La prophétie apocalyptique de Fidel Castro

La fin du monde débute le week-end prochain. Tel est le message adressé solennellement à l’humanité par

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mercredi 30 juin 2010

La fin du monde débute le weekend prochain. Tel est le message adressé solennellement à l’humanité par Fidel Castro. L’ancien dirigeant cubain a fait part de ses spéculations dans une lettre publiée lundi dernier et intitulée "Connaître la vérité à temps". D’après lui, une guerre nucléaire généralisée aura bientôt lieu, suite à une confrontation directe entre les Etats-Unis et l’Iran.

"Je n’ai aucun doute qu’à partir du moment où les navires de guerre américains et israéliens tenteront d’inspecter le premier cargo iranien, ce sera exactement le commencement de la terrible guerre", précise-t-il. Fidel Castro entrevoit également l’implication, par effet domino, de la Russie et de la Chine dans le conflit. Accusateur, il dénonce la responsabilité particulière de la France et de la Grande-Bretagne, ces alliés "enthousiastes" dans leur volonté d’imposer davantage de sanctions à Téhéran.

Visant à punir le régime de Mahmoud Ahmadinejad pour ses activités nucléaires jugées suspectes, la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, votée le 9 juin, autorise dorénavant le contrôle maritime et aérien des cargaisons iraniennes. Téhéran avait immédiatement fait savoir qu’il ne se pliera pas à de telles dispositions et vient également d’annoncer la suspension de toute nouvelle négociation sur le sujet jusqu’à fin août.

L’été sera chaud

Selon la prédiction de Fidel Castro, l’effondrement du système économique mondial qui s’ensuivra, de par le chaos généré et la pénurie de matières premières, entraînera la chute des Etats-Unis, "comme un château de cartes", ainsi que des autres pays riches."Il ne sera plus possible de parler de capitalisme ou de socialisme", ajoute l’ancien guérillero marxiste.

Quant aux conséquences environnementales à la suite des bombardements nucléaires en série, le Premier secrétaire du Parti communiste cubain se refuse, pour ne pas faire de "science-fiction", à avancer toute hypothèse.

Héros de l’anti-impérialisme pour les uns, despote lunatique pour les autres, Fidel Castro possède, quoiqu’il en soit, un jugement précieux sur les affaires du monde.

Ce survivant de la guerre froide peut témoigner, après un demi-siècle, d’une expérience singulière en géopolitique. Si ses détracteurs fustigent l’élimination brutale de ses opposants sur la scène cubaine, les partisans du Lider Maximo saluent ses réformes sociales et sa résistance aux nombreuses tentatives d’assassinat orchestrées contre lui par la CIA.

L’homme a également été au coeur de la crise des missiles, en 1962, durant laquelle le monde n’a jamais été aussi proche d’un affrontement nucléaire entre les Etats-Unis et l’Union soviétique. Se défendant d’être devenu "un prophète ou un diseur de bonne aventure", Fidel Castro, s’estimant, tout au plus, bien informé et s’appuyant sur un « raisonnement logique  », recommande aux citoyens du monde de se préparer à ce qui, selon lui, va advenir. Inéluctablement.

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