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Samedi 20 Mars 2010
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Le discours du Caire ou les mirages de l’Obamania
lundi 8 juin 2009 - par Fouad Bahri

Lorsqu’il débute son discours, ce jeudi 4 juin 2009, à l’université du Caire, Barack Obama est un homme attendu. Sa position officielle sur l’islam, la situation dans le monde musulman (la Palestine, l’Irak et l’Afghanistan), le sort et l’avenir des citoyens américains musulmans, sont quelques-uns des sujets sur lesquels le nouveau président des États-Unis doit convaincre.

Que peut-on dire de cet exercice de style, “gigantesque opération de communication, soigneusement préparée depuis des mois et transmise en direct dans treize langues par la Maison Blanche grâce à internet. Facebook, son semblable pour l’Asie du Sud, Orkut, YouTube, Twitter, MySpace, SMS 1 , que doit-on en dire exactement ?

Rien, précisément. Il n’ y a rien à dire du discours d’Obama.

Bien sûr, ce n’est pas l’opinion des nombreux commentateurs, médias et intellectuels qui se sont penchés sur le sujet. De l’avis général, ce discours tourne une page de l’histoire mouvementée entre le monde musulman et les États-Unis, et en ouvre une autre. Même les plus sceptiques se sentent obligés de reconnaître qu’un vent nouveau souffle à la Maison Blanche.

Pour le site musulman anglophone islamonline, “le discours d’Obama marque la fin de l’ère du 11 septembre”. Aljazeera English évoque un Obama qui “ veut changer le monde musulman”.

S’exprimant dans le Washington Post, l’imam Feisal Abdul Rauf déclare que “son discours a marqué un changement majeur dans la politique étrangère américaine. Obama lance un appel direct à la religion pour construire la paix dans le monde, résoudre le conflit israélo-palestinien, mettre fin à la prolifération nucléaire et au terrorisme.”

La presse européenne n’est pas en reste. The Time Magazine, par la bouche de Scott Mac Leod, n’hésite pas à parler, à propos de ce discours, d’un “Making of a Prophet” (réalisation d’un Prophète). Le Bild parle d’”un nouveau départ” et le Corriere della Serra de “paix” et de “réconciliation”. Le Monde, pour sa part, souligne qu’ Obama “reconnaît la dette de la civilisation à l’islam".

Même un intellectuel comme Tariq Ramadan, avec toutes les précautions d’usage, nous engage à prendre le président américain aux mots. En décrivant son discours comme ““un discours particulièrement fort qui ne fut pas seulement un "discours" : il exprime une vision à la fois positive et exigeante 2, Ramadan confirme la tendance générale observée : “Quelque chose a effectivement changé 3, nous dit-il.

Il met l’accent, en particulier, sur le changement de paradigme rhétorique de l’administration américaine, passée d’un “Eux” à un “Nous”. “Ces défis communs ont aidé le Président, une fois encore, à parler d’un « nous » inclusif, un nouveau nous pour ainsi dire, dans lequel nous sommes partenaires partageant les mêmes préoccupations, faisant face à des défis similaires et exposés aux ennemis communs 4.”

Ces “changements” l’incitent à prôner, en retour, un changement réciproque des musulmans à l’égard des États-Unis et de son gouvernement. “Il est impératif que les musulmans prennent Obama aux mots et, au lieu d’adopter une attitude passive ou victimaire, de contribuer à un monde meilleur en étant autocritiques et critiques, humbles et ambitieux, cohérents et ouverts 5.”

Mieux, à nous inviter à davantage de tolérance et de patience sur la nouvelle politique étrangère américaine, caractérisée par son volontarisme mesuré, son rééquilibrage, et le rôle d’arbitre qu’Obama entend jouer sur la scène internationale. On peut être en désaccord avec la lecture et l’interprétation que fait Obama de ce qui se passe en Afghanistan, en Irak et en Palestine (et le rôle des États-Unis dans ces conflits), mais il a clairement évité de négliger ces sujets et il a appelé toutes les parties à prendre leur responsabilité afin de faire cesser la violence et de promouvoir la justice et la paix 6.

Prudence et raison

Et pourtant...

Dans ce florilège de louanges et d’allégresse, la part de l’espoir et du romantisme, ceux de l’histoire en marche, suinte abondamment. Au point de nous étourdir, de leurs émanations enivrantes, pénétrantes, obsédantes. Toxiques.Nous savons que le monde musulman, en perdant le sens de l’histoire, a également, depuis longtemps, perdu le sens des réalités. Que l’émotion, cette autre maîtresse d’erreur, est le principal levier de son actionnement. A l’image de tous les peuples.

Mais, que des élites musulmanes elles-mêmes succombent à l’euphorie et à l’enthousiasme ambiant, en relayant ces discours, voilà qui n’est pas de bonne augure. Tout ceci cultive et maintient l’infantilisme de la communauté musulmane. Les politiques doivent être évalués à leurs discours et jugés à leurs actes. Non l’inverse. C’est à cet unique étalon que peuvent s’authentifier leurs promesses.

La cohérence de leur politique est la rigoureuse articulation entre ces deux termes de l’équation : discours/actes. Par conséquent, il est inutile de présumer ce que sera, ou ce que devrait être la politique d’Obama. Pas de naïveté. Ce qu’il faudra en dire, le temps seul nous le dira. Et il sera toujours temps de le faire. Voilà pourquoi il n’y a rien à dire du discours d’Obama.

