Les innovations « Bid’aa » ou le diktat de la pensée unique

À la lecture de ce qui s’écrit au sujet de l’innovation religieuse, tout semble devenir une hérésie.

samedi 10 septembre 2005

Je ne prétends pas en l’espace de quelques lignes donner une analyse exhaustive de ce qu’est l’innovation (Bid’aa). Mon objectif sera simplement de fournir au lecteur les outils d’une réflexion méthodologique en vue d’avoir une perception plus nuancée de cette notion.
À la lecture de ce qui s’écrit au sujet de l’innovation religieuse, tout semble devenir une hérésie. Figées dans le souvenir d’époques florissantes, rivées à d’anciennes traditions mêlant la culture locale aux références[1], certaines « interprétations » ne laissent aucune place à la raison, débouchant ainsi sur une véritable sclérose intellectuelle.

L’éducation Prophétique, au contraire, demeure dans l’esprit des compagnons comme un ensemble de règles générales laissant au raisonnement logique une place de choix.

Un débat doit être engagé impérativement au sujet de l’innovation religieuse afin d’en fixer les concepts propres à l’esprit du Texte et au contexte.

Opter pour la nuance et la profondeur 

L’une des plus grandes contributions de l’imam As-Shafi’i [2] se situe au niveau de la division de l’innovation (Bid’aa) en "bonnes" ou en "mauvaises", en fonction du fait qu’elles se conforment ou non aux lignes directrices de la religion.

Ainsi, l’imam As-Shafi’i affirme [3] : « Toute chose innovée qui contredit le Livre, la Sounna, le Consensus des savants ou un Athar [4], est une innovation qui se perd dans l’errance. Par contre toute chose qui est innovée en matière de bien et qui ne les contredit en rien, est une innovation louable. »

Il estime également [5] : « Il existe deux types d’innovations : les innovations réprouvées et les innovations autorisées. Les innovations conformes à la Sounna sont autorisées, mais celles qui la contredisent sont réprouvées ». Il appuie ses propos en se basant sur la parole de Omar : « Quelle bonne innovation ! ». Il importe de noter, à ce sujet, que des avis similaires ont été rapportés par nombre de savants tels que Al Bayhaqui , Al-Nawawî , l’Imâm Al-Haytamî, Abou Bakr ibn Al ’Arabi, Al-Ghazali, Ibn Hazm, Ibn al Jawzi, le Sultan des oulémas l’imam Al Izz Ibn Abd Salam et Al Hafidh ibn Hajar et bien d’autres.[6]

L’imam Al-Shawkani, éminent savant de l’islam, a conclu dans son livre Nayl al-Awtar que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises, est la position la plus authentique.
Nous allons donc articuler notre article autour de l’explication d’Al-Shafi’i, qui constitue l’avis majoritaire concernant ce sujet.

Les bonnes innovations 

Il existe des actes et des faits nouveaux qui ne contredisent pas les règles de la législation islamiques, bien au contraire, ces derniers étant louables voire obligatoires.

Les compagnons et leurs successeurs qui ont « innové » à plusieurs reprises, respectaient l’esprit de l’islam et ses préceptes généraux. Ces innovations ont été bien accueillies et adoptées par toute la communauté, car elles lui étaient bénéfiques.

C’est dans ce même ordre d’idée que l’on pourra comprendre la tradition suivante :

Le Prophète (BSSL) précise : «  Celui qui apporte une bonne tradition (Sounna Hassana) en Islam en aura sa récompense et la récompense de celui qui la met en pratique après lui, sans qu’aucun ne soit lésé dans sa récompense. Et celui qui apporte une mauvaise tradition (Sounna Sayi-a) en portera le fardeau et celui de ceux qui la mettent en pratique après lui, sans qu’aucun d’eux ne soient déchargés de leur fardeau  »[7].

Ce hadith est édifiant à plus d’un titre. Les pratiques en rapport avec la religion, qui trouvent une justification dans les références de la législation islamique, ne sont donc pas considérées comme une innovation blâmable (Bid’aa). Par conséquent, une chose nouvelle ne constitue pas pour autant une innovation blâmable, pour l’être elle doit contredire les textes.

