Dimanche 12 février 2012

Le Christ dans l’Islam et le débat islamo-chrétien

La reconnaissance de l’altérité est un principe humain fondamental, que l’aveuglement doctrinal réduit souvent à néant. C’est cet aveuglement qui enferme le psychisme humain, sous sa double dimension rationnelle et affective, dans une attitude de rejet de l’Autre. Dans le cadre de la réfutation de l’extrémisme, la référence au texte coranique lui-même nous permet de lire, d’entendre, le rappel constant du principe de la diversité, et la récusation de l’idée d’un monde homogène et "parfait".

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La reconnaissance de l’altérité est un principe humain fondamental, que l’aveuglement doctrinal réduit souvent à néant. C’est cet aveuglement qui enferme le psychisme humain, sous sa double dimension rationnelle et affective, dans une attitude de rejet de l’Autre. Dans le cadre de la réfutation de l’extrémisme, la référence au texte coranique lui-même nous permet de lire, d’entendre, le rappel constant du principe de la diversité, et la récusation de l’idée d’un monde homogène et "parfait". La reconnaissance de la légitimité de l’autre monothéiste - chrétien ou juif - n’est pas dans l’islam la conséquence d’une remise en question des dogmes originaux. Elle s’inscrit dans le texte coranique lui-même. Les sourates de la Vache (surat al-Baqara les premiers versets), de la Table (Surat al ma ida, verset 69), ainsi que de nombreuses autres insistent sur la légitimité des croyances des gens du livre -notamment les chrétiens et les juifs - , ainsi que sur leur droit au salut.. 

Le texte coranique reconnaît la validité de la Tora - al Taourat - et de l’Évangile - al Injil -, ainsi que leur antériorité. Dieu a annoncé dans le Coran cette antériorité, en définissant le Coran comme la continuité des messages antérieurs. (Sourate de la Table versets 44 et 46)

Les prophètes et messagers reconnus dans la Torah et l’Évangile sont eux mêmes reconnus dans le Coran. On y retrouve aussi bien Abraham - Ibrahim -, Noé - Nuh-, Moise - Musa-, Jacob - Ya’cub -, Joseph - Yusuf - , David - Daud -, Jésus - Isa -, Jean Baptiste - Yahiya - . La structure du texte coranique est toutefois différente de celle des Ancien et nouveau testaments de la Bible chrétienne. 

Toutefois, le texte Coranique est distinct dans son contenu, et comprend une distinction entre la Torah et l’Évangile originaux et ce que ceux-ci sont devenus, du fait des hommes. C’est dans ce sens que l’on peut comprendre le caractère archaïque et premier de l’Islamité. S’il est affirmé qu’Abraham était musulman, cela signifie simplement que le message porté par le prophète Muhammad - PSDL- ne fait que s’inscrire dans la continuité d’un message antérieur à lui, et qui a pris son point de départ dans le pacte transhistorique que Dieu a établi avec Adam. Islam ne signifiant autre chose dans son étymologie arabe que le fait de s’en remettre à Dieu - ou de se soumettre à Dieu - . Dans ce sens, les disciples - al hawariyyun - du Christ - Issa - auraient annoncé leur fidélité au message christique, en attestant qu’ils croient en Dieu et sont musulmans - muslimun (soumis à Dieu ) - . (Sourate de la Famille Umran)

L’Universalité du message divin est encore plus radicale, dans le texte coranique : les prophètes révélés par Dieu à Muhammad - PSDL-, ne sont pas les seuls. Dieu annonce dans le Coran, qu’il a envoyé de nombreux prophètes auparavant, dont une grande partie est restée inconnue de Muhammad -PSDL - (Sourate du pardonneur, verset 78). Ce qui signifie que le message de Dieu est Universel et ne s’est jamais limité au gens du Livre - Juifs et Chrétiens-, et que, dans le dialogue avec les autres religions, il est nécessaire de rechercher ce qui provient de Dieu. Un tel universalisme a permis le dialogue avec l’hindouisme alors même qu’aucun récit prophétique hindouiste n’est cité dans le Coran ou les Hadith

1- La figure de Jésus dans le texte coranique

Dans les récits prophétiques du Coran, Jésus - Issa - occupe une place essentielle, bien que le texte coranique ne soit pas christocentrique. Issu d’une femme véridique (sainte) - siddiqa - , sa naissance ses actes et sa fin sur terre sont des miracles de Dieu - mu’jizat- .

Qui est donc Marie - Mariam - dans le Coran ? Le terme utilisé est celui de Siddiq (a), qui désigne le plus haut degré dans la piété, et ceux qui sont le plus proches de Dieu ( tout comme la sainteté dans le christianisme). Siddiq vient de sidq - sincérité - et signifie - le véridique, ou le parfaitement juste - .

Selon l’interprétation d’Al Ghazali, le Siddiq représente le plus élevé des quatre degrés que sont :

1- Ceux qui obéissent extérieurement aux lois divines, sans plus

2- Ceux qui évitent l’équivoque - al shubuhat- de crainte de commettre ce qui est proscrit -. Il s’agit des bons (al salihun)

3- Ceux qui sont capables de sacrifier un bien licite pour demeurer fidèle à Dieu et éviter le mal : il s’agit des révérencieux (al muttaqun) - le terme ittaqa signifiant, craindre et se protéger de quelque chose. Le Muttaqi est celui qui craint Dieu et se protège du Mal.

4- Ceux qui consacrent leur vie à se rapprocher de Dieu et s’élève au dessus de ce qui n’y mène pas : les véridiques (al siddiqun)

Marie, la véridique (al siddiqa), représente le paradigme de la pureté et de la piété. Sa vie représente un miracle, qui étonnait même Zakkarie - Zakariya- . Dieu lui annonce, par la médiation des anges - al Mala ika -, qu’elle est l’élue de toutes les femmes de tous les mondes. (Sourate de la Famille Umran, verset 42)

L’enfantement de Jésus - Issa - est en lui-même un miracle - mu’jiza-, et un signe pour les humains. Ce qui est impossible à nos yeux, et selon notre perception des lois de la nature est possible à Dieu. D’ailleurs Dieu rappelle dans le Coran que la Création est elle-même un miracle - mu’jiza - .

L’enfantement de Jésus - Issa - s’accompagne à la fois d’une révélation et d’un jeu d’apparences. Il s’agit de la révélation de Dieu par la médiation de l’Ange Gabriel - Jibril -

Quant au jeu d’apparences, il est certes objet de dérision de la part des lecteurs non-musulmans. En apparaissant aux siens accompagnée du nouveau-né, Marie - Mariam - subit leur invective et apparaît comme une femme de basses moeurs ( sourate de Marie verset 28). Le silence de Marie laisse aussitôt place à la parole de Jésus dans le berceau, qui annonce le message divin - autre miracle -. Au delà de ce qu’une lecture superficielle considérerait comme une histoire incohérente et dépourvue de sens profond, il est possible de découvrir un véritable discours sur le contraste entre l’apparence et la réalité, sur le voile de l’ignorance.

De la naissance miraculeuse, le texte coranique passe aux actes miraculeux, ceux mêmes que l’on retrouve dans les quatre évangiles actuellement reconnus : la multiplication des pains, la guérison des malades, et la résurrection des morts.

Enfin, l’ascension de Jésus - Issa - relève du même ordre. Le texte coranique affirme que Jésus - Issa - a été soustrait au passage par la mort, élevé par Dieu, et soustrait à l’emprise des hommes. Toutefois il a semblé à ces derniers qu’il a été mis à mort. Le texte coranique n’en dit pas davantage, mais de nombreuses interprétations peuvent le compléter.

Paradigme du prophète et du siddiq - véridique - à la fois, mais aussi paradigme de l’homme le plus proche de Dieu par sa pureté, Jésus - Issa - est un prophète révélateur du message éternel de Dieu dont la quintessence se résume en l’adoration de Dieu et l’amour du prochain.

Deux couples similaires apparaissent constamment dans le texte coranique :

* "Amana wa ’amila salihat" , dont la traduction littérale est croire et faire les bonnes actions

* "Aqama al-Salat wa Ata al-Zaqat" , dont la traduction littérale est faire la prière et pratiquer l’aumône légale . La traduction littérale demeure toutefois très indigente si l’on oublie que le terme arabe zakat ne signifie pas seulement l’institution de cette taxe redistributive des richesses, mais avant tout la purification de l’âme - tazkiyat al- nafs -, par le don de soi. Quant à la "salat" , qui signifie littéralement la prière, elle ne saurait se réduire à l’accomplissement d’un rituel. Lorsqu’en langue française on parle de prière, nous distinguons deux actes : le "du’a" et la "salat" . La première forme, facultative, mais indispensable à l’homme, consiste à implorer Dieu de répondre à nos attentes. La deuxième, canonique, consiste à exprimer par la parole et le geste, et, au-delà par la pensée profonde, l’adoration de Dieu et la fidélité à son message. Elle peut être pratiquée comme un rituel répétitif. Mais elle peut aussi être le moyen d’une conscience plus approfondie de son propre rapport avec Dieu.

2- Les divergences entre le texte coranique et le christianisme romain au sujet de la figure du Christ

Toutefois, la figure de Jésus dans le Coran est différente de celle construite par la théologie chrétienne actuellement dominante, notamment par l’interprétation de l’Évangile selon Saint Jean. Là, la controverse théologique se veut comme l’expression du parcours de l’auteur des présentes lignes, originaire d’une famille chrétienne, puisse-t-elle ne pas être préjudiciable à l’excellente relation islamo-chrétienne. Les savants (« théologiens ») musulmans les mieux connus ont fait preuve d’une grande prudence dans tout exposé au sujet des différentes branches du christianisme1. De plus, la Sira (parcours) du prophète Muhammad (PSDL) et certains versets coraniques mettent bien en évidence ce rapport édifiant entre musulmans et chrétiens : de l’exil en Abyssinie à l’accueil des chrétiens à Najran, où le prophète Muhammad (PSDL) a partagé la mosquée en deux afin d’accorder aux chrétiens un lieu de culte.

A ce sujet, il n’est pas exact d’affirmer que la différence radicale est celle qui oppose l’Islam et le Christianisme, car les divergences les plus radicales au sujet du statut du Christ, sont celles qui ont existé entre les chrétiens eux-mêmes : la construction du dogme dominant, que l’on retrouve aujourd’hui dans l’Église catholique, mais aussi dans la plupart des églises Orthodoxes est elle-même le produit d’un processus historique d’homogénéisation passant par plusieurs étape :

1- l’étape de l’écriture des évangiles

2- l’étape de l’authentification des évangiles, afin de ne reconnaître, parmi les dizaines de textes existants, quatre comme vrais et authentiques.

3- l’étape de l’interprétation des évangiles et de l’élaboration des fondements dogmatiques La question du statut du Christ est demeurée la question fondamentale de la théologie chrétienne, mais qui a donné lieu à d’importantes divergences. Jusqu’au Concile de Nicée, le dogme de la divinité du christ était encore loin de faire l’unanimité.

Afin de ne pas entrer dans le détail de l’historiographie du christianisme, nous nous contentons de citer deux courants, qui se sont affaiblis pour des raisons davantage historiques que théologiques :

* d’importantes communautés chrétiennes primitives en Palestine n’avaient pas rompu avec le milieu judaïque, et ont considéré comme absurde la croyance en la divinité du Christ. Il s’agit des Ébionites et des Elkasaïtes. Le Christ y était reconnu comme le dernier prophète et le plus important mais il a conservé le statut humain. Ces communautés représentent l’autre pendant du christianisme d’inspiration paulinienne, si l’on sait que le discours de Saint Paul avait déjà développé une interpétation divinatrice du Christ.