Le Prophète (PBDSL) nous enseignait que le croyant n’est jamais atteint deux fois par le même mal.

Le philosophe allemand Emmanuel Kant définissait, pour sa part, Les Lumières comme“la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre 7.

Prudence et raison sont donc de rigueur, peut-être plus, en politique, que nul part ailleurs. Parce que les peuples musulmans ont été trop souvent victimes de promesses fallacieuses, d’espoirs idéologiques illusoires, parce qu’ils ont été l’objet d’instrumentalisations aussi perverses que subtiles, ils ont ce devoir prophétique de la prudence.

Parce que trop souvent victimes de leurs émotions, l’arme politique préférée des politiciens, ils doivent aiguiser leurs raisons.Il faudra donc plus qu’un “salam alékum” et la nomination de Dalia Mogahed8 , pour nous convaincre du contraire.

De l’Obamania au scepticisme

Ce devoir de scepticisme nous semble d’ailleurs confirmé par les premiers faits, seuls indicateurs réels de la politique. Et rien ne semble indiquer que celles des États-Unis ait changé.

On a beaucoup parlé des promesses d’Obama de fermer Guantanamo, de faire rentrer les troupes d’Irak et de sa volonté de changer de cap quant à la politique impérialiste de son pays.

Force est de constater que, pour l’instant, rien n’indique un tel changement de cap. Bien au contraire.

Sur Guantanamo, la promesse initiale de fermeture rapide s’est transformé en prolongation du maintien et du mandat du tribunal militaire. “L’annonce de la fermeture de la prison de Guantanamo par l’administration Obama avait réjoui les organisations de gauche et de défense des droits de l’homme. La réouverture des tribunaux militaires d’exception chargés de juger les terroristes présumés qui s’y trouvent aura sans doute l’effet contraire. Le président américain a annoncé, vendredi 14 mai, une réforme de ces "commissions militaires" mises en place sous George W. Bush, qui seront rouvertes avec plus de garanties légales pour les détenus 9.” 

Plus de garanties légales pour les détenus. En fait, pour quelques-uns seulement 10. On est loin des effets d’annonces. La seule décision juste aurait été de fermer, sans plus de délai, cette institution illégale, première prison politique du pays et de dédommager les détenus innocents, dont certains ont vécu ces sept dernières années, un cauchemar carcéral et tortionnaire, dont on a peine à concevoir la réalité.

Sur la torture des soldats américains sous l’administration Bush, Obama fermera les yeux. Aucune poursuites ne sont prévues, encore moins concernant les décideurs. “Il ne souhaite pas qu’une commission d’enquête se penche pour l’instant sur la torture et les excès de la lutte antiterroriste de l’époque Bush. L’idée lui paraît porteuse de divisions 11.

Et pour s’en assurer, Obama a interdit la publication de nouvelles photos démontrant les sévices

pratiqués par des soldats américains sur leurs prisonniers. “En s’opposant finalement à la publication de nouvelles photographies de sévices qu’auraient pratiqués des soldats américains sur des prisonniers, Barack Obama a suscité un tollé dans les rangs démocrates (...)

La puissante association de défense des libertés publiques (American Civil Liberties Union, ACLU), a immédiatement fait part de son indignation. "L’adoption par l’administration Obama des tactiques d’obstruction et des politiques d’opacité de l’administration Bush apporte un démenti cinglant au désir exprimé par le président de rétablir l’État de droit", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Un sentiment partagé par les organisations Amnesty International et Human Rights Watch, qui dressent une liste peu flatteuse des derniers revirements du président. Il s’était notamment opposé à d’éventuelles poursuites contre les responsables politiques de l’administration Bush ayant autorisé le recours à la torture contre certains détenus 12.”

Une traduction en justice et une condamnation des tortionnaires et de leurs décideurs politiques auraient marqué un vrai changement avec l’administration Bush. Encore fallait-il braver et ignorer les pression conjuguées du Parti Démocrate et de la hiérarchie militaire. Ce que n’a pas osé Obama.

Quant au changement de cap sur la politique étrangère, on en est loin. A commencer par l’Afghanistan. Rappelons que ce pays est occupé militairement par les États-Unis, depuis 2001, et que sa population en est régulièrement victime. Pour 2008, on dénombre officiellement 2 118 civils tués directement ou indirectement par les forces américaines13.

Ainsi, le mois dernier, un bombardement aveugle dans l’ouest du pays, causait des dizaines de victimes afghanes. Après enquête,“Le New York Times et CNN ont d’ores et déjà affirmé que les premières conclusions montraient la responsabilité de l’armée américaine dans la mort de ces civils (…) Les forces étrangères tuent régulièrement des civils au cours des combats, provoquant la colère de la population et des autorités 14.”

En guise de réponse, “Les États-Unis ont affirmé dimanche qu’ils ne renonceraient pas aux frappes aériennes en Afghanistan mais ont promis de "redoubler d’efforts" pour éviter les pertes civiles après la mort récente de dizaines de personnes dont le président Karzaï leur a imputé la responsabilité 15. Les afghans sont rassurés !