Dans ce sens, plusieurs innovations ont été classées comme louables. Donnons quelques exemples[8] :

  1. Le Coran a été rassemblé en un opuscule à l’époque du khalife Abou Bakr. Le khalife Othman rassembla ensuite le Coran dans un seul ouvrage dont il envoya plusieurs exemplaires aux différentes contrées.
  2. Omar Ibn Khattab a institué la prière collective de Tarawih pendant le mois de Ramadan. Puis, lorsqu’il vit les musulmans accomplir cette prière il s’exclama : «  quelle bonne innovation ! ». Oubayy Ibn ka’ab signifia alors à Omar que cette pratique n’existait pas auparavant. Omar répliqua qu’il le savait, mais que c’était une bonne chose.
  3. Il y a aussi la rédaction de différents ouvrages relatifs à différentes sciences comme la science des Hadiths, les fondements de la jurisprudence (ousoul al-fiqh) ...
  4. La mise en place de "Mihrab"[9] dans les mosquées afin d’indiquer la direction de la Qibla.
  5. La vocalisation du Coran (tachkil al qoraane).
  6. L’appel à la prière du vendredi qu’institua Othman, qui s’effectuait au-dessus de sa propre maison[10], afin de permettre aux gens situés loin de la mosquée d’être bien informés[11].

L’approbation par les savants religieux de certaines décisions représente un gage incontestable de légitimé, la communauté ne pouvant s’unir dans l’erreur. Ibn Mass’oud précise : « Tout ce que les musulmans considèrent comme bien est effectivement bien, et ce qu’ils considèrent comme mal, cela est effectivement mal »[12].

L’absolu et le relatif 

L’interprétation de l’islam n’est pas une étape unique, et verrouillée, mais un effort intellectuel permanent. Le grand mérite de nos pieux prédécesseurs réside surtout dans le fait, qu’ils ont parfaitement compris l’esprit de l’islam, respectant la méthode et les principes de la recherche en « mettant toute leur énergie à formuler leur propre jugement »[13]. Cette extrême flexibilité permettra l’adoption en masse de l’islam par des peuples aussi différents que les Berbères et les Perses pour ne citer que ces derniers. Précisons qu’à cette époque, il existait plusieurs interprétations à travers une méthodologie que chacun s’efforçait d’appliquer[14].

Nous savons donc que nos pieux ancêtres avaient des positions bien différentes. Se référer à ces derniers, n’ a de sens que si nous faisons preuve de la même volonté, en s’inspirant avec sincérité de leur méthodologie. Se contenter de lister les avis de savants sans les situer dans le texte et le contexte, est aussi dangereux que de ne pas s’y référer du tout. Rappelons également, que l’histoire de l’islam est marquée par de nombreuses controverses, c’est en effet une religion qui incite ses fidèles à déployer sans cesse des efforts intellectuels : « Quiconque fait un effort d’interprétation et aboutit à une décision correcte sera récompensé doublement. Celui qui fait un effort d’interprétation et aboutit à une décision incorrecte n’aura qu’une seule récompense ».

Ainsi, Ibnou Masoud[15], qui était un des compagnons qui faisait montre de la plus grande sévérité dans la condamnation des innovations[16], s’est retrouvé lui-même contraint de se servir de Al-ra’y (l’opinion personnelle) et de Ilm Al-Kalam (science du dogme qui fait appelle à la raison) [17], considéré par beaucoup de ses contemporains comme étant une hérésie. Ibn mas’oud fera d’ Al-ra’y un usage régulier et élaboré, ce qui fondera plus tard l’école d’ Al-ra’y en Irak[18]. Rien ne permet donc de les considérer comme des innovateurs, et un célèbre hadith de Mu’adh Ibn Jabal fonde la légitimité de ce procédé[19].

Par ailleurs, Ibn Taymiyya qui vilipendait l’imam Ghazali pour avoir utilisé les principes de la philosophie (la logique aristotélicienne), a été lui-même amené plus tard à introduire des concepts philosophiques dans ses débats. Mais certains ne retiendront de ce dernier que sa condamnation des philosophes.

