Samedi 26 mai 2012
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Les musulmanes poursuivent leur djihad contre la violence

À l’occasion de mes nombreux voyages en terre musulmane, au Pakistan, par exemple, je peux constater personnellement le travail remarquable que font les femmes dans le domaine des droits de l’homme et pour la croissance économique. Elles sont chef d’entreprise, elles dirigent des refuges et des affaires, démentant ainsi l’image de la musulmane marginalisée, illettrée et enclavée que véhiculent volontiers les médias occidentaux.

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Le 8 mars, la Journée internationale de la femme permettra de mettre en lumière le travail des femmes contre l’inégalité. La violence et l’inégalité sont le lot commun des femmes dans le monde entier, y compris celles qui vivent dans les sociétés musulmanes. Comme leurs sœurs non-musulmanes, elles s’activent tous les jours pour faire progresser leur condition sociale.

À l’occasion de mes nombreux voyages en terre musulmane, au Pakistan, par exemple, je peux constater personnellement le travail remarquable que font les femmes dans le domaine des droits de l’homme et pour la croissance économique. Elles sont chef d’entreprise, elles dirigent des refuges et des affaires, démentant ainsi l’image de la musulmane marginalisée, illettrée et enclavée que véhiculent volontiers les médias occidentaux.

Bushra Aslam, par exemple, a fondé un orphelinat pour jeunes filles à Islamabad après le tremblement de terre de 2005. Elle assure les services d’éducateurs, de mentors, de conseillers et des activités interconfessionnelles pour les 45 pensionnaires. Une autre femme remarquable est Rukhsana Asghar, la présidente de Fulcrum (Le levier), un cabinet de conseil en ressources humaines qui offre des bourses à des jeunes filles pauvres pour les préparer à un métier.

L’opinion publique des pays occidentaux connaît mal les activités positives qui se déploient dans tout le monde musulman. Au Maroc, en Egypte et en Turquie, par exemple, des femmes reçoivent une formation de guides spirituelles, ou murshidat, pour assurer l’encadrement spirituel des femmes et des enfants.

Des mouvements comme l’Initiative féminine islamique pour la spiritualité et l’égalité (Women’s Islamic Initiative in Spirituality and Equality - WISE), réseau social et mouvement de justice sociale citoyen, visent à créer des débouchés pour les femmes dans le monde musulman. Un des programmes de WISE, Djihad (combat) contre la violence, vise à éliminer la violence contre les femmes et à défendre la cause des femmes dans le monde musulman et au-delà.

WISE est fondé sur le principe que « la violence est un phénomène humain qui existe dans toutes les cultures et toutes les communautés confessionnelles. Elle perpétue une réalité constante dans la vie de millions de musulmans, empêchant des sociétés entières de s’épanouir dans le domaine religieux, culturel, politique et économique. Partout dans le monde, la violence annihile le potentiel des femmes à s’épanouir au sein de leurs familles, de leur communauté, de leur pays. »

Le 6 février, WISE a annoncé la journée internationale de lutte contre l’excision, coutume largement répandue en Afrique. Comme ce fléau frappe de nombreuses filles de toutes confessions, les clergés chrétien et musulman se sont unis pour le condamner. Pour prolonger leur message, et dans le cadre de sa djihad contre la violence, WISE collabore avec l’Egyptian Association for Society Development (EASD), organisation non-gouvernementale qui a son siège à Gizeh, pour proposer une éducation contre cette pratique dans un cadre religieux, ainsi que des incitatifs financiers et des activités rémunératrices de substitution pour les personnes qui pratiquent actuellement l’excision.

A titre d’exemple, en 2008, les membres de l’association se sont mis en rapport avec Amin Hussein, un barbier qui a régulièrement pratiqué des excisions illégales (l’excision est interdite en Egypte depuis 1996). Après avoir suivi une formation démontrant que l’excision est non-islamique et nocive pour les femmes, M. Hussein a accepté de mettre fin à son activité, en contrepartie de quoi il reçoit une compensation financière et un nouvel équipement professionnel dans le cadre du programme.

Voici plus d’un an maintenant que M. Hussein n’exerce plus ses activités illégales. Sa vitrine exhibe fièrement une proclamation de l’Université d’al-Azhar déclarant l’excision non-islamique et interdite.