N’oublions pas le Pakistan, allié militaire de Washington, qui ne semblait pas satisfaire son parrain politique dans sa lutte anti-talibane. Après une convocation, avec le président afghan, à la Maison Blanche, les choses semblent s’améliorer. Désormais, pour Islamabad, la priorité militaire ne sera plus seulement l’Inde, mais les forces talibanes. “Mme Clinton elle-même s’est dite "impressionnée" par les opérations entreprises par le gouvernement pakistanais. "Action a été réclamée. Action a été menée", a-t-elle félicité. Jusqu’ici, les autorités d’Islamabad mettaient en avant le fait qu’elles ne veulent pas dégarnir leur frontière indienne pour refuser les demandes américaines d’augmenter la pression le long de la frontière afghane (…) Mme Clinton a encore tenté de les convaincre, récemment, que leur ennemi n’est pas l’Inde, mais l’islamisme radical 16.”

L’heure est donc à l’offensive, plus que jamais. Dans son discours du Caire, Obama ne l’a pas caché.

Une véritable politique afghane aurait consisté à amorcer un dialogue politique avec les mouvements de résistance armées, accompagné d’une aide économique au développement, transférée aux ONG islamiques, reconnues et œuvrant sur place, pour sortir le pays de son obscurantisme socio-économique féodal, et aboutissant à une démobilisation progressive des troupes américaines, pour ne pas perdre la face. Une politique digne d’un vrai leader international. Une politique que ne suivra pas, de son plein gré, Obama.

Quant à la question palestinienne, la formation de son gouvernement nous éclaire davantage sur son orientation que tous les discours. La seule nomination d’Hillary Clinton, sénatrice très sioniste de l’État de New-York, aux affaires étrangères, l’autre nomination d’Emmanuel Rahm, sioniste d’origine israélienne au poste de « Chief of Staff » de la Maison Blanche, l’équivalent du secrétaire général de l’Élysée, désigné par le quotidien israélien Ma’ariv comme “Notre homme à la Maison-Blanche” et la démission du nouveau/ancien directeur du National Intelligence Council, Charles Freeman, suiote aux pressions du lobby juif américain (AIPAC), sont éloquents par eux-mêmes et se passent de commentaires. 

Spectateurs de l’histoire

Tout ces faits démontrent clairement que l’Obamania n’est pas de circonstance et que l’actuel politique du président américain s’appliquera, avant toute chose, dans le cadre des intérêts de son pays, des institutions qui le représentent et des lobbys qui le dirigent. Depuis bien longtemps, ces intérêts s’opposent à ce que l’on pourrait appeler le monde musulman. Seul un affaiblissement profond et une réorientation radicale de la société américaine pourrait justifier un revirement stratégique, aussi bien économique que militaire des État-Unis, à son égard. Pour le reste, on est plus proche des conte de fées, que des faits.

Et quant bien même un tel revirement serait réalisé, ce que l’on peut toujours espérer à condition de ne pas y croire, il ne serait pas fondamentalement utile au monde musulman. Pour qu’il le soit, encore faudrait-il que ce dernier ne soit plus spectateur mais acteur de son destin. Qu’il recouvre sa triple souveraineté économique, politique, culturelle, indispensable à l’émergence d’une authentique force historique.

Là-encore, (la responsabilité en incombe aux peuples musulmans), on en est loin.

Politiquement, la quasi totalité des gouvernements du monde musulman sont autocratiques, dictatoriaux, et, pour une bonne part d’entre eux, en allégeance totale aux États-Unis.

Économiquement, ils sont gangrénés par la corruption, le clientélisme, affaiblis par une dépendance patente à leurs hydrocarbures et l’absence d’auto-suffisance au niveau des biens de consommation, en particulier alimentaires (ce que l’on appelle la souveraineté alimentaire), sans oublier le renoncement à toutes politiques économique de production nationale. Un monde qui s’enrichit, sans créer et sans redistribuer.

Culturellement, le monde musulman est globalement toujours en sommeil. Les rares innovations ne sont pas encouragés. La reproduction culturelle et l’arabisation ou l’islamisation de produits importés, restent la norme. Dans ces conditions, il importera peu aux peuples du monde musulman de profiter ou non d’un changement de politique américaine.

Tant qu’ils ne sortiront pas de l’ornière de l’histoire où ils se sont réfugiés, ils resteront ce qu’ils sont  : les valets de son développement, qu’ils subiront, indéfiniment, sans y prendre part.Spectateurs ou acteurs de leurs destin : telle est, semble-t’il, la seule question qui mérite d’être posée.

Notes

1-Bakchich.info, 5 juin 2009

2- www.tariqramadan.com, 5 juin 2009

3- ibid

4-ibid

5- ibid

6- ibid

7- Kant, Qu’est-ce que les Lumières ?, cité in Aufklärung, les Lumières allemandes, édition Garnier-Flammarion, p 25.

8- Américaine d’origine égyptienne, chercheuse, musulmane voilée, elle a rejoint le cabinet gouvernemental en tant que conseillère aux affaires religieuses.

9- Le Monde, 15 mai 2009.

10- ibid

11- Le Monde, 25 avril 2009.

12- Le Monde, 14 mai 2009.

13- Le Monde, 8 mai 2005.

14- ibid.

15- AFP, 10 mai 2005

16- Le Monde, 7 mai 2009.

Mots clés

Fouad Bahri

Journaliste et écrivain

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Vos réactions et commentaires sur cet article

16 juin 2009

Chams

Moins de scepticisme et de pessimisme, s’il vous plait !

