qui est la véritable épreuve pour nous sur terre." : Dieu ne dit-il pas "Je n’ai créé les Hommes et les Djins que pour qu’ils m’adorent (fama khaltu ljini wal inss ila lya’budu). Et Dieu n’est certes pas là pour nous raconter des salades, n’est-ce pas ?
"la recherche du savoir valent mieux que mille dévotions" : certes, mais il fallait comprendre que la dévotion est EFFECTIVE ! Et non pas préférer le savoir à l’adoration...
"cette épée de damoclès qui est l’enfer" : oui, c’est vrai, à la limite l’enfer ça existe pas !!! L’être humain se souvient trop souvent des occurrences qui apaisent (Inallaha Ghafouru Rahim= Et certes Dieu pardonne et fait miséricorde). Il ne faut néanmoins pas oublié que "Inalaha Shadidu l’iqab= allusion au chatiment..." Car oui, certains seront agréés et d’autres admis en enfer.
Le problème dans tout ça, c’est que n’importe qui s’improvise spécialiste en exégèse, en usant d’intempestifs : "à mon sens...", "Je suis convaincu que..." "Mon aieul qui était..." : je reste vraiment ahuri devant cette propension qu’ont certains à s’accaparer hasardeusement le sens du message divin..
Vous n’avez jamais répondu sur le FOND, aux problématiques de la rubrique que vous avez, les pseudo de votre acabit et vous mêmes, créées...
Cordialement Leila (restez-y)
à maghrebelle : en effet, CERTAINS voit les orteils comme un charme...sur combien de personnes ?
qu’en est-il des cheveux ? Voilà un argument bien envoûtant comparé à des orteils ! Vous ne pensez pas ? je vous invite à vous penchez sur les poèmes, chansons, textes où la femme est décrite à travers tous les siècles et tous les points du globe : On passe inévitablement par l’évocation des cheveux.
Vous dites : "La solution : que l’homme s’assume, se reprenne en main et arrête de projeter ses faiblesses sur les femmes."... vous faites la même chose qu’eux en leur rejetant la pierre. La vraie solution étant que chacun fasse un effort, les femmes devant également assumer leur nature.
Je crois seulement que vous avez apprécié cet écrit car il correspond à vos convictions.
A "X" :
"Najelk,une femme libre ne porte rien quand il y a trop de soleil, c’est justement comme ça qu’elle exprime sa liberté !!!."
Réponse :
Votre raisonnement, si je comprends votre indignation, est curieux . Vouloir mettre un mouchoir sur son crâne semble être ce qui se fait de mieux en matière de liberté des femmes.
Vouloir mettre une prison symbolique sur sa tête n’est pas une aspiration à la liberté des femmes mais plutôt une soumission à des croyances anciennes. Cela vient d’un conditionnement dès la naissance. Toutes les religions le font.
Les barreaux d’une prison enferment mais ils peuvent aussi rassurer car ils sont une protection contre l’extérieur, si on n’est pas habituée.
Quand on ne doit pas connaître l’Extérieur. Pensez aux femmes.
Sfaxi,ton probléme à toi n’est pas le voile mais c’est l’islam comme la plupart d’ailleurs sauf sous pretexte du voile et soi-disant la liberté de la femme musulmane.
je vis à Montréal et en tant que musulman, j’appréhende l’été, car les femmes, pour la plupart, portes des vêtements super léger qui laissent presque tout apparaitre.
j’arrive pas à m’empêcher de les regarder avec des yeux pleins de désirs.
mesdames ! vous allez dire, c’est pas bien ce que je fait, et je suis d’accord avec vous, mais est-ce ma faute ? dois-je être insensible à ça ? et si c’était le cas,comment pourrai-je désirer une femme alors que c’est le fondement d’un couple ?
la vérité est que pour la sois-disant liberté, ces femmes m’agressent visuellement en réveillant en moi un sentiment purement humain et incontrôlable qui fait partie de mes instincts et qui est le désir.
elles se pavanent tel une marchandise qu’on veut exposer au regard des hommes pour accentuer leur appétits.
tout les hommes se reconnaitront dans mon message.
j’ai un ami français qui m’a dit un jour " l’été, j’ai du mal à regarder une femme en face "
dieu a demandé à la femme de porter des vêtements décents, car il sait bien ce qu’il a crée.
