Mercredi 23 mai 2012
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Le nouveau vice-président d’Egypte est le favori des Américains

Sa bonne image chez les Américains –auprès desquels il a été formé au renseignement militaire, notamment à Fort Bragg- devrait le favoriser pour prendre la place du Rais. Ses accointances au sein de la classe politique israélienne sont également jugées rassurantes par l’actuel gouvernement de Benjamin Netanyahu. Sa connexion à Tel Aviv a souvent été très utile : ainsi, en 2001, comme le rapporte le journaliste Thomas Gordon (...)

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Le changement dans la continuité. Samedi, le président
égyptien Hosni Moubarak a nommé au nouveau poste de la vice-présidence un
loyaliste par excellence, l’ancien général Omar Suleiman, chef des services
secrets et candidat idéal à la succession pour les Etats-Unis.

En prêtant serment, Omar Suleiman, homme de l’ombre du
régime autocratique d’Egypte, accède ce samedi à la vice-présidence du plus
grand pays arabe. Un parcours hors du commun pour cet homme de 74 ans :
issu d’une famille modeste, ce militaire de carrière, formé d’abord en Union
soviétique dans les années 60 puis aux Etats-Unis durant les années 80, s’est
taillé la réputation de dirigeant de services secrets le plus influent du monde
arabo-musulman.

Proche des milieux d’affaires, Omar Suleiman est reconnu
comme un partenaire estimable pour les Américains et les Israéliens. Chargé
depuis dix ans de la href="http://www.liberation.fr/monde/0101466380-omar-suleiman-l-ombre-du-caire">médiation
dans le conflit israélo-palestinien, l’homme est également considéré comme un
interlocuteur biaisé par le Hamas en raison de son href="http://www.haaretz.com/print-edition/features/israel-pinning-hopes-for-hamas-deal-in-gaza-on-egypt-intel-chief-1.268496">opposition
radicale aux Frères musulmans. Les alliés occidentaux, à l’inverse, lui
sont reconnaissants d’avoir contenu les mouvements terroristes depuis sa
nomination à la tête du renseignement en 1993.

Mais c’est en 1995 que son destin prend un tour
singulier : son insistance pour que Hosni Moubarak se déplace dans une
voiture blindée lors de son voyage en Éthiopie lui assurera la href="http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2003/10/pharaohs-in-waiting/2811/">
reconnaissance indéfectible du président égyptien, précisément victime
d’une tentative d’attentat. Son apparition à ses côtés lors des funérailles du
Syrien Hafez El-Assad, en 2000, sera jugé par les analystes égyptiens comme un signe
d’adoubement pour une éventuelle succession.

Dix ans plus tard, c’est la manifestation, présentée comme
spontanée, de href="http://www.foxnews.com/world/2010/09/02/activist-group-promotes-egypts-intelligence-chief-president/">partisans
d’Omar Suleiman dans les rues du Caire, en septembre dernier, qui indiquera
la progression de son installation au cœur de l’appareil d’Etat égyptien. De
par son double statut, militaire et civil, l’homme paraissait depuis longtemps href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2009/08/17/egypts_next_strongman">tout
désigné pour succéder à Hosni Moubarak, soit par la voie des élections,
soit par un « coup d’Etat » plus ou moins feutré.

Sa bonne image chez les Américains –auprès desquels il a été
formé au renseignement militaire, notamment à Fort Bragg- devrait le favoriser
pour prendre la place du Rais. Ses accointances href="http://www.haaretz.com/print-edition/features/israel-pinning-hopes-for-hamas-deal-in-gaza-on-egypt-intel-chief-1.268496">au
sein de la classe politique israélienne sont également jugées rassurantes
par l’actuel gouvernement de Benjamin Netanyahu. Sa
connexion à Tel Aviv a souvent été très utile : ainsi, en 2001, comme le
rapporte le journaliste Thomas Gordon, c’est grâce à sa proximité avec le href="http://www.antiwar.com/orig/thomas2.html">Mossad, et notamment avec
un haut responsable se disant proche de la mouvance Al Qaida, que le chef des
services secrets égyptiens a pu apprendre l’imminence de l’attentat du
11-Septembre et en informer le responsable de l’antenne de la CIA au Caire. En
vain, semble-t-il…