Il est clair qu’il faudrait prendre du recul par rapport à tout discours, bon ou mauvais, fut-il prononcé par Obama.

Pour ce qui concerne le discours d’Obama, la vérité incontestable est qu’il est bon. Désolé, mais c’est un bon discours.

Quelque soit notre scepticisme, évitons de juger les propos d’Obama en fonction des actions qu’il n’a pas encore posé.

Il a proposé un nouveau départ, Wait an see.

Mais pour le moment, à l’analyse, c’est un bon discours. Appelé Bush, et demandé lui d’en faire autant, il ne pourra jamais, même en rêve.

Le discours suffit largement pour apprécier et évaluer l’état d’esprit, la sincérité et la bonne volonté qui animent le président américain.

Le discours qu’il a prononcé marque un véritable tournant. Refusé de le lui reconnaître est faire preuve de manque de lisibilité et de compréhension de notre histoire récente, depuis le 11 septembre.

Dans son discours, il a proposé plusieurs axes de collaborations pour réussir ce nouveau départ. Son succès ou son échec dépendra de beaucoup de facteurs, donc de nous tous.

Vous êtes sceptiques, c’est vrai. Mais dites-moi, avez-vous adressé une seule prière à Allah pour le succès de ce nouveau départ ? Je n’ose pas croire que vous faites partir de ceux qui ne rêve que d’échec pour dire après : on vous avait prévenu.., c’était n’était que du pipo…

Obama a parlé, il a fait un beau discours, c’est un mérite qu’il faut lui reconnaître, et ça c’est aussi islamique. Puisse-t-il poser les actions et avoir les ressources nécessaires qui lui permettront de transformer ses vœux en réalité, c’est notre prière.

Nous sommes tous conscients qu’il y a énormément de problèmes à résoudre. Qu’il a beaucoup d’adversaires qui feront tout pour qu’il échoue. Que 4 ans ou 8 ans ne suffiront pas pour panser les blessures et rendre justices aux innocents marqués à vies par les actions des présidents précédents.

Il y a beaucoup à faire. Et cela commence par l’intention. Son discours nous prouve au moins qu’il a une bonne.

Nous sommes tous d’accords pour dire que l’intention ne suffit pas. Il faut aussi les actes...

A ce stade, pour son discours, en tant que citoyen du monde épris de paix, nous félicitons le Président Obama pour la justesse de son discours prononcé au Caire le 4 juin 2009.

Nous lui souhaitons pleins succès dans ces actions futures pour la réalisation des objectifs louables fixés par ses propos.

Par Chams.

10 juin 2009
amazone a dit :

Non, le monde musulman" n’est pas l’éternelle victime comme le dit Halluciné, il est la cause de son malheur. Sa naïveté à se laisser diviser l’a conduit là où il est aujourd’hui. Cette naïveté qui a permis aux grandes puissances coloniales de le conquérir durant des siècles.

Il est donc pas plus mal aujourd’hui que le "monde musulman" soit sur ses gardes et que l’excés de méfiance ait pris le dessus sur l’excès de naïveté. Ne trouvez vous pas ?

" Et bien sûr vous êtes d’une exigence folle," Est ce être d’une exigence folle que de vouloir que les Palestiniens puissent vivre dans la dignité ? Que de vouloir que les Irakiens, les Afghans et les Pakistanais ne soient plus bombardés ? Que les pays musulmans ne soient plus attaqués pour leur voler leurs richesses naturelles ?

10 juin 2009
Halluciné a dit :
Etonnant ce texte, et certains posts ; à en croire certains, le "monde musulman" est l’éternelle victime ! Et bien sûr vous êtes d’une exigence folle, tout et tout de suite ! C’est un côté bien français, si vous viviez dans les pays concernées (magrheb, afrique, orient...), vous ne seriez pas aussi fine bouche !! Trop de confort sans doute. Moralité : de l’action +tôt que du discours, perso, je m’engage tous les jours que Dieu fait auprès des plus faibles, et l’image que cela donne bien meilleure qu’une tonne de bla bla !! Salutations
9 juin 2009
une lectrice a dit :

A franc tireur ; Vous pouvez très bien dire "je n’adore pas obama" mais dire de ceux qui ont émis un avis plus nuance que le votre qu’ils "adorent obama", relève pour le moins, d’un pouvoir que vous n’avez pas.

A reno ; si dans ce "on" vous incluez votre personne et obama, vous êtes complètement a cote de la plaque...