La beauté d’un texte, l’argumentation, cache des choses triviales : faut-il en fin de compte porter tout le temps un tissu sur la tête ? Pourquoi faire ?
Pour ne pas distraire les hommes de leur amour pour Dieu ? Pour ne pas pas être violée dans la rue si on sort dans l’Extérieur, réservé aux seuls hommes ?
L’observation de la seule tradition empêche de réfléchir. Siècle après siècle, on s’endort...
Le Prophète met un certain temps à faire porter le voile à ses femmes. Ce n’était donc pas évident.
Cela peut simplement être dû au fait qu’à cette époque règnait une grande promiscuité. On ne ne peut pas surveiller toutes ses femmes tout le temps, surtout si ce ne sont pas des mariages d’amour...
@Reno,pourquoi vous n’arrivez pas à accepter qu’une femme puisse se voiler seulement par conviction,qu’elle ait choisi elle même de se soumettre à ses propres convictions,pourtant chacun est libre de faire ce qu’il veut de son corps non ? ou peut être tout le monde est concérné par le concept"liberté"sauf la musulmanne qui choisit de mettre un voile sur la tête donc une liberté avec conditions !,vous vous acharnez contre des femmes qui sont en paix avec elles mêmes mais croyez moi ça ne fait que les renforcer.
À Critique qui m’a dit : " Je crois seulement que vous avez apprécié cet écrit car il correspond à vos convictions."
Vous ne m’apprenez rien mon cher ! Bien évidemment que j’aurais protesté si Mme Dassa avait écrit aux femmes de se couvrir de la tête jusqu’aux orteils !
Mais j’imagine que vous aussi, vous n’êtes pas d’accord avec Mme Dassa parce qu’elle n’appuie pas vos positions ! C’est bien la nature du patriarcat de toujours rechercher dans les Textes des façons de mieux bastonner les femmes, et ce sera toujours dans la nature de la femme de rechercher tout ce qui dans les Textes pourrait la mener vers la libération !
À bon entendeur.
les texte coranique sont très claires, une femme doit cacher ses atours et ne pas les exposer.
maintenant à chacun de faire ce qu’il veut en son âme et conscience.
j’ai lu une phrase que Najelk a dit " des croyances anciennes", réduire l’Islam à une croyance ancienne.
que tu renies l’Islam, c’est ton problème mais je t’avoues que ces mots m’ont donné la chair de poule.
A Samir : Je ne vois pas qui nie le fait que l’Islam demande aux hommes ET aux femmes de s’habiller convenablement et de ne pas s’exposer indécemment.
Ce que nous contestons est la dérive patriarcale voulant que la femme se cache soit entre les murs de la maison, soit derrière un voile. Il y a une nuance entre cacher ses sains et passer directement au hidjab ! Arrêtez de vouloir nous tourner en bourriques !
à Maghrebelle : Vous dites "Bien évidemment que j’aurais protesté si Mme Dassa avait écrit aux femmes de se couvrir de la tête jusqu’aux orteils !"
C’est intéressant...C’est donc votre avis que vous défendez, si non, sur quoi vous basez vous ?
Pour ma part, je ne suis pas de langue maternelle arabe comme 99% des gens de ce site auxquels je déconseille instamment de se lancer dans la traduction !
Mon avis est plutôt celui-ci : s’appuyer sur les dires des Oulémas UNANIMES sur cette question et qui ont conscience des énormes responsabilités de leur avis. Je m’appuierais aussi sur le Coran et la Sunna, en jouant la sécurité plutôt que de gratter les cordes de la transgression.
Au lieu de chercher à ressembler à Cindy Crawford ou Jenesaisqui, prenez exemple sur les femmes du Prophète asws.
