La Tunisie demande l’extradition de Ben Ali

Et si la chimère du retour au pays se matérialisait pour Ben Ali, mais dans une scénarisation légèrement

lundi 21 février 2011

Et si la chimère du retour au pays se matérialisait pour Ben Ali, mais dans une scénarisation légèrement remaniée, en nettement moins triomphale, et en plus profil bas, sous escorte policière ?

A la demande expresse de Tunis, l’extradition du président déchu a été soumise dimanche aux autorités de Ryad, ce dernier étant accusé de "plusieurs crimes graves", et dans un raffinement de cruauté qui porte son sceau, d’avoir instillé le venin de la division en incitant les Tunisiens "à s’entretuer".

Tout en s’enquérant de l’état de santé ou du "décès éventuel" de celui que la Tunisie n’accueillera pas en fanfare, hormis dans le cadre du prétoire qui jugera toutes ses exactions, le gouvernement tunisien vient d’ajouter là un nouveau chef d’inculpation à une liste particulièrement foisonnante, qui faisait mention d’ "accusations ayant pour motif la possession de comptes bancaires et de biens immobiliers dans plusieurs pays, dans le cadre des opérations de blanchiment d’argent, acquis par voie illégale ainsi que la tenue et l’exportation illicites de monnaies étrangères".

Avoirs gelés dans plusieurs pays, de nombreux membres de la famille interpellés, un mandat d’arrêt international lancé à son encontre, le couple tyrannique de la Tunisie, qui en pleine débandade n’a pas oublié de compléter son nécessaire de voyage avec 1,5 tonne d’or, joue certainement la montre alors que les geôles de la terre natale se profilent à l’horizon.

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