Quoiqu’il en soit, si Omar Suleiman devait succéder dans les
prochains temps à Hosni Moubarak, cela n’augurerait rien de bon pour les
libertés civiles : outre son approbation de la torture à l’encontre des
militants islamistes emprisonnés, les Egyptiens lui doivent également son
soutien pour la prolongation de l’état d’urgence dans le pays, un système structurellement
néfaste à l’application des droits de l’homme. Au travers de la situation
égyptienne en cours, le monde arabe connaît son épreuve de vérité :
l’enjeu sera de savoir si la tutelle de l’Occident sera maintenue ou bien si
les aspirations démocratiques du peuple à l’autonomie pourront enfin
s’exprimer.

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Commentaires

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0 points

Bonsoir,

En prêtant serment, Omar Suleiman, homme de l’ombre du régime autocratique d’Egypte, accède ce samedi à la vice-présidence du plus grand pays arabe

Ce n’est plus l’Algérie le plus grand pays arabe ?

a+

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Ben, voyons !Vu que c’est un proche de Hosni Moubarak,il est evident qu’il n’y aura pas de changement.On prend les mêmes et on recommence !

Les égyptiens seront ils dupes ?Ils ont payé de leur sang leur révolte,il faut qu’ils aillent jusqu’au bout et éradiquer tout le système en place !

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C’est évident, puisque les rapports entre nations sont basés sur la domination, la violence armée et un zeste de diplomatie.

Sur le plan militaire, les pays arabes réunis ne font pas le poids face au budget exorbitant des USA dans ce domaine. Remarquez que l’Europe qui est un géant économique est aussi faible militairement et diplomatiquement.

Tant que la violence dominera les rapports entre nations, nous aurons des peuples menottés par des collaborateurs soumis, et donc des révoltes de ce type !

"L’homme est né libre, et partout il est dans les fers", disait Rousseau !

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@Karim, votre commentaire illustre parfaitement la désunion des arabes, méme dans des trucs insignifiants ! Qu’est-ce que cela peut faire de savoir qui est le plus grand pays arabe ? Sachez, qu’un pays est grand quand il fait de grandes choses ! Pour ce qui est des grandes choses, pour l’Algérie comme pour l’Egypte, on peut en parler au passé !

Pour l’heure, tous, y compris la Chine et l’Inde, copient le modéle capitaliste !

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Eh Karim le plus grand pays arabe est bien l’egypte , en effet la population egyptienne est de 84 millions alors que les algeriens sont une trentaines de millions , en fait la population egyptienne a elle seule est egale a la poluation de tout le magreb arabe reuni ( libye , tunisie , algerie , maroc , mauretanie )

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Ce type sort de l’ombre mais surtout du chapeau des USA comme il fallait s’y attendre. Il fera ce qu’on lui dira de faire comme Moubarak, comme Sadam Hussein, comme Ben Ali et lorsque surviendra une crise il sera jeté en pâture ou bien on le sacrifiera sur l’autel de la sacro-sainte démocratie qui est la récompense des peuples supérieurs. C’est le desespoir absolu qui nous attend à moins que...

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Faut croire que la sécurité d’Israél, reste la première des priorités dans ce monde.

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"Faut croire que la sécurité d’Israél, reste la première des priorités dans ce monde."

Et ce depuis 60 ans !!!

Donc rien de nouveau sous le ciel de l’injustice !

On présurise des peuples entier (Jordaniens, Libanais, Egyptiens) sous les bottes des dictatures, à coups de tortures, de miséres et de répressions pour qu’un peuple (israelien) puisse vivre libre en colonisant un autre peuple (palestinien).

Et aprés on ira donner des leçons à la Chine par rapport au Tibet...