* les chrétiens disciples d’Arius d’Alexandrie (prêtre d’Alexandrie, 256-336) et qui ont rejeté l’idée d’un statut divin pour le Christ : selon ce courant Dieu est un et inengendré et le Fils (le principe incarné en Jésus) n’en est qu’une création. Le Christ serait l’incarnation d’un principe surhumain, sans être celle de Dieu lui-même. * Les disciples de Nestorius (Prêtre d’Antioche, Patriarche déchu de Constantinople, 388-451) et qui, sans renoncer explicitement à la trinité - père-fils-saint esprit - établissent une nette distinction entre le Christ - verbe de Dieu - la deuxième personne de la trinité, et le Christ -homme, d’autre part, qui n’est qu’homme. 

A ce titre, certains chrétiens dissidents ont pu considérer la position du Coran comme une des variantes du débat théologique chrétien, voire comme un message régulateur et modérateur des excès du christocentrisme. Telle aurait été, du moins, la perception qu’auraient eu nombre de chrétiens de Syrie, de Palestine et de Mésopotamie, persécutés par L’Orthodoxie romaine-byzantine. Il est également significatif de noter que les chrétiens d’Arabie, mais aussi de l’environnement étaient le plus compréhensifs à l’égard de l’Islam naissant. Certains versets coraniques reflètent cet état de fait, et font l’éloge des religieux chrétiens, qui, modestes et pieux, sont fortement émus à l’écoute de la révélation coranique. De plus, les premiers versets de la Sourate des Roumis, annoncent que Dieu est aux côtés des Byzantins chrétiens face aux Perses polythéistes

C’est toutefois avec le christianisme trinitaire, aujourd’hui dominant que le texte coranique affirme sa différence. Le texte coranique insiste sur l’unicité et l’indivisibilité de Dieu. La trinité est un mystère pour les chrétiens trinitaires et une impossibilité dans l’Islam. 

Le point de départ de la trinité, voire du dogme du Dieu unique en trois personnes - le Père, le Fils (Jésus), et le Saint-esprit - est le processus historique de la divinisation du Christ. Il s’agit d’un processus dont il est difficile ici de retracer la genèse, mais qui n’est pas le privilège d’un christianisme occidentalisé qui aurait rencontré le paganisme gréco-romain. Les monophysites de Syrie ont eux-mêmes insisté sur la nature divine du Christ au détriment de sa nature humaine qui, selon eux n’en était que l’apparence inessentielle-.

Nous nous contentons d’une remarque d’Ibn Arabi à ce propos, et qui, de par une interprétation - parmi tant d’autres - du sens profond des versets coraniques, considère que la nature même de Jésus - Issa- et de ses actes, explique l’équivocité et l’extrême diversité des perceptions. La naissance de Jésus révèlerait une double origine, - celle réelle (Ma Muhaqqaq) de Marie, et celle virtuelle de l’Ange Gabriel - Gibril - (Ma Mutawahham ) . Ce qui explique l’ampleur des miracles - mu’jizats -, mais aussi les extrapolations de ceux qui l’ont suivi : " Le différend a eu lieu dit-il, entre les gens - communautés - au sujet de la nature de Jésus - Issa - . Celui qui l’a perçu dans son visage réel humain aurait affirmé qu’il est le fils de Marie, et celui qui l’a perçu du point de vue de son image représentée à travers son humanité l’aurait attribué à Gabriel - Jibril - , et qui l’a perçu dans ses miracles, notamment celui de la résurrection des morts, l’aurait attribué à Dieu, et aurait invoqué l’esprit de Dieu..." C’est face à cette équivocité que le texte coranique insiste sur le fait que ces miracles ont été accomplis par la grâce et la volonté de Dieu, et que seul Dieu en est l’auteur.

L’équivocité était possible, même aux origines, et une explication anthropologique de la tendance qu’a l’homme de diviniser l’envoyé de Dieu par lequel le miracle survient - mu’jiza - n’est pas propre au christianisme. Certains musulmans, fascinés de la même manière par le prophète Muhammad PSDL, auraient succombé au piège de l’adorer. A ce propos, le premier Calife Abu Bakr Al Siddiq a ainsi répondu : "A celui qui adorait Muhammad PSDL, nous disons que Muhammad est mort et à celui qui adorait Dieu, nous disons que Dieu est vivant et immortel" Le texte coranique a multiplié les gardes-fous à l’encontre de toute dérive de ce genre. Aucun être, aucun prophète, aucun ange, ne doit être divinisé, et l’unicité de Dieu est clairement affirmée.

Le texte coranique va même jusqu’à stigmatiser les représentations imagées - les statues d’adoration - al ansab - des personnes vénérées ou vénérables, et dont l’entreprise n’est qu’une entreprise du diable. (sourate de la Table ) Les théologiens chrétiens - dont Yaha Ibn ’Adi - , ont porté leur critique sur la doctrine de l’unicité de Dieu l’Un, l’indivisible et l’inengendré, en stigmatisant la pauvreté d’une théologie sans salut et d’un Dieu sans histoire. De la même manière, la critique chrétienne demeure très critique vis à vis de la dualité entre un Dieu tout puissant, d’une part, et des fidèles serviteurs d’autre part. Le christianisme trinitaire actuellement prédominant prétend à une théologie davantage anthropocentrique. La divinité du Christ est en fait perçue sous l’angle inversé de l’incarnation de Dieu en l’homme. Dieu devient homme et en cela réhabilite l’humanité dans sa finitude et la sauve. D’autre part, les théologiens chrétiens s’attaquent aux propos coraniques qui leur semblent incohérents. Le texte coranique insiste autant que les quatre évangiles reconnus, sinon davantage sur les miracles du Christ. Le mot Masih - traduit ensuite par Christ - figure dans le Coran - sourate de la Table -, et l’on retrouve également le Saint-esprit - "al ruh al qudus" - . Les théologiens chrétiens en concluent hâtivement soit que le texte coranique est confus, soit que son effectivité se retrouve dans la doctrine chrétienne de l’incarnation.

C’est qu’en projetant les catégories de la théologie chrétienne trinitaire sur le Coran, on risque de se dispenser de rechercher le sens intrinsèque des mots communément utilisés. Le mot Christ - Masih/ Mshiho - dans les langues sémitiques, signifie celui que l’on induit d’huile, et qui est de ce fait béni. On n’y voit pas le concept du salut.

D’autre part, le statut du Saint-esprit n’est pas celui d’une divinité ou d’une personne divine dans le texte coranique. Dans les deux interprétations chrétienne et islamique, le Saint Esprit - al ruh al qudus - exprime cette fonction de la présence de Dieu aux hommes. Simplement, dans le texte coranique, il est médiation entre Dieu et l’homme et non pas Dieu immanent à l’homme. Ce dernier, dans sa finitude, ne peut voire et entendre Dieu, dans son infinité, que moyennant médiation. Cette médiation, est celle qui donne à la parole de Dieu des formes et dimensions accessibles à l’homme. C’est pourquoi l’ange Gabriel - Jibril - exprime la forme de cette médiation, dans la révélation coranique. C’est pourquoi les interprétations littéralistes du Coran établissent une identité entre Jibril et le Saint-Esprit (al ruh al qudus), interprétation que nous ne discuterons pas ici.

Nous nous contentons de noter, qu’afin de ne pas s’imposer en s’interposant entre l’homme et Dieu, Jibril, aussi bien que le principe du ruh al qudus ne sont pas des êtres ayant en eux même leur effectivité. Ils n’ont d’ailleurs aucune forme définie, et sont avant tout ces moments du processus de révélation et de médiation.

Reste à s’attaquer à la question de fond : peut-on, comme le prétend la critique théologique chrétienne, opposer une théologie musulmane de l’obéissance et de la transcendance radicale de Dieu à une théologie chrétienne de l’amour et du Dieu-homme ? Tout d’abord, Dieu tel qu’il se dévoile dans le texte coranique n’est pas ce Dieu vengeur que l’on retrouve dans l’Ancien testament, et n’exhorte pas les hommes à la servitude. La notion de miséricorde - "al rahma"- est le pendant du concept chrétien d’amour. La miséricorde n’est pas simplement amour, il est amour de l’homme pêcheur et fautif, voire amour de l’homme qui dépasse le mal fait par l’homme. A ce sujet, la Basmala - invocation fondamentale de Dieu se formule ainsi : Bism Allah Al Rahman Al Rahim. Rahman et Rahim signifient la miséricorde, la première expression étant la matrice et l’autre la miséricorde en acte. La rahma n’est pas incompatible avec la justice, donc avec la sanction des irréductibles du mal, ainsi qu’avec la différenciation entre les degrés de rétribution - les niveaux du paradis - (Sourate du Miséricordieux). La théologie chrétienne a cru bon de résoudre le dilemme justice/bonté dans la dichotomie entre Dieu le père - le Dieu jaloux et vengeur de l’ancien testament - et Dieu le fils - amour et pardon - . Cette dernière pose davantage de problème qu’elle n’en résout. Elle est de plus en contradiction avec le texte même des évangiles reconnus par le christianismehistoriquement dominant, où Jésus évoque la possibilité de l’enfer, car si mon oeil est cause de péché, mieux vaut, dit-il entrer au paradis avec un seul oeil, qu’en enfer avec les deux yeux. D’autre part, il est vrai que la théorie de l’incarnation est perçu de manière inversée par les deux théologies : la théologie chrétienne trinitaire y voit l’incarnation de Dieu en l’homme, ce qui atteste la centralité de l’homme, alors que la théologie musulmane y voit la déification d’une part, c’est le credo quia absurdum en ce qui est mystère qui permet à la raison humaine de ne retenir que "absurdum". Le texte coranique se fait écho de la raison humaine, en ce sens que Dieu est au-delà de toute forme humaine et que ses attributs n’ont aucune commune mesure avec ceux de l’homme, et en ce sens que l’unicité de Dieu est parfaitement compatible avec toute explication rationnelle. C’est pourquoi, la critique de fait Spinoza de la conception anthropomorphique de Dieu, dans l’Éthique, n’atteint pas le texte coranique, mais au contraire pourrait s’en accommoder. De même, le "déisme" des philosophes des lumières mais aussi des franc-maçons s’accommode mieux du Dieu un et indivisible de l’Islam.

Toutefois, la raison humaine ne peut atteindre la raison divine, et la plupart des questions de type métaphysique sont inconnues de l’homme. Le texte coranique réfère souvent aux limites de la connaissance humaine. Le prophète Muhammad lui-même (PSDL) a affirmé "ne cherchez pas à percevoir l’essence de Dieu vous en serez épuisés (fa tahliku)". Mais il y a une différence radicale entre l’ignorance humaine de ce qui dépasse les limites et la croyance en ce qui contredit son assentiment immédiat

D’autre part, l’incarnation est inséparable d’une doctrine du salut - sotériologie-, qui a pour présupposé le péché originel. La mort de Jésus est elle même rachat de ce péché et rédemption de l’humanité. Mais la doctrine même du péché originel pose problème :

*si le péché originel est un acte historique qui a pris place dans l’histoire , alors comment admettre que Dieu ait condamné des générations entières sur une base héréditaire, : l’héritage du péché d’Adam , pour ensuite les sauver sur cette même base ?