9 juin 2009
Shanez a dit :
La main tendue d’Obama au monde musulman aujourd’hui (contexte socio politique oblige) et la même qui frappera demain le monde musulman (une fois que l’amérique aura renfloué ses caisses) !
9 juin 2009
franco-achelhi a dit :
obama et son discours de propagande au service de l’empire etats-unien !
9 juin 2009
franco-achelhi a dit :
obama et son discours de propagande au service de l’empire etats-unien et rien d’autre !
9 juin 2009
amazone a dit :
A Reno : "Nous attendons qu’un dirigeant musulman nous fasse un discours "révolutionnaire" et convaincant. " Cela arrivera le jour où un pays musulman sera aussi puissant que les USA, le jour où le président de ce pays musulman sera aussi puissant que le Président américain, le jour où un pays musulman dominera le monde économiquement et politiquement comme c’est le cas des USA aujourd’hui et enfin le jour où un pays musulman sera aussi puissant militairement, économiquement et politiquement que les USA et qui attaquera des pays chrétiens pour leur voler leurs ressources naturelles comme c’est le cas en Irak et en Afghanitan... Alors vous comprenez pourquoi Réno, ce discours n’a pas lieu d’être ?
9 juin 2009
salam a dit :
Bakir, voyez ce que Israël a fait des accords d’Oslo soutenus par le gvt Clinton dont la volonté d’aider les palestiniens était aussi important que chez Obama. Donc oui positivons, mais sutout agissons. Un boycott intelligent et solidaire organisé à l’échelle de la planète vis à vis d’Israël, notamment dans les riches pays du golfe, amènera les Israëliens à comprendre l’immensité du mal qu’ils font aux palestiniens. www.europalestine.com
9 juin 2009
zakfeileim a dit :
Salam Ne soyons pas naifs au dela des Salam alaykoum et des versets du Coran qu’il à pu énnoncer, Barak Obama dans son discours à pronnoncer ce que les Musulmans voulait entendre mais tant que la question Irakienne , Afghane et celle qui reste centrale La Palestine n’est pas été abordée de façon juste avec un grand J pour moi ce discour est ce que sont les guirlandes sont sur un sapin.
9 juin 2009
Mohamed a dit :

Cher Fouad Bahri,

Monsieur Obama parle, au nom des américains, aux musulmans du monde entier. Et tel un messager de la paix et du respect mutuel, il est venu dire aux musulmans qu’il veut, avec son Amérique, et son administration, changer de ton et des pratiques, et inaugurer ainsi une nouvelle ère dans les rapports et relations Amérique-Musulmans.

L’ambassadeur de la paix et du respect mutuel, paradoxalement et contrairement à vos critiques faciles sur les mondes musulmans du Sud vis-à-vis d’une interprétation prétendument bonne de la démocratie, dénotant un regard exogène au monde politique, est le président et le centre de convergences de tous les lobbys. Depuis ce centre, et malgré qu’il soit le trait d’union chez lui de tous les intérêts contradictoires, il est venu délivrer un message qui est aux antipodes de la vision « des clashs des civilisations » des Bush et acolytes. C’est un effort courageux en dépit qu’il ne peut se défaire de sitôt des réalités politiques et programmes désastreux amorcés par son prédécesseur !

A vous lire, vous souhaitez une exécution et traduction immédiates de ses souhaits en actes politiques à l’instar d’un autocrate ! Il est aux Etats-Unis pas dans une république où seuls les intérêts d’un groupe prévalent aux dépens de tous les autres ou la parole d’un seul homme compte !

Il a nommé une femme musulmane voilée et compétente, c’est une preuve de sa part que l’on ne pourra tenir éloignée toute la communauté musulmane de son pays de la gestion de leurs destins. C’est un acte de politique très concret. C’est à elle, avec le soutien de sa communauté, de saisir l’occasion pour s’introduire acteur du destin commun.

Devant ce message de paix et de tourner, cahin-caha, la page, et comme dit et souhaité par ses contradicteurs, il risque de n’avoir pas des interlocuteurs.

Pour qu’il y ait interlocuteurs du côté musulmans, il appartient aux musulmans de prendre conscience de leurs diversités et aussi de leurs intérêts différents. Moi, Africain de l’Est, musulman, habitant un pays abritant l’AFRICOM, je pense qu’il faut prendre aux mots Obama et l’aider à concrétiser ce message de paix et être un des porteurs de l’autre côté car il y va de mon intérêt aussi.

Il est vrai que ce message ne pourrait être délivré par un politique français pensant qu’il y a une seule communauté, un seul intérêt, une seule vision démocratique… dans son pays, et qui d’ailleurs est incapable d’accepter une petite fille en foulard dans son « école » !

Oui à la prudence, et non au scepticisme ! Oui à regarder un futur, inexorablement, commun, non à se figer, uniquement, sur un passé ! Oui à l’invite du message de paix, non à une consommation interne états-unienne !

Mohamed Houssein

9 juin 2009
Franc tireur a dit :

Salam,

Certains adorateurs d’Obama ici manque de références historique je crois. Je préfère les laisser dans leur ignorance des méfais du libéralisme sauvage (Pinochet, junte militaire en Argentine, Indonésie....bref).

D’autres parle d’enterrer "la hache de guerre"... J’aimerai juste signaler que les peuples musulmans n’ont jamais déclaré la guerre à personne. Ils en sont incapables. Ils sont fait pour être dominés et colonisés. Les états occidentaux ont pillé, tué, violé, massacré (Afrique, Irak, Afghanistan............et la liste est longue). Ca Allez être difficile d’enterrer une hache jamais déterrée. En attendant va dire aux 1400 palestiniens morts à Gaza pendant l’offensive Israelo Arabe qu’il faut faire confiance au messie.

YES WE BEEEEE....oui vous pouvez lol, mdr

Salam,

9 juin 2009
Reno a dit :

Nous attendons qu’un dirigeant musulman nous fasse un discours "révolutionnaire" et convaincant. On attend mais on ne voit rien venir.

Que vous manque-t-il ? Cherchez...