Et puis si je me base sur le raisonnement de Mme Massa...Le point 4 montre bien que cela est valable pour toutes les femmes.
Que la libération de la femme repose en paix. Pauvre produit soumis au désir ravageur des hommes...
À Critique qui m’a dit : "...s’appuyer sur les dires des Oulémas UNANIMES sur cette question et qui ont conscience des énormes responsabilités de leur avis."
Pardonnez-moi de vous apprendre que peu importe le nombre de personnes qui appuient une affirmation, si celle-ci est fausse, elle le restera. Une fausseté ne deviendra jamais vraie, peu importe qui est son porte-parole.
Je persiste et signe : le patriarcat insiste à nous enfoncer SES "vérités" dans la gorge et je passerai ma vie à refuser de les avaler. Point à la ligne.
DIEU SAIT MIEUX (et non pas vos oulémas !) Dieu est du côté des opprimés, pas des oppresseurs.
À bon entendeur.
je suis tout à fait d’accord avec stef et maghrebelle, il ne faut pas oublier le contexte historique de la révélation où les femmes et hommes faisaient le pélerinage autour de la kaaba nus et les femmes n’hésitaient pas à se balader les seins nus. D’autres part, le voile a été obligatoire pour les femmes libres et non pour les esclaves (un hadith rapporte qu’Omar Ibn Khattab avait arraché le voile à une esclave prétextant sa condition d’esclave)on peut se demamnder pourquoi.De plus, la société médinoise renfermait les munafikuns (les hypocrites) qui importunaient les femmes du prophètes. On peut rester optimiste et dire que l’homme a évolué depuis mais il y a encore du travail à faire... n’oublions pas que l’homme et la femme sont strictement égaux devant Dieu et qu’il faut arrêter de regarder la femme comme une sous catégorie de l’Homme dépendant entièrement de lui et subissant ses lois.
merci pour cette lecture de commentaires j’ai le coeur chaud et la sensation d’appartenir à une communauté soudée et fraternelle !!!Jamais notre Prophete sws ne nous aura autant manqué notre communauté se déchire pour un bout de tissu !
J’ai été très intéressée par votre discussion...
Je vous recommande la lecture de :
http://be.altermedia.info/socit/le-coran-ne-parle-pas-de-voile-de-tchador-ou-de-bourka_2113.html
et
http://www.casafree.com/modules/newbb/viewtopic.php ?topic_id=763
...qui apportent encore une autre vue sur le problème...
Pour ma part,je pense qu’ "atours" devait avoir, à l’époque du prophète, une connotation beaucoup plus sexuelle (sexe proprement dit et seins)
Je suis admirative envers toutes les femmes qui veulent comprendre et non se soumettre simplement aux volontés des hommes qui voudraient faire porter la "faute" d’être tentés, aux femmes... !
Une faute ce n’est pas avoir envie de faire quelque chose, c’est d’y succomber !(ou alors, il faudrait comprendre que l’homme est tellement faible, qu’il ne peut que succomber à la moindre des tentations... !)
J’ai été très intéressée par votre discussion...
Je vous recommande la lecture de :
http://be.altermedia.info/socit/le-coran-ne-parle-pas-de-voile-de-tchador-ou-de-bourka_2113.html
et
http://www.casafree.com/modules/newbb/viewtopic.php ?topic_id=763
...qui apportent encore une autre vue sur le problème...
Pour ma part,je pense qu’ "atours" devait avoir, à l’époque du prophète, une connotation beaucoup plus sexuelle (sexe proprement dit et seins)
Je suis admirative envers toutes les femmes qui veulent comprendre et non se soumettre simplement aux volontés des hommes qui voudraient faire porter la "faute" d’être tentés, aux femmes... !
Une faute ce n’est pas avoir envie de faire quelque chose, c’est d’y succomber !(ou alors, il faudrait comprendre que l’homme est tellement faible, qu’il ne peut que succomber à la moindre des tentations... !)