WISE œuvre aussi à la prévention et à l’élimination de la violence domestique, phénomène que les Occidentaux croient, à tort, plus répandu, voire accepté, dans les communautés musulmanes, en raison des clichés véhiculés par Hollywood et la presse occidentale.

Certains musulmans, quant à eux, croient aussi que l’islam autorise la violence domestique. Cette attitude est le résultat de normes culturelles, de pratiques tribales et de l’ignorance des interprétations des textes qui reconnaissent la dignité des femmes.

WISE s’efforce de mieux faire connaître le problème de la violence domestique et de proposer un soutien aux victimes par le biais de ses membres et de leurs organisations. Ainsi, Ambreen Ajaib, une psychologue membre de WISE qui travaille pour Bedari, organisation pakistanaise de défense des droits des femmes au Pakistan, propose un soutien psychologique aux survivantes des violences masculines.

Tels sont les engagements et les transformations réalisés par les musulmanes, et qu’elles continuent de réaliser, pour faire reculer les inégalités qui sont responsables des pratiques d’excision et de violence domestique. Malgré tous les efforts déployés par WISE et d’autres organisations pour diffuser l’information sur les mauvais traitements dont les femmes sont victimes et prendre des mesures concrètes pour y mettre un terme, il faudra redoubler ces efforts : il est encore long, le chemin qui sépare les musulmanes de l’égalité.

En partenarait avec le CGNews

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Commentaires

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La journée de la femme est une boutade , et une insulte aux femmes même !!!

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" il est encore long, le chemin qui sépare les musulmanes de l’égalité." comme est long le chemin qui sépare les Espagnoles, les Brésiliennes, les Françaises, les Africaines... de l’égalité.

Comme est long le chemin qui sépare les femmes du monde de l’égalité. Et pour les pauvres un peu plus encore !

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De quelle inégalité (ou égalité) est-il question dans cet article ? en dignité, en droits ? ou quoi d’autre, faudrait préciser peut-être. Merci.

Mais c’est le tableau "femmes d’Alger dans leur appartement" illustrant cet article qui a retenu mon attention. Comme salariée à plein temps durant de longues années, j’aurais bien aimé pouvoir, comme ces algéroises, savourer ce café de l’après-midi, ce petit moment très agréable que l’on appelle à Alger qahwat l’a3chiya.

Ce rite a été immortalisé par les peintres Eugène Delacroix et Pablo Picasso, mais aucune féministe n’aurait songé à le revendiquer, hélas.

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Le djihad il est scientifique, sociologique, philosophique, psychologique, intellectuel, il est discret, il est essentiel pour le bien être de chacun de nous, s’armer de savoir de connaissance et d’intelligence et non de allahou akbar, faut de plus haut niveau pour réduire ces cerveaux qui consomment depuis le règne de la laicité, pourtant c’est facil, il suffit d’être trés prudent, bien entouré, bien équipé, et la le djihad servira à bp de résultat positif, bonne chance et bon courage ; merci à vous...

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C’est vrai qu’on aimerait bien bosser moins surtout si on a de jeûnes enfants. Les mères et les enfants sont privé de leur droit a l’allaitement par une société mercantile. Mais passée la petite enfance qu’il est bon de reprendre le boulot et les pauses café. Que serait le monde du travail sans les femmes, leur douceur, leur intuition, leur écoute ? Ca serait un monde encore plus dure et brutal qu’il ne l’est déjà.

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Un tel article, à défaut des hommes, devrait faire réagir au moins les femmes, puisqu’il y a du nettoyage à faire partout. Où sont les nombreuses réactions des uns et des autres ?

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A Isabelle qui a dit cette curiosité : "Les mères et les enfants sont privés de leur droit a l’allaitement par une société mercantile." Il faudrait voir à ne pas raconter n’importe quoi. Dans les sociétés traditionnelles, les mères sont OBLIGEES de faire ce qui est prévu pour elles. C’est ici qu’elles ont le plus de choix. Voudriez-vous que la protection sociale de notre pays subventionne les mères allaitantes ? Pourquoi toujours se plaindre alors que les conditions offertes par notre pays lorsqu’il s’agit d’élever des enfants ne se rencontrent que rarement ailleurs... ?