9 juin 2009
amina larbi a dit :
M. Fouad Bahri a raison de mettre en garde contre l’Obamania (qui n’est du reste pas le propre des Arabes et des Musulmans) mais il a tort d’affirmer que nous réagissons émotionnellement et que nous sommes culturellement en sommeil. L’émotion est un puissant facteur politique et le récent voyage d’Obama en France pour la commémoration d’un D day survenu 45 ans plus tôt en est une preuve. Pourquoi devrions-nous nous départir de nos caractéristiques émotionnelles ? Politiquement, nos peuples vivent dans une cage dans laquelle chacun essaie de survivre et de laquelle il voit ses geôliers repus et corrompus dérouler le tapis rouge à leurs maîtres occidentaux que la situation actuelle du monde arabe arrange grandement, ces Occidentaux qui interviennent directement et sans la moindre pudeur dans les choix qui sont en principe du ressort des peuples (le dernier exemple est celui des élections libanaises). Les pays arabes croupissent sous des pouvoirs installés par la force et qui n’ont d’autre but que de se reproduire sous une forme directe (un fils en Syrie, Egypte, Lybie, un frère bientôt en Algérie), pas même masquée. Les intellectuels y sont menacés à tout moment de Tazmamarte et autres célébrités du genre disséminées dans tout le monde arabe (Au moins à Guantanamo et Abou Ghraib, les Américains ne jettent pas leurs compatriotes). Malgré cela, les intellectuels arabes et musulmans véritables et honorables (tels que Tariq Ramadan, shaykh al Qaradawi et beaucoup d’autres) font leur travail qui consiste à faire prendre conscience aux peuples de leurs droits politiques. Il y a d’autres intellectuels, il est vrai, qui ont vendu leur plume pour un visa et ce sont ceux-là que les médias occidentaux nous invitent, en vain, à prendre comme modèles. Quelles que soient la bonne foi et la détermination d’Obama, il faut savoir que les USA ont d’autres centres de pouvoir, notamment le Congrès, lui-même inféodé à des lobbies bien connus. Or les Arabes et les Musulmans n’en forment pas un pour l’instant. Je crois qu’il faut savoir raison garder et juger les gens sur leurs actes, après avoir entendu leur discours. Et quoiqu’on pense du discours d’Obama au Caire, il faut quand même reconnaitre qu’il n’a ni l’imbécilité et l’arrogance des discours de Bush, ni le paternalisme et la suffisance de ceux de Sarkozy (à Dakar notamment). A propos du voile des musulmanes, par exemple, il y a loin de la position d’Obama à celle de Sarkozy (et d’autres dirigeants européens). Alors, restons vigilants, mais sachons faire avancer nos pions dans le sens de nos intérêts en commençant par nous débarrasser de ceux qui entravent réellement notre liberté, notre dignité et nos intérêts.
8 juin 2009
Bakir a dit :
Rebonjour, je suis d’accord avec Elwahraanii ! Positivons, activons et suivons de près. Combien de président ont tenté d’avancer en reculant ? Combien de promesses non-tenues ? Le Président Obama semble très sincère et en tout cas ouvert au dialogue..(voir son site).. Alors, enterrer l’age de guerre, (inutile) et prévilligier la raison, la paix, la justice et le développement.. avec peu, on obtiendra inchallah bcp de choses.. Salam
8 juin 2009
Salam a dit :
Elwahraanii, Fouad dit juste qu’il faut raison garder devant le discours sympa, mais un peu démago et lénifiant d’un président américain (charmeur)qui a la lourde tâche de succéder à Bush. Donc quoiqu’il dise ce sera tjrs plus doux à nos oreilles de musulmans que les insultes busheries. Ces discours sont essentiellement destinés aux pays du Golfe, dont il ne faut surtout pas effrayer les gouvernements grands démocrates devant leur peuple comme chacun sait. Si il y a une seule chose dont s’honorerait la communauté musulmane ainsi tous les hommes et femmes de bonne volonté, ce serait de permettre au peuple palestinien de recouvrer une partie de leur territoire pour avoir un Etat viable. Pour cela Israël doit revenir aux frontières de 1967. Militons tous démocratiquement, et adhérons aux différentes associations qui oeuvrent dans ce sens.
8 juin 2009
Franc tireur a dit :

Salam,

"YES WE BEEEE", les moutons musulmans sont tombés sous le charme du messie. Ce peuple qui n’a pas de conscience collective, suit le premier berger qui vient. Il est tout à fait que les peuples musulmans soient dominés et toujours en retard. Parce que, jusqu’à nouvel ordre, L’irak est occupé. Des Afghans meurent tous les jours, des pakistanais aussi. Guantano est ouverte. Gaza est en cours d’extermination par Israel, l’Egypte et l’arabie saoudite. Les dictateurs arabo musulmans sont consolidés au pouvoir.

Vous avez aimé Bush ?

Vous allez adorer Obama.

Salam,

8 juin 2009
figther a dit :
@ tariq ramadan a ce rythme tu l auras ton visas pour les states of america continue c bien fait faire allégeance au maitre
8 juin 2009
Neige a dit :
Aucun musulman croyant ne croit au discours du nouveau président(sic). Quand à l’article ,l’auteur devrait lire les nouveaux chiens de garde de Serge HALIMI , il apprendrait ce qu’ intégrité,information ,veulent dire . Comme par l’exemple de la phrase de tariq RAMADAN sortie de son contexte , pas très honnête tout ça.
8 juin 2009
Shanez a dit :
A celui qui ecrit :"De toutes façons, vous, il faut que Dieu descende sur terre pour que vous soyez convaincu !!!!!!!! " Et oui on est comme vous on ne croit que ce que l’on voit !
8 juin 2009
Elwahraanii a dit :

"Zorro est arrivé" ... Cet article amène à penser que quoi qu’on fasse et quoi qu’on dise (ou écrive) on est to-ta-le-ment impuissant et pire, on a tord. Fouad Bahri se prenant pour celui "à qui on ne la lui fait pas" ou "qafez" nous dit "circuler il n’y a rien à voir" dans le discours d’Obama. za3mak !