Contrairement à une opinion répandue, la religion musulmane a toujours fait l’objet d’une adaptation en fonction de l’environnement dans lequel elle se trouvait. Cette adaptation est liée à un véritable effort intellectuel d’interprétation. Les compagnons du Prophète, leurs successeurs et les savants religieux ont toujours prôné une compréhension consciente, intelligente et équilibrée des références. C’est ce qu’ont signifié les premiers juristes, après Abou Hanifa et As-Safi’i, avec la notion de maqasid ashari’a : les objectifs, les principes d’orientation de la législation islamique.

Les mauvaises innovations

Cette « religiosité maladive » (tadayyoun maradi) qui tourne autour d’elle-même, se conçoit comme la seule digne d’être musulmane, et toise du haut de sa supériorité et de son orgueil toute autre pensée. Ce courant ne fait montre d’aucune modestie, et se refuse à intégrer la sagesse des autres écoles. Leur seul argument est je cite : « Comment pourrait-il y avoir en Islam de belles innovations ? Toute nouveauté est une innovation, donc un égarement qui sera au feu ».

Revenons désormais aux deux fameux hadiths de Aicha qui évoquent les innovations. On s’aperçoit alors qu’ils corroborent l’interprétation de l’imam As-Safi’i.

Aïcha rapporte les propos suivants du Messager de Dieu : « Celui qui apporte dans notre religion, une innovation qui est étrangère, aura son oeuvre annulée et rejetée ».[20]. Dans la version de Mouslim, il est précisé : « celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, aura son oeuvre annulée et rejetée ».[21]

Ces Hadiths signifient que celui qui innove, en matière de religion, une chose ou une pratique qui va à l’encontre de la législation islamique, en supporte le péché et son oeuvre est rejetée.[22]

Rappelons, encore une fois, l’analyse du grand maître As-Safi’i relative à la mauvaise innovation : toute action qui ne se conforme pas aux commandements de Dieu, et à ceux de Son Envoyé est irrecevable.

Les innovations blâmables se situent à plusieurs degrés. Certaines font partie du polythéisme, d’autres de la mécréance et d’autres des péchés. Elles sont généralement classés en deux catégories :

  1. Les innovations en matière du Credo islamique (Al-‘Aquida al islamiyya) : Ces innovations ont pour vocation d’améliorer les dogmes et les croyances ou encore la production d’un nouveau Credo qui n’a pas été institué par les authentiques références islamiques A ce propos, on rapporte qu’en marchant à Hounayn, les compagnons passèrent devant un jujubier que les associateurs vénéraient en suspendant leurs armes à ses branches. Quelques nouveaux convertis affirmèrent alors : « O envoyé de Dieu ! Désigne-nous un arbre de bénédictions comme les associateurs en ont un » Le Messager de Dieu leur répondit : « Dieu est grand, vous venez de demander ce que les peuples de Moïse lui avaient demandé : (Fais nous un Dieu de même qu’ils ont des divinités)[23]. Puis il souligna : « vous êtes un peuple se comportant suivant l’ignorance païenne. Vous allez cheminer suivant les voies de ceux qui vous ont précédé »[24]. En effet, dès lors que la discorde a pris de l’ampleur parmi les musulmans, suivie de l’apparition de « groupes égarés » mettant surtout l’accent sur des sujets concernant le domaine de la croyance, plusieurs « hérésies » se sont ainsi manifestées. Les pieux ancêtres de cette communauté ont donc délaissé ces paroles inutiles, pour se limiter aux sujets liés au dogme et conformes aux références islamiques.
  1. Les innovations dans les actes cultuels (Al-‘ibadat)

Une adoration qui ne trouve aucun fondement dans les références islamiques [25] est une mauvaise innovation.[26] Cette interdiction peut être déduite du verset où Dieu affirme : (Ou bien auraient-ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses que Dieu n’a jamais permises ?)[27]. Pour illustrer cette idée, on peut citer l’exemple de cet individu qui, au temps du Prophète (BSSL), avait fait voeu de rester continuellement debout sous le soleil, et de ne jamais s’asseoir en jeûnant sans arrêt. Le Messager de Dieu lui ordonna de s’asseoir et de se mettre à l’ombre pour terminer son jeûne jusqu’à la fin de la journée.[28] En revanche, les pratiques cultuels qui n’existaient pas du temps du Prophète, mais qui trouvent quand même leur fondement dans les références islamiques ne sont pas considérées comme (Bid’aa).