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Aîcha (Isabelle", vous nous dites : "Que serait le monde du travail sans les femmes, leur douceur, leur intuition, leur écoute ?"

Je comprends ce que vous voulez dire, mais je pense que dans le milieu professionnel, il y a des chameaux, des dictateurs en herbe, des petits chefs, des carriéristes, des bourreaux de travail et des fainéants, des fortes têtes et des lèche-cul chez les hommes comme chez les femmes. Cela prouve au moins que l’égalité progresse, et que tous les caractères sont représentées, sans préjugés.

J’ai eu "une" chef pendant plusieurs années, très bon leader mais pas douce du tout, et qui tenait la dragée haute à ses collègues cadres sup. Une seule remarque, les femmes du service ont été plus désorientées au départ que les hommes. Paradoxal, mais pas tant que cela quand on y réfléchit.

Je l’ai rencontrée par hasard dans la rue peu après mon départ de la société, tout sourire avec son mari et ses enfants turbulents. Image familiale décontractée classique.

Les choses évoluent positivement.

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Dans le monde musulman le statut des femmes reste quand même CATASTROPHIQUE ! Même un musulman comme moi doit l’admettre c’est un fait !

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Je suis bien d’accord avec vous Fermion, cela est du je pense au fait que les valeurs féminines sont totalement discréditées dans notre sytème alors que les valeurs masculines ont la cote ; Alors les femmes qui "en veulent" s’approprient des qualités et surtout des défauts masculins ;
Au délà d’une journée de la femme, (moi j’aime bien, c’est une occasion de s’entendre souhaité bonne fête et de réfléchir à la situation des femmes), il faudrait une journée du féminin (car il y a du féminin chez l’homme et du masculin chez la femme) !
Reno je ne suis pas d’accord, combien de femmes en larme car elles laissent un nourrison de deux mois à une nourice qu’elle ne connaisse pas, non ce n’est pas humain, oui l’allaitement devrait être pris en charge par la société, d’ailleurs les medecins le reconnaissent tous aujourd’hui le lait maternelle a de multiples vertus pour la santé, la sécu ferait surement des économies (et nous aussi car le lait en poudre ca douille) mais bien sur pas les multinationales du lait et des antibiotiques. Tout les medecins le disent, alaiter deux mois ca ne sert à rien pour renforcer le système immunitaire d’un enfant, il en faut au moins 4 voir plutot 8 ; baisse des allergie, baisse du cancert du sein chez les femmes , baisse des troubles intestinaux, alors oui l’allaitement c’est bien pour tout le monde
le monde musulman a bien du boulot a faire pour les droits de la femme, et sortir (en particulier au magreb) de cette gène, de cette honte maladive des qu’on se trouve face a une femme, ou un homme.
mais je reconnais une chose, dans une société plus traditionelle pour la maternité et les enfants en bas âges c’est le bonheur
et moi je fait partie de ceux qui veulent prendre le meilleur partout ou il se trouve, et je ne croie pas que le meilleur pour la femme se trouve dans notre société, il y a du positif et du négatif ici et la. en occident, comme en orient, l’idéal sera de prendre le positif partout ou il est.

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La Première Guerre Mondiale a envoyé les femmes dans les usines, et a favorisé leur émancipation.
C’est triste à dire, mais c’est vrai.

Les crises humanitaires frappent surtout les femmes - individuellement - mais... comme elles sont plus solidaires que les hommes, les crises humanitaires donnent aussi plus aux femmes qu’aux hommes des opportunités pour faire évoluer la société.
Les femmes sont plus solidaires que les hommes en général - je crois - parce qu’elles sont plus solidaires que les hommes familialement et générationnellement, au départ.

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"Dans mon pays, si l’on bat, torture ou tue un homme, cela s’appelle un crime. Quand il s’agit d’une femme, cela s’appelle la tradition. (Talisma Nasreen, réfugiée en Europe. En mars 2007, sa tête a été mise à prix par un groupe islamiste indien[1]. La prime pour sa décapitation est de 500 000 roupies (environ 9 000 €).