D’aprés lui tout le monde a tord et T. Ramadan et les peuples musulmans (ou pas d’ailleurs) ... Ok ! D’accord ! Saha !

Puisque nous avons tous tord ya messiou Fouad Bahri : qu’est-ce qu’il faut faire ?!

Franchement, je n’ai jamais lu article aussi totaulogique ! ... et donc inutile !

8 juin 2009
De toutes façons, vous, il faut que Dieu descende sur terre pour que vous soyez convaincu !!!!!!!! Misère !
8 juin 2009
Bakir a dit :
Bonjour à tous, je ne peux partager que partiellement l’avis de F.Bahri. Le descriptif présenté n’est que superficiel. Les prises de décision et les actes au niveau mondial n’est pas aussi simple que cela. Je considère, très sincèrement que le Discours d’Obama est déjà d’une grandeur honorable.. Reste les actes : cela dépend bien évidemment de bcp de paramètres. De nous d’abord, pour poursuivre, soutenir les efforts, voir protester.... Ensuite, de nos Gouvernants surtout, enfin des pressions des loby internes (aux USA)et de la géostratégie mondiale. Je ne pense pas qu’Obama, pourrai avoir une forme de baguette magique pour résoudre les problèmes et appaiser les tensions, néaumoins les contributions, soutiens et suivi des autres importent énormément.. Des forces organisées peuvent l’aider.. Il lui manque dans son discours, un peu de forcing sur les voies des démocraties, (liberté et justice) Développement (aide) et financement des économies en développement.. (IDE et autres) Salam..
8 juin 2009
Lola a dit :

OK, il n’y a rien de nouveau. Ce n’est qu’une opération de séduction destinée à neutraliser les arabes pour un temps.

Cependant, ras-le-bol de toutes ces "analyses" qui tendent à montrer les pays musulmans de la région toujours en creux par rapport à l’Occident et à ses valeurs.

Toujours le même message subliminal :"tant que les pays musulmans ne s’alignent pas sur les valeurs occidentales dominantes, ils seront perdants".

L’idéologie colonialiste disait la même chose aux algériens "nous vous apportons la civilisation, devenez français !".

Mais ils ne seront jamais considérés commes tels. et, bien plus cruellement encore, seront sans cesse renvoyés à cette identité perdue !.

Alors, khalas ! N’endossons pas le rôle détestable du donneur de leçons, jouons celui d’interface entre deux mondes tout en assumant notre part d’occidentalité mais ne nous faisons pas les instruments de la guerre idéologique contre les pays musulmans.

8 juin 2009
ada a dit :
Parole, parole, parole (avec l’accent italien)... Mais bien sûr que nous jugerons B. OBAMA sur ses actes, et pas seulement sur ses beaux discours. Il faut cependant garder à l’esprit qu’il n’est pas tout-puissant aux Etats-Unis, par exemple concernant Guantanamo, il a rencontré une forte opposition à son point de vue. Il n’a été porté au pouvoir qu’en réaffirmant son soutien absolu et inconditionnel à Israël, et ce sont ces forces dans l’ombre, le lobby sioniste, le lobby militaro-industriel qui mènent les Etats-Unis et le monde. Et ceux qui s’imaginent que les pays musulmans sont seuls responsables de leur destin se font de douces illusions : si jamais ces peuples (et en particulier dans les pays producteurs de pétrole ou les pays situés sur un noeud stratégique) s’avisaient de faire valoir leurs propres intérêts contre les intérêts états-uniens, alors ce merveilleux Barack OBAMA se montrerait tout aussi impitoyable et inhumain que les Bush, Nixon, Kennedy, Eisenhower qui l’ont précédé, et ne reculerait pas devant une nouvelle guerre...
8 juin 2009
amazone a dit :

Je partage assez fortement l’intervention de Nadia en particulier : sa conclusion : "à nous musulmans de le juger par la raison et non par l’émotion."

Il est vrai qu’il nous suffit parfois nous musulmans de quelques flatteries, de quelques mots en arabe et de deux petites phrases sur la grandeur de l’islam pour que nous nous sentions pousser des ailes, au point où nous déployons nos ailes et ouvrons notre coeur, jusqu’à en être foudoyé.

Rappelons nous cette phrase "Mon Dieu protéges moi de "mes amis", mes ennemis je m’en occupe !"