*et si, comme le veut une interprétation plus subtile, le récit originel doit être interprété allégoriquement, et s’il faut considérer le péché comme inhérent à tout homme et la rédemption comme une réponse à la nature humaine, alors pourquoi cette dernière a-t-elle eu besoin d’un acte historique, historiquement situé - la mort de Jésus à Jérusalem à un moment déterminé de l’histoire- ?

Enfin, la théorie de l’incarnation poussée jusqu’à son extrême limite ne mènerait-elle pas à un anthropocentrisme où l’infinité de Dieu se perdrait dans la finitude humaine
 ? On retrouve cette conséquence dans la démarche même de la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel : si Dieu n’est qu’un Absolu vide avant de s’incarner dans le mouvement dialectique de la finitude, et s’il n’est pleinement Absolu qu’au terme du mouvement même de l’incarnation dans le fini, alors la réalité de Dieu ne s’accomplit qu’à travers l’humanité. Mais alors Dieu comme principe devient superflu, et l’on peut même concevoir une historicité, voire même une eschatologie sans Dieu. Reste à affirmer que la phénoménologie hégélienne n’est qu’une extrapolation de la théologie chrétienne de l’incarnation poussée jusqu’à ses extrémités. L’autre revers du christocentrisme trinitaire, est ce principe même de la déification de l’homme exceptionnel, et qui rompt l’égalité de nature entre les hommes. S’il existe un homme-dieu, alors les hommes les plus proches de ce dernier et les plus représentatifs de sa volonté peuvent légitimement prétendre à un ascendant de principe sur le restant des croyants. Si Jésus est homme-dieu, alors Pierre est détenteur de cette sacralité qui se communique de haut en bas au sein d’une communauté d’hommes sacralisés détenteurs du sacrement et du droit de dire le dogme. C’est en ce sens que la sacralisation du pouvoir peut être considérée comme une conséquence logique de la déification de l’homme exceptionnel. En ce sens, le "césaro-papisme" n’est pas une simple perversion du christianisme trinitaire. 

Il est vrai que la théologie chrétienne du Dieu amour (en dépit de la contradiction entre l’ancien et le nouveau testament) a exercé une influence bénéfique sur l’évolution de la pensée islamique, en ce sens qu’elle a permis à un islam plus conséquent de s’opposer à une théologie de l’obéissance à un Dieu essentiellement législateur et comptable. En ce sens les courants mystiques - soufis - semblent avoir déterminé une autre théorie du salut individuel moins figée mais aussi plus exigeante : l’obéissance aux lois et le renoncement à l’interdit ne constituent ainsi que le premier niveau du chemin ascendant de l’homme vers Dieu. La finalité n’y est autre qu’un rapprochement constant vis à vis de Dieu et qui irait jusqu’à la l’unité de l’âme humaine avec l’infinité divine, engendrée par cet amour infini et réciproque. 

A ce sujet, il est nécessaire d’insister sur le fait que le texte coranique lui-même se définit comme un prolongement du message christique, en continuité avec un christianisme non-trinitaire qui n’aurait pas déifié Jésus - Issa- . Si en parlant de la révélation coranique, il est nécessaire de parler d’une continuité entre les messages de Moïse, Jésus et Muhammad, qui représentent un seul message divin, et non pas d’influences et de facteurs, en revanche, en ce qui concerne l’évolution de interprétation, il est possible de reconnaître l’influence combinée des doctrines chrétiennes et juives, surtout si l’on sait que dans l’Orient arabe les conversions massives de ces derniers à l’Islam n’étaient pas perçues comme un reniement de leur fondements doctrinaux d’origine, mais au contraire comme un accomplissement de leurs principes fondamentaux.

3"- Le respect du chrétien dans l’Islam ne dépend pas du débat théologique

S’ensuit-il de ce qui précède que l’abandon par le chrétien de la divinisation du Christ serait le préalable au dialogue constructif avec l’Islam ? Aucunement. Le texte coranique est clair au sujet du respect des juifs et des chrétiens et impose au croyant l’obligation de s’y confronter par les procédés les plus nobles ( sourate du voyage nocturne). De plus, dans deux sourates (la vache, la table) on retrouve le principe selon lequel les chrétiens, juifs et sabéens qui croient en Dieu et agissent bien n’ont rien à craindre de Dieu. (sourate de la Table verset 69) Il est vrai que le texte coranique comprend un éloge plus particulier à l’égard des chrétiens : ces derniers étant en certains versets considérés comme les plus proches amis des musulmans ( sourate de la Table ). L’éloge des moines chrétiens y est aussi manifeste. Dans la sourate de la famille de Umran, ceux qui suivent Jésus - Issa - seront supérieurs à ceux qui l’ont combattu ou trahi. Mais en même temps le texte coranique est empreint d’un réalisme sociologique : les chrétiens - de même que les juifs - ne sont pas tous bons ou mauvais. Certains sont dignes de confiance et d’autres non. C’est donc une question d’individus et non de communauté. Cette nuance apparaît de manière récurrente dans le texte coranique.

C’est ici que l’on retrouve un principe fondamental dans le rapport des musulmans aux autres religions : celui de la distinction de principe entre la question théologique et la question morale. La clef de la distinction se trouve dans le principe suivant : Dieu n’a pas fait en sorte que tous les hommes soient les fils d’une même "doctrine", mais a créé et consacré la diversité parmi les hommes. Il faut donc la reconnaître et l’organiser.

Une interprétation simpliste du texte coranique consisterait avant tout à établir une ligne de démarcation entre les croyants - al mu°minun - et les infidèles - al kafirun. A cela, il est nécessaire de répondre par deux arguments : 1- tout d’abord il existe une multitude indéfinie de degrés dans l’infidélité. Si l’on restitue le mot Kafir - hâtivement traduit par infidèle -. / Le verbe Kafara signifie avant tout couvrir, dissimuler, envelopper. Le Kufr est, par conséquent le voile de l’ignorance et du renoncement face à la vérité. C’est pourquoi il existe des degrés dans le Kufr. Les croyances des autres religions comprennent un degré variable de Kufr : kufr par rapport à certaines vérités et Iman - foi- par rapport à d’autres.

2- C’est pourquoi le Kufr qualifie davantage les actes et les croyances à un moment donné de l’évolution des personnes singulières, plutôt que d’étiqueter des communautés. Les personnes singulières étant toujours susceptibles d’évoluer et de connaître le conflit intérieur, la conversion, le repentir. Enfin, une troisième catégorie représente la plus redoutée dans le texte coranique : il s’agit du Nifaq - hypocrisie -, et qui mène au plus bas de l’enfer. Or le nifaq consiste à entretenir le Kufr sous l’apparence de la foi - Iman- . C’est pourquoi le principe "pas de contrainte en religion" représente le principe capital de la morale musulmane, et qui régit le rapport de la communauté des croyants avec l’ensemble des adeptes des autres religions. A ce sujet, le rapport de l’Islam avec les religions qui ne sont pas celles du Livre - christianisme et judaïsme - mérite une relecture historique, car une historiographie courante affirme à tort que les non-monothéistes n’avaient d’autre choix que l’adoption de l’Islam. Cette historiographie est aujourd’hui remise en cause, notamment du fait que les mandats des différents califes ont aussi été empreints de leur style de gouvernement, et que ceux-ci ont eu autant d’impact que les principes religieux.

Il est vrai que le cadre juridique et jurisprudentiel régissant le rapport entre les musulmans et les religions extérieures au Livre, n’était pas aussi clair que celui régissant le rapport avec les juifs et chrétiens, ce qui a soumis la question aux aléas historiques et politiques . Il est toutefois évident qu’en aucun cas le texte coranique n’appelle à la persécution des polythéistes. Les versets les plus durs, souvent montrés par les intellectuels islamophobes, n’ont été révélés que dans des contextes spécifiques de guerre, et ne concernait que les polythéistes participant à la guerre et pour le temps de celle-ci2. Il ne s’est nullement agi de principes moraux ou politiques. Le statut du prophète MUhammad PSDL, définit a fortiori celui de tout pouvoir temporel. ,Le prophète Muhammad PSDL n’est que celui qui rappelle à la vérité ( muzakkir) et non celui qui l’impose par la contrainte (musaitir) (Sourate de celle qui l’enveloppe, verset 21).

Il est vrai que le pouvoir politique, en s’emparant du religieux, parvient à l’extrapoler dans son propre intérêt, et que l’histoire des conquêtes Omeyyades, Mamelouks, ou Turques n’est pas exempte des abus en matière de rapport avec les autres religions - y compris celles du Livre -, mais aussi, envers les dissidents de l’Islam, et les descendants de la famille du prophète Muhammad (PSDL). Il reste que, là où existe un texte religieux clair appuyé sur une interprétation jurisprudentielle fondée, ce dernier représente autant de limites imposées au pouvoir politique. Il n’est qu’à rappeler que la volonté de certains Sultans Ottomans d’islamiser de force les sujets de l’Empire, s’est heurtée à l’opposition farouche des théologiens-juristes musulmans, et notamment à celle du Grand Mufti d’Istambul, au nom même du texte coranique.

Le texte coranique comprend un appel à gérer et organiser la diversité humaine, donc une société humaine comprenant aussi bien des croyants que des infidèles, avec leurs divers degrés d’infidélités. Les clivages socio-politiques ne devraient donc pas se définir en fonction des critères théologiques, et l’opposition entre "dar al islam" (la terre d’islam) , et "dar al harb" (la terre de la guerre) n’est qu’une fiction politique qui n’a de fondement ni dans le Coran ni dans la pratique du prophète Muhammad PSDL et des premiers califes. Le texte coranique réfère aux Dhalimun (ceux qui font violence et injustice) et aux Tughat (les despotes ou tyrans), face auxquels s’impose la confrontation et se définit le clivage. C’est dans ce sens qu’il est nécessaire de dissocier le débat théologique islamo-chrétien du pacte politique entre le musulman et le non-musulman. La sourate de l’Araignée verset 46, appelle les croyants à n’argumenter face aux gens du Livre - chrétiens et juifs - que de la manière la meilleure et la plus respectueuse, à l’exception de ceux qui ont fait violence et injustice (al dhalimun). Mais, le texte coranique interdit au musulman de répondre à l’injustice par l’injustice, et appelle, tout comme les quatre évangiles, au dépassement du ressentiment et de la haine envers autrui.

Notes :

1 C’est notamment le cas de Sayyid Muhammad Hussein Fadlallah, dans son dernier ouvrage au sujet du dialogue islamo-chrétien, et qui met davantage en évidence les points de convergence entre les deux religions, au détriment des controverses théologiques.

FADLALLAH(muhammad Hussein) : Fi Afaq Al Hiwar Al Islami Al-Masihi, (Les horizons du dialogue islamo-chrétien), Dar Al Milak, Beyrouth, 1994

2 La doctrine (fiqh) islamique, y compris la plus intransigeante, s’est constamment référée à la distinction entre le Kafir guerrier et le Kafir non-guerrier (pacifique) (Kafir Harbi/Kafir Musalim).