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Fermion à Isabelle, en l’occurrence, cette personne que j’ai eue comme directrice ne "sur-jouait" pas dans sa vie professionnelle, elle faisait ce que font beaucoup de ses collègues masculins, à savoir tout simplement son job et en tenant son rang. Et comme beaucoup de ses collègues masculins, une fois en dehors de son boulot, elle avait sa vie personnelle et sa vie de famille, et sa casquette de chef était restée au vestiaire.

Ma remarque portait sur le fait que dans le domaine professionnel, les femmes n’ont pas à être considérées comme différentes , puisque comme les hommes, elles sont parfaitement capables d’exercer leurs compétences sans qu’on y voie des traits "spécifiquement féminins". Ces derniers sont d’ailleurs souvent énoncés par des collègues masculins effrayés par la montée des femmes, et qui se rassurent en voulant trouver des "traits féminins" dans le management, comme d’autres en voient dans la façon de conduire et dans bien d’autres domaines.

Ce n’est plus de la misogynie, c’est devenu un besoin de se rassurer devant quelque chose qui vous échappe au sens propre comme au sens figuré !

Ce qui est vrai dans le domaine professionnel, familial et personnel et vrai aussi dans le domaine religieux, où on a vu et on voit encore certaines crispations désespérées pour freiner l’émancipation des femmes.

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"Dans mon pays, si l’on bat, torture ou tue un homme, cela s’appelle un crime. Quand il s’agit d’une femme, cela s’appelle la tradition. " et dans mon pays qui est la France une femme meurt tous les jours sous les coups de son mari !!! Comme quoi, long is the road pour qu’un jour l’Homme se civilise vraiment !

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" faire reculer les inégalités qui sont responsables des pratiques d’excision et de violence domestique". Les religions ne sont fort évidemment responsables de rien mais n’ont fort évidemment rien fait contre les coutumes patriarcales beaucoup plus anciennes qu’elles. Elles se sont collées sur ce qui existait. Si on cherche sur Internet (et c’est ce que vous faites, je n’en doute pas), on s’aperçoit que 96 pour cent des femmes en Egypte sont excisées, le plaisir du mariage n’étant reservé qu’au mari. J’imagine l’ambiance...

Le Christianisme qui a survécu en Egypte et l’Islam qui s’est imposé sont tout aussi coupables l’un que l’autre. Seule a été considérée la tradition millénaire, au mépris de la souffrance et de la liberté individuelle. Mais ce sont là des notions récentes que tout le monde ne peut pas comprendre.

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"amazone a dit :
"Dans mon pays, si l’on bat, torture ou tue un homme, cela s’appelle un crime. Quand il s’agit d’une femme, cela s’appelle la tradition. " et dans mon pays qui est la France une femme meurt tous les jours sous les coups de son mari !!! Comme quoi, long is the road pour qu’un jour l’Homme se civilise vraiment"

Faudrait pas de statistiques ethniques , parce que, comme dans les prisons, on pourrait bien constater qu’un type de population est surreprésentée.

Tandis que dans les délits financiers de hauts vols et d’envergures, on y retrouve un autre type de population.

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A verymoche : Il est dommage que vous ne lisiez que ce que vous voulez lire, car si vous aviez lu mon intervention jusqu’au bout vous auriez compris que je ne parlai ni d’ethnie, ni d’appartenance religieuse, ni de culture particuliere et encore mois de nationalité.

Pour rappel :"Comme quoi, long is the road pour qu’un jour l’Homme se civilise vraiment"

"Tandis que dans les délits financiers de hauts vols et d’envergures, on y retrouve un autre type de population." Il aurait été interessant de préciser !
A moins que l’auto censure ne vous y empêche ? C’est là l’on mesure le courage d’un homme : le lâche sait instinctivement quand il doit se censurer. Je me trompe ?

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amazone a dit :
Je me trompe ? OUI car moi non plus je n’ai pas précisé d’ethnie dans les deux cas.

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A verymoche : Vous parlez de "type de population." là où je vous parle de l’Homme en général !

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Voici un texte explicite qui doit déranger, car par rapport à de précédents articles, peu de personnes se sont exprimées. Peu se sont exprimées sur le fond...