8 juin 2009
Nadia a dit :
Tout est dit dans cette analyse d’une cruelle lucidité de Fouad Bahri. Prenons le temps de la lire et gardons- la en mémoire. L’Amérique n’a pas d’autre solution que de rassembler ses forces en se dégageant du Moyen Orient pour affronter un véritable ennemi qui est la Chine entre autres. Elle doit pour cela anesthésier davantage encore les pays arabo-musulmans dont les gouvernements lui sont acquis à des degrés divers. Le tandem Israël-Amérique continuera de fonctionner sur un mode "plus soft" soyons-en certains ; que Le président Obama n’ait pas abordé la question du retrait ou démolition des colonisations sauvages des territoires palestiniens, seule condition pourtant pour l’existence d’un Etat palestinien viable en est la preuve. Dans 4 ans, l’équipe Obama dira à l’opinion publique : On fait ce qu’on a pu mais les arabes, palestiniens etc...on connait l’antienne. En revanche en qq heures passées en France Obama désigne aux musulmans la laïcité française dont nous serions victimes. Voilà un exemple de manipulation et d’instrumentalisation aussi perverse que subtile dont nous devons nous méfier. Obama est un homme politique, à nous musulmans de le juger par la raison et non par l’émotion.
8 juin 2009
Réaliste et surpris a dit :
Pour quelqu’un qui trouve qu’il n’y a rien à dire du discours d’Obama au Caire... c’est dit en un record de mots ! Le règne des piplettes qui s’étalent sur le net pour ne rien dire est de plus en plus florissant, que ce soit dans les articles dits de fond que dans les réactions des internautes... Psychologiquement il semble qu’il y ait là un étonnant phénomène, digne d’une étude sérieuse. Il y a moins d’un an, on était en plein cauchemar UBushuesque, aujourd’hui on délire à plein tube devant un changement si manifeste de position que l’on veut minimiser vaille que vaille. Prendre l’attitude des Israéliens jamais satisfaits d’aucun soutien même inconditionnel alors qu’à l’inverse de leur position l’on est très seul et peu soutenu, je vous laisse mettre le qualificatif que vous voulez sur cette position ! Quelles larmes de crocodiles verserez-vous donc quand Israél se sera offert la tête et peut être la vie du seul vrai sympathisant actuel qui nous soit donné et j’ose le dire providentiellement offert ? La liste des éliminations auxquelles ils ont procédé depuis Bernadote jusqu’à Cheikh Yassin, sans compter certains représentants de l’OLP en Europe, est pourtant éloquante. Il faudrait arrêter de cracher dans la soupe sinon elle aura un goût répugnant. AbdAllah
8 juin 2009
Rachid Zani a dit :
les consciences s’agitent Fouad,le monde musulman est en marche. Le discours d’Obama tient peut-être de la continuité politique des states à maintenir sous son joug les pays qui n’ont pas la capacité militaire pour se défendre et continuer à piller ses ressources en toute impunité mais force est de constater qu’il a suscité un formidable espoir ,une libération des esprits et surtout une envie de revanche,une envie d’en découdre avec le diktat occidental. Quand l’Algérie gagne l’Egypte 3_1 ,c’est l’espoir qui rejaillit et qui balaie d’un revers toute la mauvaise foi qui incrimine ses fondations.
8 juin 2009
Fatima de Bagnolet.. a dit :

bonjour selam shaloem...

OUI à 100% avec les propos de Fouad Bahri...........................

en résumé :

...Culturellement, le monde musulman est globalement toujours en sommeil. Les rares innovations ne sont pas encouragés. La reproduction culturelle et l’arabisation ou l’islamisation de produits importés, restent la norme.

Dans ces conditions, il importera peu aux peuples du monde musulman de profiter ou non d’un changement de politique américaine.

Tant qu’ils ne sortiront pas de l’ornière de l’histoire où ils se sont réfugiés, ils resteront ce qu’ils sont : les valets de son développement, qu’ils subiront, indéfiniment, sans y prendre part.Spectateurs ou acteurs de leurs destin : telle est, semble-t’il, la seule question qui mérite d’être posée.

tout est dit....

8 juin 2009
Waglioni a dit :
C’est au moment où l’Empire US subit sa défaite et se voit ruiné (les guerres perdues, la Crise, etc, etc...), c’est dans ce moment de reconnaissance de son impuissance à se sortir tout seul du piège où il s’est enfermé, que l’Empire, qui combattait l’Islam en tant que tel, demande un peu pardon et quémande l’aide des "peuples musulmans", avec force glamour et tentatives de séduction. Or de glamour et de séduction, le bougre d’Obama n’en manque pas ! "Assalaamu alaykum", dit il avec un fort accent harvardo-nilotique (pour rappeler qu’il est diplômé certes, mais néanmoins kénian par son père), en racontant sur fond de violons, que l’université d’al-Azar fut créée avant toute université d’Occident, passant en understatement que si cette université fut en effet créée il y a plus de mille ans, ce fut sous une dynastie fatimide, donc chiite, ce qui n’est pas mauvais à rappeler lorsque l’on voudrait bien se concilier les bonnes grâces de l’Iran. Le reste est à l’avenant, tout de merveilleuses intentions à l’égard de tous, et même des israëliens, simplement priés de faire preuve de retenue dans leurs visées d’extensions territoriales : le monde s’extasie de ce que le bel et bon Obama ose demander à ces fous-furieux de s’abstenir de l’argumentaire qu’un certain dictateur nommait "espace vital" !
8 juin 2009
nanny a dit :
Ce pauvre Obama a fort à faire pour se faire accepter lui-même par le noyau dur des américains blancs et il en fait des tonnes. Comment pouvons nous compter sur lui pour défendre l’Islam et les musulmans ? Depuis des siècle l’Islam se défend tout seul et les musulmans ne sont ni infantiles ni des demeurés. Ils attendent que les beaux discours se transforment en actes mais ils ne comptent que sur eux-mêmes.

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