Equilibre et pondération :

Doit-on rappeler que nous sommes une communauté du juste milieu. Le messager de Dieu (BSSL) a averti contre l’extrémisme : " Je vous mets en garde contre l’extrémisme dans la religion, en effet ceux qui sont venus avant vous, n’ont été détruits qu’en raison de leur extrémisme dans la_religion."[29]

Il est donc important de noter l’inflexibilité doctrinale d’un certain courant, qui aspirait, à l’origine, à dépasser les écoles juridiques, se muant ainsi en une nouvelle école, dont la particularité est d’être plus rigide que les autres. Ce n’est certainement pas le Texte qui est ici à mettre en cause, mais plutôt les comportements de certains qui prétendent parler au nom du Texte, contribuant surtout à desservir à la fois son message et son esprit !

Selon Abou Hourayra le Prophète (BSSL)  souligne que : « La religion est aisance et facilité. Jamais quelqu’un ne cherchera à rivaliser de force avec la religion sans que la religion ne l’écrase. Suivez plutôt la voie sage du juste milieu, rapprochez-vous en douceur de la perfection et soyez optimistes... »[30]  . La rigidité est un principe totalement contraire à l’esprit de la religion musulmane.



[1] Il serait judicieux de rappeler ici, l’empreinte des préceptes extrémistes sur la société arabe qui s’est traduite par un certain nombre de mesures souvent restrictives pour la liberté individuelle des femmes. Le conseil des grands oulémas dans un pays du golfe a rappelé son hostilité à la conduite des voitures par les femmes. Ce qui nous rappelle le débat sur l’instruction de la femme dans les années 60. « Ce sont les mêmes qui se sont opposés au téléphone, puis à la télévision, puis à l’éducation des filles et maintenant à la conduite des voitures et au droit de vote »

[2] L’imam Mohamed Ibn Idris As-Shafi’i (mort en 204 H/8l9 JC) est le disciple de l’imam Malik Ibnou Anas, l’arrière disciple des deux compagnons d’Abou Hanifa et le maître de l’imam Ahmed Ibnou Hanbal, premier fondateur d’une nouvelle discipline scientifique : les fondements de la jurisprudence islamique ‘ilm ousoul Al fiqh.

[3] Rapporté de Harmala disciple de As-Shafi’i par Abou Nouaym dans Hilyat Al-Awliya. La parole de Omar est rapportée par Al-Boukhari dans son Sahih et par l’imam Malik dans son fameux livre Al-Mouwatta.

[4] Un Athar est une information traditionnelle, en l’occurrence, ce qui est rapporté des compagnons du Prophète ou de leurs successeurs.

[5] Rapporté d’Al-Rabi’, autre disciple de As-Shafi’i par Al-Bayhaqui dans son livre Madkhal et Manaqib Al-Shafi’i avec une chaîne authentique comme l’écrit Ibn Taymiyya dans son livre Dar’ Ta’arud Al-’Aql wa Al-Naql’.

[6] Il importe de noter que certains savants ont classé les bonnes et les mauvaises innovations suivant les cinq statuts juridiques connus. L’innovation est ainsi divisée : celle qui est obligatoire (wajiba), interdite (mouharrama), recommandée (mandouba), déconseillée (makrouha) ou indifférente (moubaha). En revanche, on trouve plus de réticence au niveau de l’école hanbalite et

surtout avec Ibnou taymiyya.

[7] Rapporté par Mouslim dans son Sahih (chapitre de la Zakat

[8] Quant aux nouveautés concernant les actes ordinaires de la vie, elles ne sont pas appelées Bid’aa [innovation] en Islam.

[9] La niche de prière qui indique la Qibla, la direction de La Mecque dans la mosquée. C’est dans cette direction que prient les musulmans.

[10] La maison de ‘Othman est située dans un endroit avoisinant la mosquée prophétique appelée Zawra’.