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Commentaires

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C’est un bon article , instructif , bravo . Il montre qu’il y a des penseurs musulmans ouverts, comme Fouad Nohra et Mustapha Cherif, qui savent qu’il n’ y a pas d’alternative au dialogue interreligieux et interculturel,vigilant et civilisé, sur la base de principes coraniques et prophétique clairs ! J’apprécie ce rappel de conclusion de l’article : "La sourate de l’Araignée verset 46, appelle les croyants à n’argumenter face aux gens du Livre - chrétiens et juifs - que de la manière la meilleure et la plus respectueuse, à l’exception de ceux qui ont fait violence et injustice (al dhalimun)...le texte coranique interdit au musulman de répondre à l’injustice par l’injustice, et appelle, tout comme les quatre évangiles, au dépassement du ressentiment et de la haine envers autrui"

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Fouad Nohra, Docteur en philosophie et Sciences politiques, Maître de conférences à Paris-V (Relations internationales), intervenant auprès du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques : « La nouvelle configuration de la mondialisation capitaliste et la problématique de la "lutte contre la pauvreté" ».

L’auteur de cet article est un intellectuel musulman et un chercheur universitaire. Lorsqu’il parle du Christ, il intéresse à la fois les musulmans et les chrétiens, lorsqu’il parle de théologie, il est facile de décrocher…

Je m’explique : C’est sur un plan d’immanence que nous vivons, en présence de la mondialisation et de la lutte contre la pauvreté en notre temps. La théologie trinitaire nous conduit ailleurs et dans un domaine tout autre. Jésus n’était pas un théologien. Il priait Dieu, Créateur des mondes et de lui-même, né de la vierge Marie. Nous ne sommes plus dans une herméneutique philosophique mais mystique, en présence cette fois de l’infini et de l’éternité.

Le Coran n’est pas non plus un ouvrage théologique. Nous pouvons même pour le lire faire l’économie des théologies. Les mystiques aiment Jésus et lisent le message des Évangiles. Ils savent bien que Dieu est Dieu, l’Unique inconnaissable et qu’il rend compte de la multiplicité des esprits et des religions. Il demande aux hommes de faire régner la justice bien plus que de faire de la théologie. Il dit clairement aux hommes de faire le bien, « en lutte contre la pauvreté » comme le précise Fouad Nohra. Nos divergences coutumières seront résolues par Dieu Seul et après la mort. Reste donc à nous préoccuper des vivants !

Cet article sur le Christ est certes utile, montrant bien qu’il est le même pour les chrétiens et les musulmans qui doivent se méfier des idôles théologiques y comprises qui interdisent l’unité des croyants, oubliant leur égale diversité.

Liliane Bénard

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Article très intérèssant. On ferait mieux de mettre en valeur nos points de convergence entre chrétiens et musulmans que de s’agresser et de se provoquer au sujet de bêtises comme le voile. Nos grands mères portaient le foulard. Pour le Niqab c’est de la provocation et je plains celles qui se croient obligées de le revêtir. A la TV algérienne marocaine et tunisienne, on n’en voit jamais.

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Non , sur la mort de jésus christ , le Coran ne peut plus clair ! << Ils ne l’ont pas tuer , ni crucifier , mais c’était un sosie , et Allah l’a élevé >>

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3issa ibn Maryam (Jesus fils de Marie) 3alaihi essalaam n’a pas été crucifié. C’est la conclusion étonnante de la thèse soutenu par Gunnar Samuelsson à l’université de Gothenburg en Suède :

http://www.hum.gu.se/english/current/news/Nyhet_detalj/what-do-we-really-know-about-the-crucifixion-of-jesus-.cid938216

http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/religion/7849852/Jesus-did-not-die-on-cross-says-scholar.html

http://www.slate.fr/story/23813/jesus-nest-pas-mort-crucifie

Ennissa (4:157) :

وَقَوْلِهِمْ إِنَّا قَتَلْنَا الْمَسِيحَ عِيسَى ابْنَ مَرْيَمَ رَسُولَ اللّهِ وَمَا قَتَلُوهُ وَمَا صَلَبُوهُ
وَلَـكِن شُبِّهَ لَهُمْ وَإِنَّ الَّذِينَ اخْتَلَفُواْ فِيهِ لَفِي شَكٍّ مِّنْهُ مَا لَهُم بِهِ مِنْ عِلْمٍ إِلاَّ اتِّبَاعَ الظَّنِّ وَمَا قَتَلُوهُ يَقِينًا

Wa qawlihim inna qatalnaa elmasii7a 3iisa ibna Maryama rassula Allahi wa maa qataluhu wa maa salabuhu wa lakin shubbiha lahum wa inna elladhiina ikhtalafou fiihi lafii shakkin minhu maa lahum bihi min 3ilmin illa ittiba3a edhanni wa maa qatalouhu yaqeenan.

Interprétation :
Et leurs dires que nous avons tué le Messie Jésus fils de Marie le Messager d’Allah. Ils ne l’ont point tué et ne l’ont point crucifié mais plutôt ils ont été leurré. Et ceux qui débattent sur lui sont dans le doute et n’en ont aucune science que de vagues hypothèses et ils ne l’ont point tué de manière certaine.

Al-Isra (17:81)

وَقُلْ جَاء الْحَقُّ وَزَهَقَ الْبَاطِلُ إِنَّ الْبَاطِلَ كَانَ زَهُوقًا

Interprétation :
Et dis : "La Vérité est venue et le faux a disparu. Car le faux est voué à la disparition".

sadaqa Allahou el3adhim.

wa essalaam.

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L’interprétation qui est proposée ici requiert un certain niveau de subtilité, ou de méfiance face à l’historicité et à la supposée antériorité.

En effet, concernant la Tora, le Coran dans "la Table" dit que seuls les prophètes l’eurent en dépôt, alors que le reste du peuple, et même les plus doctes, n’en eut l’usage ou la référence que de "parties". Cette formulation rejoint parfaitement la vérité historique : la Tora est un compendium fabriqué à l’époque ptolémaïque en mettant bout à bout des textes d’âges et d’origines diverses. Ensuite il est bien clairement dit que l’interprétation qui est faite de la Tora est erronée et que le Coran vient restituer le message originel. Ce qui fait du Coran un récit antérieur à celui de la Tora.

Cela est bien rappelé ici par Fouad Nohra, qui présente la particularité intéressante d’être d’origine chrétienne arabophone : avantage certes pour la compréhension du texte "au fil de la lecture", mais handicap aussi quand les mots ont été marqués par une histoire particulière. Ce qui au total me rend perplexe, autant que des références philosophiques un peu inutiles. Mais comme d’habitude je dois dire que je n’ai aucune autorité en aucune des matières traitées et que mon opinion n’est que d’impression, sauf peut-être pour l’historicité ou la non-historicité.

Il y a toutefois plusieurs oublis dans cet article, de rappeler des faits et des conduites qui signalent des similarités exemplaires dans les vies de Jésus et de Mohammed. Il ya d’abord la même expérience du désert, de l’isolement dans une longue retraite. Puis en ce qu’ils firent usage d’une même violence pour abolir le ou les cultes antérieurs (chassant tout ce qui a trait au cacherisme pour le premier, et le second abattant les idoles), ce qui leur valent une identique condamnation à mort de la part des "autorités" qui leur sont contemporaines. Mais la similarité, l’imitatio s’arrête là, et Jésus se laisse faire prisonnier tandis que Mohammed se défend et combat. En bref, le sujet mériterait quelques prolongements.

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tres bon texte, kudos a l’auteur.

vos meilleurs articles sont souvent ceux consacres au spirituel.

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RIEN A VOIR AVEC L’ARTICLE,

mais l’envie me brule depuis un certain moment...

...la nourriture Hallal. SVP pas a la sauce FAST-FOOD mode Ricaine.
il y a suffisamment de plats traditionnels francais que vous pouvez adapter sans parler de l’excellente cuisine marocaine.

alors plus de mal-bouffe Hallal.

merci !

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Le Christ de l islam tout comme celui du
catholicisme est un personnage confus :
sa naissance ,sa mort, ses parents sont
sujet à bien de controverses
Sa mère Myriam sœur de Moise de la famille d Imram(soeur d Aaraon°

Moise connu comme étant le père du judaïsme :vrai ou faux ?

Sa mort pose un problème au sein de la communauté islamique :le Coran ne mentionne pas qu il ai été remplacé par un Sosie (comme certains l’affirment) mais parle de" VRAISEMBLANCE "donc une mort qui paraissait réelle alors qu’ elle ne l’ était pas
On accuse les juifs d avoir menti:ils prétendent d’avoir tue le Messie fils de myriam

Le Christ du catholicisme peut il être
le même bien que Marie et MYRIAM descendent de la même famille celle d’Imram
MAIS SI L ON CONSIDERE LE FAIT QUE MYRIAM ETANT LA SOEUR D’AARAON DONC AUSSI CELLE DE MOISE ON PLACERA LE PERSONNAGE A UNE EPOQUE ANTERIEURE A CELLE DE JESUS QUI A VECU A L EPOQUE ROMAINE
Donc en conclure que les deux personnages on vecu a des epoques differentes

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..Dans le cadre de la réfutation de l’extrémisme, la référence au texte coranique lui-même nous permet de lire, d’entendre, le rappel constant du principe de la diversité, et la récusation de l’idée d’un monde homogène et "parfait"...

Le texte coranique reconnaît la validité de la Tora - al Taourat - et de l’Évangile - al Injil -, ainsi que leur antériorité...

Toutefois, le texte Coranique est distinct dans son contenu, et comprend une distinction entre la Torah et l’Évangile originaux et ce que ceux-ci sont devenus, du fait des hommes...

La distinction entre le coran et les autres livres révélés, est implicitement le constat de la différence entre la religion du Prophète Mohammed, Sur lui la paix et le salut, et les autres religions divines qu’on peut résumer dans les points suivants :

1/ La religion transmise par le Prophète Mohammed, est destinée à l’humanité tout entière (les arabes et non arabes) et à toutes époques subséquentes.

Plutôt, elle est destinée aux hommes comme aux Djinns. Allah, Le Très Haut, dit : " Dis : " Ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah […]" (sourate 7/verset 158). Tandis que les autres Prophètes furent envoyés uniquement pour leurs peuples, comme nous informe Allah, le Tout Puissant, en affirmant que chacun d’eux a dit à son peuple : " Je suis pour vous un Messager digne de confiance." (sourate 26/verset 143).

Par ailleurs il a été rapporté que le Prophète, Muhammad,sur lui la paix et le salut, a dit :

" Chaque Prophète a été envoyé uniquement à son peuple, alors que je suis envoyé à tous les gens."

2/ Au sujet de ce qui est interdit et ce qui est illicite : il y a des choses qui étaient interdites dans les religions divines précédentes qu’Allah a rendues licites pour cette communauté islamique. Comme il y avait aussi des choses qui étaient licites dans les religions divines précédentes qu’Allah a interdites dans l’Islam.

Pour le premier cas par exemple, Allah a interdit aux fils d’Israël certaines nourritures, comme Il dit : " Aux Juifs, Nous avons interdit toute bête à ongle unique. Des bovins et des ovins, nous leurs avons interdit les graisses,…" (sourate 6/verset 146).

Allah leur a interdit ces choses-ci à cause de leur injustice et de leur tyrannie. C’est donc une interdiction qui a été prise comme mesure de sanction et de peine.