On ne sait pas trop où sont passées les Musulmanes qui se disent toujours discriminées et libres, mais les hommes musulmans, à part une seule intervention, brillent par leur absence.

Le foot-ball, le foot-ball, c’est beaucoup plus important...

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amazone a cité :

"Dans mon pays, si l’on bat, torture ou tue un homme, cela s’appelle un crime. Quand il s’agit d’une femme, cela s’appelle la tradition. ",

puis a dit : et dans mon pays qui est la France une femme meurt tous les jours sous les coups de son mari !!! Comme quoi, long is the road pour qu’un jour l’Homme se civilise vraiment.

En réalité 157 exactement ... mais 157 de trop, nous sommes bien d’accord.

Cependant, la phrase de Talisma Nasreen avait pour but de montrer la différence, dans son pays, entre le meurtre d’un homme qui est un crime et celui d’une femme qui est une tradition.
Phrase que je ne peux d’ailleurs ni confirmer, ni infirmer et donc je lui laisse la responsabilité.

Donc, vôtre intervention, qui reprend la phrase de Talisma, aurait un sens si vous vouliez exprimer que dans votre pays, il existe ou non la même différence d’appréciation ... non ?

Cordialement

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Jean-Pierre CHAMBARD : "Donc, vôtre intervention, qui reprend la phrase de Talisma, aurait un sens si vous vouliez exprimer que dans votre pays, il existe ou non la même différence d’appréciation ... non ?"

Il existe une différence d’appréciation mais pas de victimes. Il ne meurt pas un homme tous les jours en France, mais une femme.
Je voulais montrer que les victimes sont dans la plus grande majorité des femmes.

Le but n’était pas de hiérarchiser les horreurs, mais seulement de montrer que malheureusement la violence faites aux femmes partout dans le monde, n’avait ni couleur, ni religion, ni culture, et encore moins de nationalité.

Je reconnais cependant qu’ il n’existe pas, la même différence d’appréciation en Europe et heureusement ! Et pour éviter tout quiproquo, bien sûr que la condition des femmes dans le pays de Talisma Nasreen est à condamner fortement, mais il faut aussi condamner fortement les amalgames entre les pratiques culturelles et les pratiques religieuses, qui feraient croire comme certains sont tentés de le faire régulièrement, qu’il existe un lien entre la violence faites aux femmes et l’islam !

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Amazone a dit "... mais il faut aussi condamner fortement les amalgames entre les pratiques culturelles et les pratiques religieuses, qui feraient croire comme certains sont tentés de le faire régulièrement, qu’il existe un lien entre la violence faites aux femmes et l’islam !"

Tout à fait d’accord avec vous !

Toutes nos sociétés se sont retrouvées à caractère phallocratique, probablement par la supériorité physique de l’homme par rapport à la femme. A l’homme, le côté guerrier dans la défense de la tribu et à la femme le rôle de génitrice et des taches liées au foyer.

Il n’est pas étonnant que nos Dieux aient une connotation masculime et que nos prophètes, nos savants (toutes religions confondues) soient des hommes.

Il me semble que c’est le développement technologique qui a profondement bouleversé ce schéma, en affaiblissant le caractère physique sur lequel il reposait. Affaire d’intelligence et ô surprise pour beaucoup de mâles, ils ont découvert que les femmes sont aussi intelligentes que les hommes !

De plus, mais chut, cela doit rester entre nous, dans ma longue vie, je me suis souvent aperçu que les femmes sont, en général, plus courageuses que les hommes !

Aussi, je vous rejoins volontiers dans cette phrase : long is the road pour qu’un jour l’Homme se civilise vraiment !

Cordialement

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A Jean-Pierre CHAMBARD :

Promis je ne le dirai à personne, cela reste entre nous !

"je me suis souvent aperçu que les femmes sont, en général, plus courageuses que les hommes !" Oui tout à fait d’accord avec vous.

La question est de savoir si cela est d’ordre culturel ou naturel ?

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Amazone a dit : La question est de savoir si cela est d’ordre culturel ou naturel ?

Il me semble que c’est naturel plutôt que culturel.
Quand je vois une lionne ou une autre femelle défendre ses petits et même se sacrifier pour eux, alors que le mâle s’en contrefiche, nous sommes bien devant un réflexe naturel.

