La face cachée de l’Arabie Saoudite : sexe, drogue et alcool

Jaillissant comme un geyser, la source Wikileaks, intarissable, a inondé le monde de sa transparence qui ne t

jeudi 23 décembre 2010

Jaillissant comme un geyser, la source Wikileaks, intarissable, a inondé le monde de sa transparence qui ne transige avec aucun secret, qu’il soit diplomatique ou d’alcôve, à l’image d’une note révélant la face cachée de l’Arabie Saoudite, ou quand, à la tombée de la nuit, sous le voile austère du conservatisme wahhabite, les interdits volent en éclats dans le huis-clos des riches demeures.

Derrière les luxueuses portes closes, la jeunesse dorée oublie les règles élémentaires de bienséance et s’abandonne à une vie nocturne palpitante et effrénée, où drogue, sexe et alcool font bon ménage, nombre de résidences étant équipées en sous-sol de bars, de discothèques, et autres centres de loisirs, quand certaines grandes fêtes vont jusqu’à s’offrir un extra : des prostituées...

Au royaume du rigorisme, où seuls les nantis ont les moyens de se soustraire aux lois répressives en vigueur, pourtant intraitables avec la consommation de drogue et d’alcool, cette frénésie festive est un secret de polichinelle, les membres de la famille royale comptant parmi les initiés de marque de ces soirées à thème.

« Cette liberté n’est possible que parce que la police religieuse évite les fêtes qui se tiennent en présence ou sous le haut patronage des membres de la famille royale ou des cercles qui lui sont proches » stipule le mémo de Wikileaks, qui décrit avec force détails une fête costumée d’Halloween réunissant plus de 150 convives, âgés de 20 à 30 ans, dont des membres du personnel du consulat américain, avec « alcool à gogo, jeunes couples dansants, et un DJ ».

Les tabous n’existent que pour être transgressés, c’est bien connu, mais la désobéissance qui n’encourt aucun risque est un privilège réservé à une élite, en l’occurrence saoudienne qui, drapée dans sa respectabilité et calfeutrée dans des nids douillets, peut se payer le luxe de s’étourdir dans des fêtes très privées.

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