Allah dit : " C’est à cause des iniquités des Juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites, et aussi à cause de ce qu’ils obstruent le sentier d’Allah, (à eux-mêmes) et à beaucoup de monde, …" (sourate 4/ verset 160).

Or dans notre religion, Allah nous a permis de manger la viande et les graisses des bovins et des ovins et nous a aussi permis de manger la bête à ongle, comme le chameau …etc.

Il nous a interdit de manger toute bête carnivore et tout oiseau carnassier. Ceci donc est une interdiction dans notre intérêt et pour notre protection.

Comme il était permis, dans certaines lois divines précédentes, à l’homme d’épouser une femme et sa sœur en même temps. C’est-à-dire qu’il réunissait les deux. Ce fut le cas du prophète Jacob, paix et salut sur lui, qui s’était marié avec la mère de Joseph et avec sa sœur Lia en même temps. Ceci donc était permis dans sa religion. Tandis qu’Allah nous a interdit de nous marier avec deux sœurs. Il dit, en citant les femmes qui nous sont interdites en mariage : " De même que deux sœurs réunies." (sourate 4/verset 23).

Aussi le fait de se prosterner pour quelqu’un d’autre à part Allah était une chose permise comme étant une manière de respecter quelqu’un ou de l’honorer. C’est ainsi que le père du Prophète Joseph, Jacob, sa mère et ses frères se sont tous prosternés devant lui. Mais dans notre religion le fait de se prosterner pour d’autre à part Allah est interdit. Les exemples de ce genre sont nombreux.

Cependant la religion islamique s’accorde avec toutes les autres religions divines précédentes sur le fondement de la foi d’origine qui est donc l’Islam.

En effet tous les Prophètes étaient musulmans(soumis à la volonté de Dieu), appelaient à l’adoration d’Allah Seul et à abandonner l’adoration de toute autre divinité à part Lui.

Le Prophète, Salla Allahou Alaihi Wa Sallam, a dit : " Tous les Prophètes sont des frères d’un même père mais de mères différentes et ont la même religion. ", rapporté par Boukhari et Muslim.

Donc, la réalité de la religion est unique, et ce sont les législations qui ont été différentes selon la différence des situations des hommes au cours des siècles. Et Allah envoya Mohammed (qu’Allah prie sur lui et le salue) parmi la descendance du père des prophètes Ibrahim, et d’Ismaïl, pour confirmer les prophètes qui l’ont précédé, en appelant à croire à eux et aux Livres qu’Allah a fait descendre sur eux, comme la Thora et l’Evangile, et en même temps pour corriger ces messages et ces Livres des falsifications et des innovations qui les ont fait dévier de la religion d’Allah pure.

Et par conséquent, lorsque la personne embrasse l’Islam [entre dans l’Islam], elle ne renie pas les prophètes précédents, ni les Livres divins qui précèdent le Coran ; non, mais au contraire, il lui est ordonné de croire à tous ces Livres, et elle voit que ces Livres sont les anneaux d’une même chaîne, qui est continue, entre Allah (qu’Il soit glorifié) et les humains.

Alors, la personne ressent l’harmonie, la conviction [la certitude] intellectuelle [mentale], le bonheur psychologique, et la satisfaction complète.

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le texte Coranique est distinct dans son contenu, et comprend une distinction entre la Torah et l’Évangile originaux et ce que ceux-ci sont devenus, du fait des hommes

La distinction entre la Torah et l’Évangile originaux et ce que ceux-ci sont devenus, du fait des hommes, revient principalement à leur altération qui est passée par différentes étapes si difficiles à cerner que l’on ne peut pas trancher sur une date donnée pour son début. Cependant, on peut dire que cela a commencé à partir du moment où Paul a simulé d’embrasser le Christianisme pour détruire ce dernier de l’intérieur. Il s’est mis à rédiger ses quatorze messages idolâtres qui occupent une place importante dans la bible pour les Chrétiens. Ces quatorze messages comportent les principes de cette foi et des bases innovées dans cette religion. Il a dit qu’il a recu ces messages de Jésus, paix soit sur lui, et qu’il a reçu l’Evangile comme il le prétend. Il mentionna dans l’Epître de Paul aux Galates : "Je fais savoir, ô frères, que l’Evangile que je prêche n’est pas humain parce que je ne l’ai pas reçu des mains d’un être humain et on ne me l’a pas enseigné, mais je l’ai reçu de Jésus-Christ."

l’influence de Paul ainsi que son rôle dans la falsification de l’Evangile est récapitulé par Dr Ra-ouf Chalabi dans un extrait de son livre intitulé (Ô gens du livre venez !), page 124 : " C’est Paul qui revêtit cette religion d’un nouvel habit dissimulant ainsi son habit originel. C’est lui qui changea la description de Jesus, Paix soit sur lui, en changeant son statut de fils d’homme, comme le nommaient les apôtres, à celui de fils d’Allah Exalté soit-Il. C’est lui qui annula l’exclusivité de la religion de Jesus aux juifs et permit aux polythéistes en général de s’y convertir. C’est lui qui annula la législation révélé à Moïse, paix soit sur lui, en ce qui concerne la circoncision. Il annula tant d’autres sentences religieuses pour plaire aux nouveaux polythéistes et au reste de la communauté grecque. C’est lui qui est l’auteur du scandale de la crucifixion et de la sainte cène, etc.

C’est ainsi qu’il s’avère clair que la falsification de l’Evangile débuta avec la diffusion, par Paul, de ce qu’il dénomma indûment Evangile, vu notamment la longue durée qui sépare l’élévation de Jésus Christ et la rédaction de l’évangile

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@ andrépaul : Arrêter qu’a chaque fois qu’on parle de l’islam de nous citer les pays arabes , dont les dirigeants sont tout sauf des vrais croyants ! Comment pouvez vous plaindre celles qui portent le niqab volontairement ! votre paternalisme est décevant !

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La nature du Christ, c’est-à-dire , d’où il est né, est limpide. Il est né de la vierge Marie, en d’autres termes d’une « siddiq »en arabe, d’une sainte femme.

La tradition ajoute ; de la mère, on est sûr, du père, c’est plus problématique.

Le Coran nous dit que l’Ange Gibril, Gabriel en français, avait annoncé sa naissance, don de Dieu.

Gibril est un être surnaturel, par delà la nature ainsi que Dieu, Créateur des mondes.

Ibn Arabî, cité par Fouad Nohra, explique à son tour cet imbroglio :

" Le différend a eu lieu dit-il, entre les gens - communautés - au sujet de la nature de Jésus - Issa - . Celui qui l’a perçu dans son visage réel humain aurait affirmé qu’il est le fils de Marie, et celui qui l’a perçu du point de vue de son image représentée à travers son humanité l’aurait attribué à Gabriel - Jibril - , et qui l’a perçu dans ses miracles, notamment celui de la résurrection des morts, l’aurait attribué à Dieu, et aurait invoqué l’esprit de Dieu..."

Marie est bien la femme dont est né Jésus, sa mère naturelle. L’Ange Gabriel et Dieu Lui-même font partie du surnaturel et plus précisément pour Dieu de la création des mondes et de la surnature. Dieu seul étant capable d’accomplir des miracles et de ressusciter les morts.

En présence de Jésus, des morts ont ressuscité. Quelle est donc la question ?

Marie était-elle une femme de mauvaise vie ou une sainte attestée par les croyants ? Le Coran précise que dès sa naissance, Jésus a défendu sa mère puis accompli des miracles comme de ressusciter des morts. Nous savons bien que Dieu Seul donne aux hommes la vie et ressuscite les morts.

Les débats théologiques sont alors des sources de divisions absurdes. Qui ignore que la résurrection n’est possible qu’après la mort et que l’apparence est différente de la réalité ?

Le verset qui parle de la crucifixion est limpide. Il défend d’abord la calomnie contre Marie et parle d’une mort apparente que Dieu est capable de ressusciter. Ce point de vue ne fait pas l’accord des esprits. Il conforte pourtant celui d’Ibn Arabî qui expose différentes perceptions d’une même réalité.

Le point de vue historique rend compte de la division, un point de vue plus structural rend possibles plusieurs niveaux d’interprétations et il est plus simple, au regard de l’éternité.

Je suis pour le dialogue islamo-chrétien mais plus encore pour un regard de foi, indépendant des querelles théologiques. Le Coran relie Marie, mère de Jésus et l’unicité divine. Qui dira le contraire ?

Jésus comme Muhammad étaient des artisans de paix. Seuls ceux qui veulent opposer ceux qui ont transmis la révélation diront le contraire. Elle exprime pourtant la parole de Dieu.

Amitiés. Liliane Bénard

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" L’éloge des moines chrétiens y est aussi manifeste."

c’est pour ça que j’ai jamais cru à la version de l’assassinat des moines de tibhirine en Algérie.

C’est pas l’œuvre d’un musulman mais celle de la convoitise.

Dieu Sait.

Sourate 5 : Al Maidah La Table servie

82. Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent : "Nous sommes chrétiens." C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil.

83. Et quand ils entendent ce qui a été descendu sur le Messager [Muhammad], tu vois leurs yeux déborder de larmes, parce qu’ils ont reconnu la vérité. Ils disent : "Ô notre Seigneur ! Nous croyons : inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent (de la véracité du Coran).

Merci Fouad ,pour la qualité de l’article et son contenu.Ils sont empreints de savoir.

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Le problème de beaucoup de Chrétiens, c’est qu’ils ignorent qu’ils ont été baptisés dans la mort et la résurrection de Christ. Ils ne savent pas qu’ils sont morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus-Christ !

Comment peut-on croire en quelque chose que l’on ignore et que l’on ne sait pas ?

« Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10 : 17).

« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11 : 1).

Le verbe grec « akouô » signifie à la fois « entendre » et « comprendre. »

La foi, c’est croire ce que l’on comprend de la Parole de Dieu !

Tous les hommes ont été créés par Dieu pour croire. Il y a, dans l’espèce humaine, un irrésistible besoin de croire ! Aucun régime politique athée n’est jamais parvenu à empêcher les hommes de croire. Malheureusement, lorsque les hommes, dans leur besoin de croire, se tournent vers des mensonges, au lieu de se tourner vers la Vérité, cela produit la mort !

En revanche, lorsque nous nous tournons avec foi vers la Parole de Christ, qui est la Vérité, cela produit la Vie éternelle !

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Mamyli a dit :
La nature du Christ, c’est-à-dire , d’où il est né, est limpide. Il est né de la vierge Marie, en d’autres termes d’une « siddiqa »en arabe, d’une sainte femme.

La tradition ajoute ; de la mère, on est sûr, du père, c’est plus problématique.

Le Coran nous dit que l’Ange Gibril, Gabriel en français, avait annoncé sa naissance, don de Dieu.

Dans le verset 45 de sourat al-imran Dieu dit(sens du verset) : "(Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : "Ô Marie, voilà que Dieu t’annonce une parole de Sa part : son nom sera"al-Masih" "Hissa"(Jesus), fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés de Dieu". "

voilà que Dieu t’annonce une parole de sa part : une parole de sa part veut dire un enfant qui va exister de manière que Dieu lui dira:sois et il sera aussitôt.

l’ange gabriel ,en fait, s’est chargé ,sur un ordre de Dieu, de souffler dans le ventre de marie.