[11] Rapporté par Al-Boukari, Abou Daoud, Attirmidhi et An-Nassai’

[12] Rapporté par l’Imam Ahmed dans son livre As-Sunnah

[13] Expression empruntée du Dr Saîd Ramadan Al Bouti, grand savant du monde islamique, dans son livre « assalafiyya ». Je désigne ici par méthode les règles d’extractions des avis juridiques à partir des références islamiques.

[14] Y compris la notion de Bid’aa a fait l’objet de l’ijtihad

[15] Ibn Mas’oud : Compagnon du Prophète et lecteur du Coran, exégète. Mort en 32H/652JC.

[16] Il a été authentiquement rapporté par Ibn Mas’oud (que Dieu l’agrée) qui a affirmé : "Suivez et n’innovez pas, car en vérité ceci vous est suffisant et sachez que toute innovation est un égarement"

[17] A l’instar d’Ibn Mas’oud , d’autres ont fait de même, citons entre autres, l’imam Ali, qui a débattu avec Yazid Ibnou Oumayra à propos de la foi (Al Imane), Ibnou Abbas[17] qui a débattu avec le groupe des khawarij et l’imam As-Shafi’i[17](que Dieu les agrée tous) qui a débattu avec Bichr Al Merissi.

[18] Parmi ses disciples nous retrouvons, ‘Alqamah Ibnou Qays Nakha’i et Ibrahim Nakha’i

[19] Mu’adh ibn jabal avait été nommé juge au Yémen par le prophète Mohamed. Avant son départ, le prophète lui demanda : Selon quoi vas-tu juger ? Il répondit : Selon le livre de Dieu. Mohamed demanda : Et si tu n’y trouves rien ? Il répondit : Selon la tradition du prophète de Dieu. Mohamed demanda finalement : Et si tu n’y trouves rien ? Il dit : Alors je m’efforcerai de former mon propre jugement. Et aussitôt le prophète s’écria : Que Dieu soit loué, car il a montré au messager de son prophète ce qui plaît à son prophète. Hadith authentique rapporté par Abou Daoud.

[20] Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim

[21] Un autre hadith a été longuement commenté au sujet des innovations : Le Prophète (BSSL) précise : « ... En réalité, celui d’entre vous qui vivra après moi verra une divergence de vues. Restez donc attachés à ma Sounnah, à celle des califes bien guidés après moi. Mordez-y à pleine dents ( lit : par vos molaires). Evitez les pratiques innovées car toute innovation (en islam) constitue un égarement ». (Rapporté par Ahmad, Abou Daoud et at-Tirmidhi qui le déclare : bon et authentique)

[22] Parmi les causes qui ont favorisé l’apparition des innovations, on trouve :

  1. L’ignorance, l’imitation aveugle sans fondement (attaqlid)
  2. Les passions (hawa), le tribalisme et le sectarisme borgne
  3. Les Hadiths forgés ou inventés (Mawdou’) ou sans origine (sans Isnad).
  4. L’apparition d’une volonté manifeste d’installer le doute dans la communauté en faisant circuler de faux hadiths
  5. L’apparition de conflits divisant gravement la communauté et allant à l’affrontement au nom de convictions différentes

6. Des habitudes (‘Adat) et des légendes (Khourafat) qui n’ont aucune source dans la religion.

[23] Coran Sourate 7/138

[24] A titre d’exemple, citons le fait de suivre en matière de credo, la doctrine incriminée par les groupes égarés tels que : Al Batiniyah, Al Murjiaah, Al Khawarij, Al Kadariyya, Al Jahamiyya, Ar-Rawafids ...

[25] Les références islamiques telles que définies par les fondements de la jurisprudence islamique ‘ilm ousoul Al fiqh’.

[26] Pour illustrer ce passage, voici quelques illustrations :

  1. Rajouter une cinquième Rak’aa (unité de prière)
  2. Faire le pèlerinage (Hajj) sans parler
  3. Faire la circumambulation tawaf autour d’une tombe
  4. Faire la prière vers une direction autre que la Kibla
  5. Faire le jeune en continu sans rompre le jeune à la prière de Maghreb

[27] Coran Sourate 42/21

[28] Rapporté par Mouslim

[29] Rapporté par An-Nasa’i, Ibn Maja, Ahmad avec un chaine authentique.

[30] Rapporté par Al-Boukhari

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