Pour ce qui est de notre condition humaine, ce réflexe qui peut aller jusqu’au sacrifice, me parait également féminin.

Je ne nie pas que les hommes puissent avoir du courage, mais curieusement beaucoup de peuples ont eu une divinité féminine comme protectrice de leurs cités.
Je pense à Athéna pour les Grecs d’Athènes, et en cherchant bien on doit pouvoir trouver bien d’autres exemples.

En France, nous avons l’allégorie de Marianne brandissant le drapeau tricolore en précédant les troupes.
Et, nous pourrions parler aussi l’histoire de Jeanne d’Arc.

Je pense aussi qu’en enfantant, qu’en donnant la vie, vous êtes les gardiennes de cette vie et que cette mission (divine ou non) vous donne tous les courages.

Et puis, pour finir par une note d’humour, il vous en faut du courage pour nous supporter, nous les hommes, depuis des millénaires.

Cordialement

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Jean-Pierre CHAMBARD :
"Et puis, pour finir par une note d’humour, il vous en faut du courage pour nous supporter, nous les hommes, depuis des millénaires". Oui je crois que c’est la chose la plus courageuse que nous sachions faire...quoique pour certains d’entre vous il n’est pas toujours évident de nous supporter : revendicatrices, exigeantes, râleuses nous montons souvent sur nos grands chevaux telles des amazones en furie, à l’assaut de nos droits !!!

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" revendicatrices, exigeantes, râleuses nous montons souvent sur nos grands chevaux telles des amazones en furie, à l’assaut de nos droits !!!"

Amazone, j’hallucine : vous parlez bien des femmes en pays musulman ?

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Amazone a écrit : quoique pour certains d’entre vous il n’est pas toujours évident de nous supporter : revendicatrices, exigeantes, râleuses nous montons souvent sur nos grands chevaux telles des amazones en furie, à l’assaut de nos droits !!!

Cri du coeur d’un vieux gaulois : Mais, bon sang, c’est comme cela que vous êtes belles !!!

Et, tant pis pour les hommes qui ne le voient pas, cela fait moins de concurrents !

Non mais !!!

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Merci pour l’article qui décrit un mouvement en cours qui est ignoré effectivement en Occident.
Je regrette toutefois que vous ayez pris le choix des exemples individuels. Il y a en effet un milliard (environ) de musulmans dans le monde, si vous aviez choisi de donner le pourcentage de femmes engagées dans la vie politique et économique, mis en comparaison le nombre de fillettes excisées par rapport au nombre de fillettes en général, etc. la démonstration aurait plus de portée. Ce que voit seul l’Occident, ce sont les femmes voilées, excisées, portant des charges dans les champs, etc.... certes me direz vous, elles existent, l’on ne peut pas les cacher. Nous sommes en fait dans une impasse. Pour ne pas voir les différences, il faudrait qu’il n’y a en ait plus. Comment faire ? Le développement du port du voile en Europe est peut-être une voie qui permettra d’aller vers plus d’égalité. Aprés tout, au XIX° siècle en Europe, les femmes ne pouvaient pas sortir sans chapeau, fichu ou voilette. Cela faisant partie de leurs racines, elles pourraient peut-être y revenir ?

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Réno a dit : Amazone, j’hallucine : vous parlez bien des femmes en pays musulman ?

Hé, hé, cher Réno, imaginons que mon amie Egyptienne Nesrine du Caire et mon amie Marocaine Aïcha d’Agadir viennent en France au même moment et qu’elles puissent vous rencontrer.

Vous auriez quelques surprises car elles vous tiendraient, comme on dit, la dragée haute et vous n’auriez pas forcément le dernier mot.
Surtout avec Aïcha, un sacré tempéramment ... un peu comme Amazone, lol !

Ces deux femmes et leurs maris respectifs sont musulmans pratiquants.
Et, je vais vous livrer un scoop (humour) ... ils sont comme nous ... étonnant, non ?

Cordialement

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A Jean-Pierre CHAMBARD :

Merci de casser les préjugés que Réno véhiculent en permanence sur les Aicha, les Nesrine, les Mohamed et les Kamel.