Dieu dit également dans le sens du verset 171 de sourat les femmes :" Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites de Dieu que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager de Dieu, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui(de sa création). Croyez donc en Dieu et en Ses messagers. Et ne dites pas "Trois". Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Dieu n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant.C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Dieu suffit comme protecteur."

"et un souffle (de vie) venant de Lui" : a la même signification que "mon esprit" dans les Verset 71 et 72 de sourat sad lorsque Dieu parle de la crétion d’Adam : Quand ton Seigneur dit aux Anges : "Je vais créer d’argile un être humain. . Quand Je l’aurai bien formé et lui aurai insufflé de Mon Esprit(souffle de vie), jetez-vous devant lui, prosternés".

Dans l’éxégèse de fath alqad-ir : et lui aurais insufflé de mon esprit(souffle de vie) veut dire:et lui aurais insufflé de l’esprit(le souffle de vie) que je posséde.(c-à-dire que ce souffle de vie(ou esprit) fait partie des créatures de Dieu et ne fait nullement partie de Dieu).Dans l’Exégèse de aljalalayne:Dieu a dit ceçi(:mon esprit ou mon souffle de vie)pour honorer Adam paix soit sur lui.

Mamyli a dit : Le verset qui parle de la crucifixion est limpide. Il défend d’abord la calomnie contre Marie et parle d’une mort apparente que Dieu est capable de ressusciter. Ce point de vue ne fait pas l’accord des esprits

Dieu dit (sens du verset 157-158 de sourat les femmes) :".. et à cause de leur parole : "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager de Dieu"...Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; (mais ce n’était qu’un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude : ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué. mais Dieu l’a élevé vers Lui. Et Dieu est Puissant et Sage"

Et ceux qui ont discuté à son sujet sont vraiment dans l’incertitude:ils ne savaient pas avec certitude que c’était lui Jésus , puisque certains pensaient que c’était lui quant ils ont vu que le visage du crucifié lui ressemblait ,et d’autres pensaient le contraire quant ils ont vu que son corps ne lui ressemblait pas.

Et ils ne l’ont certainement pas tué : dans l’exégèse de ibn kathir:les apôtres étaient les seuls parmi le peuple de jésus à avoir assisté à l’évènement de son élévation vers Dieu.d’autre part on trouve dans l’évangile selon Luc Chapitre 24 Versets 36 à 43 leur témoingage aprés la prétendu crucifixion":Et comme ils disaient ces choses, il se trouva lui-même là au milieu d’eux, et leur dit : Paix vous soit ! Et eux, tout effrayés et remplis de crainte, croyaient voir un esprit. Et il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi monte-t-il des pensées dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds ; - que c’est moi-même ;touchez-moi et voyez ; car un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous voyez que j’ai. Et en leur disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Et comme, de joie, ils ne croyaient pas encore et s’étonnaient, il leur dit : avez-vous ici quelque chose à manger ? Et ils lui donnèrent un morceau de poisson cuit et [quelque peu] d’un rayon de miel ; et l’ayant pris, il en mangea devant eux"

Dieu dit (sens du verset 54 de sourat A-imran) : ".. Et ils[les autres] se mirent à comploter.Dieu a fait échouer leur complot. Et c’est Dieu qui sait le mieux leur machination !"

[les autres] se mirent à comploter : dans l’exégèse de alqortobi : ça veut dire les mécréant pami les fils d’israel qui ont renié jesus paix soit sur lui,car aprés qu’ils les ont expulsé,lui et sa mère,de chez eux et qu’il est revenu avec les apotres pour les appeller de nouveau à Dieu,il se sont mis d’accord pour l’éliminer et ont chargé quelqu’un de le tuer avec leur ruse.

Dieu a fait échouer leur complot : ils(ceux qui ont renié Jesus parmi les fils d’israel) sont parti voir le roi de leur époque(c’était un mécréant),ils lui ont dit il y’a là un homme qui égare les gens,les appelle à la désobeissance du roi,et les corrompt,il sépare aussi entre le père et son fils ..ect de leurs mensonges et de leurs calomnnies et qu’il est issu d’une fornication jusqu’à ce qu’ils ont mis le roi trés en colère,aussitôt le roi a envoyé à la recherche de Jesus ceux qui le crucifie et le torture,lorsque ceux-là ont entouré la maison où se trouve jesus et ont cru qu’ils étaient sur le point de le capturer,Dieu l’a élevé vers lui et a jetté sa ressemblance sur quelqu’un de ceux qui était avec lui à l’intérieur de la maison,ainsi lorsqu’ils sont entré à la maison ils ont cru dans l’ombre de la nuit que c’était lui jesus,ils l’ont pris,humilié et crucifié.

Mamyli a dit : Dieu seul étant capable d’accomplir des miracles et de ressusciter les morts.

En présence de Jésus, des morts ont été ressuscité.

Dieu dit sens des versets 46 et 49 de sourat Al-imran :

"Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien"...
... et Il sera le messager aux enfants d’Israël, [et leur dira] : "En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d’un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants !"

En son âge mûr : c’est à dire aprés sa descente vers la fin des temps,jésus parlera également aux gens,car quand Dieu l’a élevé vers lui il était encore jeûne homme.

Dieu dit également sens du vesrset 61 de sourat l’ornement : "Il(Jesus)sera un signe au sujet de l’Heure. N’en doutez point. Et suivez-moi : voilà un droit chemin. "

il sera un signe au sujet de l’heure :ça veut dire que Jesus paix soit sur lui quant il descendra vers la fin des temps,sa descente sera un signe parmi les grands signes de l’approchement du jour du jugement.

Aussi Dieu dit(sens du verset 159 de sourat les femmes) : "Il n’y aura personne,parmi les gens du Livre(les chrétiens et les juifs),qui n’aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux."

Il n’y aura personne,parmi les gens du livre(juifs et chrétiens)qui ne croira pas en lui avant sa mort : vers la fin des temps quant jésus descendra sur terre, tout les juifs et les chrétiens vont croire en lui, ils vont croire qu’il n’est ni sorcier,ni dieu,ni fils de Dieu,ni associé à Dieu et avant sa mort il n’y aura aucun juif et aucun chrétien sur terre

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Le blog de Rachid Zani est musulman, celui de partage est chrétien. Tous deux s’interrogent sur le contenu de leur foi.

L’article de Fouad Nohra, occasion de ces réflexions profondes, est bien construit :

1/ La figure de Jésus dans le Texte coranique ; 2/ Les divergences entre le Texte coranique et le christianisme romain au sujet de la figure du Christ ; 3/ Le respect des chrétiens dans l’islam ne dépend pas du débat théologique.

Lorsqu’il parle avec insistance de la figure de Jésus, il s’agit d’une métaphore qui manifeste la difficulté de connaître le Jésus historique au moyen d’une science humaine en devenir. Sa figure dans le Coran nous renvoie à une époque révolue mais aussi à la nature humaine qui a tant de mal à distinguer la réalité de l’illusion. Le symbole évangélique et coranique de Jésus est probablement d’un autre ordre, spécifiquement religieux, reliant le temps et l’éternité.

Cette figure est différente de celle de la théologie trinitaire, de l’incarnation et du péché originel. Nul ne peut nier que la trinité semble contredire l’unicité, que l’incarnation oublie la distinction corps mortel et chair ressuscitéé en Dieu et que le péché originel semble contredire la responsabilité de l’homme. On peut dire que les apparences sont trompeuses et faire confiance à l’intelligence des hommes capables de dépasser des contradictions apparentes, de telles divergences font appel au principe de non-contradiction de la raison humaine.

Dieu seul est capable de faire des miracles mais Il est différent des hommes, capables de réfléchir rationnellement sur un plan d’immanence, celui où nous vivons chaque jour. Nous y concevons l’ubiquité et l’éternité mais dans un autre ordre que celui de nos capacités humaines habituelles.

La troisième partie de l’exposé de Fouad Nohra est très juste. Il montre bien que le respect des chrétiens par les musulmans ne dépend pas de la théologie. Rachid Zani ne veut pas croire que des musulmans aient assassiné des moines. Il sait aussi qu’un pécheur n’est plus musulman. Ce qui veut dire qu’il ne se soumet pas à la Parole de Dieu. Partage précise que le pécheur fait une oeuvre de mort.

J’ai retenu la critique de Fouad de l’opposition de la terre de l’islam et des autres, les terres où devrait régner la guerre. Cette distinction précise-t-il n’a rien de coranique. Il est clair que la plupart des pays sont multiconfessionnels et qu’il convient d’en prendre conscience. Celui qui marche sur les pas de Jésus est l’égal de celui qui suit Muhammad ou Moïse.

L’accord est possible au regard des principes fondamentaux de la morale ici et maintenant. Ils sont accessibles à tous les hommes comme la foi au Dieu unique. Abraham n’était ni juif, ni chrétien, ni musulman. Sa figure n’en est pas moins celle d’une foi universelle.

Les structures socio-politiques ne devraient pas dépendre de critères théologiques mais du respect de la justice.

L’analyse de Fouad Nohra est probante. Merci pour cet article si riche qui met l’accent sur quelques écueils de l’interreligieux.

Liliane Bénard

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Merci Tariq pour cette lecture du Coran. Je lis aussi le Livre sacré depuis de longues années (depuis 1971).

Cette lecture comme le dit Fouad met au jour des points communs et des différences vis-à-vis des "Évangiles" et du Coran. Ces différences sont étonnantes. Elles pourraient aussi venir d’une mauvaise lecture des Évangiles et d’une mauvaise lecture du Coran, selon des conjectures présentées dans le Coran.

Jésus est né plus de 600 ans avant le Prophète de l’islam. Le Coran en parle moins comme un événement historique que comme un symbole valable pour tous les hommes. Sur la terre, il était un miracle : né de la vierge Marie sans père de la terre, un véritable objet de scandale.

Marie sa mère a été victime de la calomnie. Jésus a défendu sa mère dés son berceau, puis invité les croyants à lire la Torah et l’Évangile

Reprenons chacun de vos paragraphes. Lors du premier vous dîtes que Dieu a soufflé dans le ventre de Marie comme si Marie n’avait joué aucun rôle. Vous lisez comme moi qu’elle a enfanté dans la douleur et que Dieu a répondu à son appel. Son fils a parlé alors même qu’il était un « infans », théoriquement ne disposant pas de la parole.

Jésus est bien le fils de Marie, un fait attesté par le Coran. Vous avez raison de comparer la naissance d’Adam et celle de Jésus, toutes deux expriment la volonté de Dieu et sa puissance mais Adam le symbole de l’être humain est né sans père de la terre et sans mère. Marie fait ici la différence.

Votre second paragraphe parle de la crucifixion. Elle évoque un nouveau miracle de Dieu. Les versets 156-158 de la sourate 4 en témoignent :

« …Ils ne l’ont cependant ni tué ni crucifié, mais ils ont eu cette impression [comme s’il en avait été ainsi]. Et,
en vérité, ceux qui divergent à ce sujet sont dans la confusion, sans connaissance [réelle], ils ne se conforment qu’à de simples suppositions. En effet, avec certitude, ils ne l’ont pas tué, (158) Non ! Dieu l’a bien élevé jusqu’à Lui755, et Dieu est assurément le Tout Puissant, le Sage.”

Le sens de l’expression « wa-lâkin shubbiha lahum » pourrait être : « mais ils ont eu cette impression [comme s’il en avait été] ainsi ». La réalité était d’un autre ordre : le Coran nous indique que des soldats ont cru en tuer d’autres. En fait, ils ne sont pas morts. Ils sont bien vivants (cf. sourate 2, 154) :

(154) Ne dites pas des tués pour la cause de Dieu : « Ils sont morts. ». Non, ils sont vivants mais vous ne vous en rendez pas compte.

Jésus à son tour a pu être crucifié par des soldats romains sans nuire à sa vie éternelle. Si en effet, la crucifixion a été apparente, il conviendrait sans doute d’en découvrir la réalité. Des juifs ont cru condamner à mort un faux prophète. Ils se sont réjouis que lui soit appliqué : « une forme odieuse de la peine de mort, réservée aux criminels de la plus basse classe ». Les chrétiens qui avaient la foi ne s’en sont pas tenus aux apparences, ils ont cru comme le dit le Coran que Dieu a élevé très haut Son prophète et qu’il est mort en martyr.

Je le répète cette interprétation est critiquable. Elle ne conforte pas moins la parole du Coran à Jésus : (3,55) :

« (55) Voici ce que Dieu a dit : « Ô Jésus ! Vraiment Je vais te faire mourir, Je t’élèverai jusqu’à Moi et te libèrerai [de la présence] de ceux qui sont résolus à dénier la vérité. Au Jour de la résurrection, Je placerai ceux qui te suivent [bien] au-dessus de ceux qui sont résolus à dénier la vérité. À la fin, vous reviendrez tous à Moi et Je jugerai, entre vous, de tout ce qui a eu coutume de vous opposer. »

Vous voyez que le concept de mort est en jeu et traduit ici « mutawafika ». Il est défini comme apparente dans le Coran en relation avec la résurrection et la volonté de Dieu.

Ce que vous dîtes enfin (3ième §) de l’avenir des chrétiens et des juifs disparus de la surface de la terre avant le retour de Jésus n’est-il pas contestable ?

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Mamyli a dit :Lors du premier vous dîtes que Dieu a soufflé dans le ventre de Marie comme si Marie n’avait joué aucun rôle

Non , c’est pas ce que j’ai dit, j’ai dit que l’ange gabriel s’est chargé sur un ordre de Dieu, de souffler dans le ventre de marie, ensuite celle-ci tomba enceinte de jesus, et c’est l’interprétation de ce verset : De même, Marie, la fille d’Imran qui avait préservé sa virginité ; Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit(par l’intérmèdiaire de l’ange gabriel). Elle avait déclaré véridiques les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres : elle fut parmi les dévoués. Verset 12 de sourat l’interdiction.

Mamyli a dit :Je le répète cette interprétation est critiquable. Elle ne conforte pas moins la parole du Coran à Jésus : (3,55) :

« Voici ce que Dieu a dit : « Ô Jésus ! Vraiment Je vais te faire mourir, Je t’élèverai jusqu’à Moi et te libèrerai [de la présence] de ceux qui sont résolus à dénier la vérité. Au Jour de la résurrection..

Il est critiquable parce que la traduction que vous proposez est trés mauvaise, et vous mélangez entre mettre fin à sa vie terrestre et le faire mourir, je vous suggère donc cette traduction pour y voir plus claire : (Rappelle-toi) quand Dieu dit : "Ô Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t’élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n’ont pas cru
et mettre jusqu’au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c’est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous,ce sur quoi vous vous opposiez. Verset 55 de sourat Al-imran

Mamyli a dit : Ne dites pas des tués pour la cause de Dieu : « Ils sont morts. ». Non, ils sont vivants mais vous ne vous en rendez pas compte

Rien à voir avec la pretendu crucifixion de jesus.

..Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; mais ce n’était qu’un faux semblant ! ..

le faux semblant était l’un des apotres qui s’est sacrifié volontairement pour prendre l’apparence de Jesus paix soit sur lui et etre tué à sa place.(Voir exégèse de ibn kathir)

Mamyli a dit :Des juifs ont cru condamner à mort un faux prophète.

les juifs savaient bien que c’était un messager de Dieu et c’est pour cela , ils ont cherché à le tuer, ce verset le confirme : .. et à cause de leur parole : "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager de Dieu"...Verset 157 de sourat les femmes.

Mamyli a dit :Ce que vous dîtes enfin de l’avenir des chrétiens et des juifs disparus de la surface de la terre avant le retour de Jésus n’est-il pas contestable ?

Je n’ai pas dit cela, vers la fin des temps quant jésus descendra sur terre pour faire regner la justice et les valeurs du coran, tout les juifs et les chrétiens vont croire en lui, ils vont croire qu’il n’est ni sorcier,ni dieu,ni fils de Dieu,ni associé à Dieu et avant sa mort il n’y aura aucun juif et aucun chrétien sur terre( puisque ils auraient tous cru en lui) en vertu du verset 159 de sourat les femmes : "Il n’y aura personne,parmi les gens du Livre(les chrétiens et les juifs),qui n’aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux."

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Sur ce site : http://www.livresrares.info/Table-des-matieres-l-Islam-et-la-Psychologie..., j’ai découvert un livre très intéressant à lire et qui peut être téléchargé gratuitement. Il s’agit de l’islam et la psychologie du musulman par André Servier 1923. On peut le télécharger en fichier .doc de 230 pages à cette adresse-ci : http://www.megaupload.com/ ?d=I5FYYM6M.

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Cher Tariq,
Jésus-Christ est vraiment le sujet central du dialogue interreligieux entre les juifs, les chrétiens et les musulmans. Vous avez raison de penser que notre lecture du Coran est discriminante.
Reprenons vos quatre derniers points :

Pour le premier :
Vous avez bien repéré l’expression coranique en 66,12 : « fanafakhnâ fîhi min rûhinâ » : Nous insufflâmes en lui de notre Esprit.
Muhammad Asad, exégète contemporain reconnu, montre que cette expression est reprise plusieurs fois dans le Coran à propos de tout être humain et pas seulement de Jésus, mis au monde par Marie :

« L’expression allégorique utilisée ici en référence à la conception de Jésus par Marie a été largement interprétée d’une manière erronée comme se rapportant spécifiquement à sa naissance. En fait, le Coran fait usage de la même expression dans trois autres endroits en référence avec la création de l’homme en général, à savoir en 15 : 29 et 38 : 72 (« Après sa formation complète, lorsque J’aurai insufflé en lui Mon esprit », et en 32 : 9 (« Il le forme alors [littéral. « le forma »] complètement et insuffle [littéral. « insuffla »] en lui Son esprit. ») En particulier, le passage dont la dernière expression citée fait partie en 32 : 7-9 explique abondamment et explicitement que Dieu « insuffle Son esprit » dans chaque être humain. Commentant ce même verset, Zamakhsharî affirme que « le souffle de l’esprit [de Dieu] dans un corps signifie qu’Il lui donne la vie », et cette explication est reprise par Râzî (sur ce point, voir aussi la note 181 en 4 : 171). »

Cette insufflation est à la fois divine et naturelle. L’Esprit est « insufflé » en ce que Marie portait dans son sein. Il donne la vie…

En (21, 91), Asad poursuit sa traduction de l’expression semblable par : « wa ja‘alnâhâ wa ibnahâ ayatan lil ‘âlamîna » : faisant d’elle et de son fils un symbole pour tous les hommes.)

Pour le second
Toute traduction est critiquable comme celle de (3, 55) : « yâ ‘îsâ innî mutawaffîka » mais j’ai du mal à comprendre la distinction entre mettre fin à la vie terrestre et faire mourir. La vie terrestre étant définie par une période que va de la naissance à la mort. La vie éternelle dépendant de la résurrection ?

Pour le troisième
Il est bien question de la crucifixion. C’est à ce niveau qu’il y a divergence. Il est sans doute possible de l’expliquer méthodiquement sans tronquer des citations. L’exégèse de Ibn Kathîr pourrait bien être à dépasser, si nous réfléchissons sur l’opposition présente dans le même verset (4, 157) entre qatalnâ : les juifs ont dit : nous l’avons tué, et « ma qatalûhu » : ils ne l’ont pas tué. C’est de cette opposition dont il faut rendre compte comme de l’impression des juifs et des chrétiens.

Pour la quatrième
Il semble excessif de parler des juifs et des chrétiens comme d’un seul homme. Vous pouvez dire des juifs considéraient Jésus comme un prophète. Les pharisiens le considéraient comme un faux-prophète…

Pour le cinquième
Nous lisons : yakûnu ‘alayhim shahîdan, il portera témoignage face à eux. Il dénoncera certes leurs erreurs mais non le fait qu’ils ont marché sur ses pas…

Jésus est vraiment un symbole pour tous les hommes (21,91)...

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Le texte passionnant analyse de l’extérieur le christianisme sans le comprendre en profondeur.

Tout d’abord il est faut de dire que le Dieu de l’Ancien testament est un dieu vengeur des psaumes en passant pas le livre de JOB (traitant de l’injustice que connaît le juste et l’innocent dans ce monde) ISaië... prouve que Dieu n’est pas un Dieu vengeur mais déjà un dieu d’amour. La Loi que Le CHRISt énonce est déjà connue :

"tu aimeras ton DIEU de toute ton âme de tout ton coeur et tout ton esprit. et l’autre loi qui lui est commune est : tu aimeras ton prochain comme toi même".

Pour achever il déclare une chose incompréhensible pour le commun des mortels pour nous tous : "
tu aimeras tes ennemis"

Qui le peut sans l’aide de DIEU c’est Lui Seul qui a le pouvoir de nous envoyer son esprit d’amour et de force pour y parvenir.

Car toute personne vivant avec un sentiment de haine se détruit à petit feu et s’éloigne de Dieu.

SI vous permettez un mot encore : souvent j’ai eu l’occasion d’entendre des témoignages de familles ayant souffert dans leur chair, un enfant tué, violenté... Les familles qui conservaient ressassaient ces horreurs vivaient un enfer au quotidien se déchiraient divorçaient celles qui aidées de Dieu étaient persuadées que l’Amour Divin pouvait tout guérir parvenaient à se guérir et à donner un Pardon : non un pardon mièvre mais celui qui se rappelle que l’homme qui commet un crime est aussi enfant de Dieu.
Et que Dieu souffre même plus que nous chaque fois qu’un être est martyrisé.

Dans tout être c’est le visage de Dieu, celui du CHRIST souffrant mais toujours victorieux car à son amour est infini.

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..Vous avez bien repéré l’expression coranique en 66,12 : « fanafakhnâ fîhi min rûhinâ » : Nous insufflâmes en lui de notre Esprit. Muhammad Asad, exégète contemporain reconnu, montre que cette expression est reprise plusieurs fois dans le Coran à propos de tout être humain et pas seulement de Jésus, mis au monde par Marie..

Bien, Pour mieux éclairer le débat, je vous cite un extrait du "Dictionnaire élémentaire de l’Islam" par Tahar Gaïd, où sont bien définit les divers sens du mot esprit :

Les docteurs musulmans font une distinction entre le vocable " âme " traduit par " nafs " et celui de " rûh " qui définit tantôt " Esprit ", tantôt " Souffle. " L’un a un caractère charnel, matériel, corporel. L’autre revêt un sens spirituel, immatériel. C’est le second aspect du terme que nous étudierons.

Dans le Coran, l’expression " Esprit fidèle " est attribuée à l’ange Gabriel en sa qualité d’intermédiaire entre Dieu et le Prophète quant à la communication de la Révélation : " Oui, le Coran est une Révélation du Seigneur des mondes ; -l’Esprit fidèle est descendu avec lui sur ton coeur pour que tu sois au nombre des avertisseurs " (S. XXVI, 192, 193, 194).

Gabriel, étant l’ange de la Révélation, Dieu l’envoyait aux serviteurs choisis par Lui pour en faire des avertisseurs auprès des hommes : " L’Esprit provient de son Commandement, il le lance sur qui il veut parmi ses serviteurs avec la mission d’avertir les hommes " (S. XL, 15).

Le mot s’applique également au même ange quand celui-ci apparut sous une forme humaine à Marie, mère de Jésus : " Nous lui avons envoyé notre Esprit ; il se présenta devant elle sous la forme d’un homme parfait " (S. XIX, 17).

" L’Esprit de sainteté " est aussi une dénomination de l’ange Gabriel désigné par Dieu pour assister Jésus dans sa mission : " Nous avons accordé des preuves incontestables à Jésus, fils de Marie, et nous l’avons fortifié par l’Esprit de Sainteté " (S. II, 87 et 253), " O Jésus, fils de Marie... Je t’ai fortifié par l’Esprit de Sainteté " (S. V, 110).

Le terme " Esprit " revient dans le Coran pour désigner le Souffle divin qui avait donné vie à Adam : " Après que je l’aurai harmonieusement formé, et quand j’aurai insufflé en lui de mon esprit " (S. XV, 29).

Il est encore utilisé dans le sens de " Souffle " quant à la conception de Jésus, celui-ci étant le " Verbe de Dieu " (kalimatu-hu) : " Sa parole qu’il a jetée en Marie " (S. IV, 171). " Et celle qui était restée vierge... nous lui avons insufflé de notre Esprit. Nous avons fait d’elle et de son fils un Signe pour les mondes " (S. XXI, 91). Notons que Dieu ne dit pas " fils ", mais " fils de Marie ", expression qui revient chaque fois qu’il est question de Jésus.

Comme nous l’avons indiqué, la définition traditionnelle de " Esprit fidèle " et " Esprit de Sainteté " se réfère à l’ange Gabriel. Ibn Sinâ, par contre, fait une distinction entre les deux expressions. En ce qui le concerne, " Esprit de Sainteté " est bien de l’ordre des Chérubins, quant à " Esprit fidèle ", d’un rang inférieur, est de l’ordre des " substances spirituelles immuables ".

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Cette insufflation est à la fois divine et naturelle. L’Esprit est « insufflé » en ce que Marie portait dans son sein. Il donne la vie…

Comme je l’ai déja signalé dans mon précédent commentaire, "et lui aurais insufflé de mon esprit-souffle de vie- veut dire : et lui aurais insufflé de l’esprit-le souffle de vie- que je posséde. c-à-dire que ce souffle de vie-ou esprit- fait partie des créatures de Dieu. Et Dieu a dit ceçi-mon esprit ou mon souffle de vie- pour honorer Adam paix soit sur lui.

mais j’ai du mal à comprendre la distinction entre mettre fin à la vie terrestre et faire mourir. La vie terrestre étant définie par une période que va de la naissance à la mort. La vie éternelle dépendant de la résurrection ?

la différence entre les deux expressions est trés évidente. la première signifie que jesus n’a pas gouté à la mort sur terre et qu’il a été elevé corps et âme au ciel ce qui est confirmé dans les versets : "..Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; mais ce n’était qu’un faux semblant !...mais Dieu l’a élevé vers Lui. Et Dieu est Puissant et Sage" . la deuxième signifie qu’il a gouté à la mort sur terre ce qui contredit le verset : "Il n’y aura personne,parmi les gens du Livre(les chrétiens et les juifs),qui n’aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux." Puisque tout les juifs et les chrétiens n’ont pas encore cru en lui, bien que les musulmans oui. Et jesus n’est pas encore descendu sur terre pour gouter à la mort, les évenements de sa descente sur terre sont décrit dans plusieurs hadiths authentiques notamment dans le livre "jardins des vertueux" chapitre " morceaux choisies et anecdotes" de l’imam Annawawi

il portera témoignage face à eux. Il dénoncera certes leurs erreurs mais non le fait qu’ils ont marché sur ses pas…

S’ils ont marché sur ses pas, on est bien d’accord, mais s’ils n’ont pas marché sur ses pas, il sera alors temoin contre eux, le discours ici concerne bien les gens du livre

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D’accord Dephine. J’ai essayé de montrer pourquoi certains musulmans sont peu sensibles au Christ souffrant.

Les divergences existent et le verset 3, 55 nous rappelle que Dieu expliquera nos contreverses et que ceux qui suivent Jésus ne seront pas lésés...

Le dialogue islamo-chrétien doit lutter tant contre l’islamophobie que contre l’anti-christianisme...

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Dans le dialogue islamochrétien Si vous mettez comme postulat de base dieu est le christ vous n’obtiendrez aucun résultats concret a l’inverse ce dialogue doit avoir comme but ultime la recherche de la paix et la sérénité car par principe la religion doit combattre l’injustice

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Niffari a bien raison : L’axiome de départ ne saurait être le Christ est Dieu mais le Christ est messager de Dieu.
J’ai un peu de mal à suivre Tariq.
1/ Le terme arabe rûh a été bien analysé. Il convient de distinguer l’Esprit de Dieu et celui des homme, c’est-à-dire leur vie, don de Dieu.

2/ Muhammad Asad précise en commentant 4, 159 qu’aucun verset du Coran n’atteste l’ascension de Jésus corps et âme. En 17,1, il commente aussi l’ascension du Prophète Muhammad à travers une expérience mystique. Il est vrai qu’il a fait cette expérience de son vivant. Il est aussi nécessaire de distinguer vie terrestre et vie éternelle.

3/ En 4, 159, la mort en question est celle des partisans des révélations antérieures et non celle de Jésus. Les chrétiens et les Juifs ont eu un contact privilégié avec Jésus, avant que l’islam paraisse.

4/ Les musulmans croient en Jésus, messager de Dieu. Les chrétiens aussi même s’il y a des différences. La révélation de Dieu n’a pas changé, à la différence certes des interprétations. Le retour de Jésus est attendu de part et d’autres.

En un mot, on peut être musulman, chrétien ou juif « dans la paix et la sérénité », conscients de nos erreurs mais sans culpabilisation !

Cordialement.
Liliane Bénard

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Il est très intolérant de vouloir faire dire aux chrétiens que Jésus n’est pas Dieu.

Pour les chrétiens cette axiome définit toute la force de la foi, profonde. L’image d’un Dieu présent parmi nous incarnant la perfection et la sainteté.

Il serait plus judicieux de déclarer un peu comme saint Augustin au IVe siècle, que dans toutes philosophies, l’homme qui recherche Dieu et la sagesse la trouve et qu’il y découvre son visage. Même partiellement.

Nous possédons tous une part de vérité que DIeu nous laisse entrevoir, mais qui a le téléphone rouge avec lui peut communiquer son numéro au reste de l’humanité : ainsi plus de athée, de crime...
Si nous l’avions le monde ne serait pas si injuste !!

CHrétienne je ne crois pas que Mohammed soit un prophète mais cela ne ma dérange pas que d’autres y croient si grâce à lui ils découvrent Dieu.

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L’auteur a t-il lu la Bible ? Je crains qu’une bonne partie de l’article n’est pas la réalité spirituelle qu’il faille comprendre ! Beaucoup trop de penseurs ne pensent pas à ce qu’ils disent.

Comment reconnaitre un livre Saint pour ensuite en faire l’antithèse ?

D’autre part les valeurs accordées aux chrétiens et aux juifs ne sont pas les mêmes tout au long du Coran...pourquoi ?

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Bonjour à tous,
je veux réagir sur certains commentaires qui m’ont quand même étonné.
D’abord il faut savoir que le Coran reconnait la Torah et l’ancien testament, il est dit également que les chrétiens et les juifs doivent être considérés comme des frères et ne doivent souffrir d’aucune injustice qu’il n’aurait connu s’ils avaient été musulman. Ensuite contrairement au chrétiens, les musulmans pensent que Jesus à été envoyé comme messager des Dieu pour ramener les hommes sur le "droit chemin" ou plutôt leur rappeler Ses commandements(de Dieu). Le Coran cite les même miracles accomplis par Jesus que la Bible. Enfin le point majeur de diversions s’est bien la crucifixion, car dans le Coran ce n’est qu’un faux semblant. Mais lorsque le Coran dit qu’il sera témoin contre eux", Il veut dire que lorsque Jesus reviendra sur Terre lors du jugement dernier, il démontra aux hommes qu’il n’est que le messager de Dieu, pas Son fils et il tuera le Dajjal le faux messie. J’ai beau être musulmane, je comprend néanmoins que les personnes de foi différentes réagissent quand on critique leur religion. Mais honnêtement je pense qu’il faut que chacun dépasse l’idée que le paradis n’est que pour ceux de sa religion. Après tout Dieu à Dit qu’Il n’était pas seulement le Dieu des musulmans mais de de chaque créature sur Terre ! Donc au delà de la religion ce qui compte vraiment c’est l’Homme en lui-même et ses actions : un musulman, un juif, ou un chrétien qui à tué, volé, menti trahi trompé... je doute qu’il aille au paradis. Sinon les 3/4 des Humains seraient voués a l’enfer dès leur naissance de par leur religion.

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jesus et la véritée le vrais dieu nul n’accéde au pére que par la volontée de jesus

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Si vous pensez que les religions vous donne la vérité sur le chemin à parcourir pour rencontrer dieu, ne lisez pas ce qui va suivre !
Il n’y a pas d’être qu’on appelle dieu, il y a l’univers et ses lois !
Celui qui juge, c’est vous même !
Quand chacun de vous aura vécu le nombre de vies nécessaire pour comprendre qu’aucun bonheur durable n’existe dans ce système de mondes. Si vous êtes ici, mes anges, c’est que vous êtes déchus. Il faudra donc faire des efforts pour retrouver la lumière. Le prince de ce monde veille néanmoins à vous duper en permanence.

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Autan que le coran dit que les musulmans sont soumis a Allah, autan la Bible dit que tous les hommes sont des pécheurs et qu’il n’y a pas un seul juste.
Que tous doivent se repentir de ses péchés et le seul moyen d’être pardonné c’est d’accepter le sacrifice de Jésus-Christ à la croix. Il n’y a de salut en aucun autre nom que le nom de Jésus-Christ mort pour nos péchés et ressuscité pour nous justifier auprès du Père.Je sais que Christ m’a pardonné et sauvé le 12 décembre 1999.Christ est mon sauveur et mon Seigneur. Que son nom soit béni.

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Si votre site consiste a parler de religion et de recette culinaire cela ne m’intéresse pas. Christ est venu apporter le salut pour tous les hommes, il n’est pas venu apporter une nouvelle religion ou parler de recette de cuisine.

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si il y a quelqu’un qui ne croit pas on dieu ; rependez moi alors qui a créer l univers si vous dite du néant qui a créer se néant

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si il y a quelqu’un qui ne croit pas on dieu ; rependez moi alors qui a créer l univers si vous dite du néant qui a créer se néant

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J’adore cet article,d’ailleurs l’auteur est géniallissime !