Mercredi 23 mai 2012
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L’ouvrage « La régente de Carthage », publié en 2009, accablait déjà le régime tunisien

Paru juste avant les élections présidentielles truquées de 25 octobre 2009 en Tunisie, « La régente de Carthage. Main basse sur la Tunisie »(*) est à relire depuis la fuite pitoyable de Ben Ali et de ses proches. Un tableau sans concession sur le pillage du pays par la famille régnante.

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Dans « La régente de Carthage », un ouvrage fort bien documenté, Nicolas Beau et Catherine Graciet, alors journalistes au site « Backchich.info », s’intéressent tout spécialement aux familles qui se sont accaparées les secteurs économiques les plus juteux de la Tunisie. À commencer par les Trabelsi, et plus spécialement Leila, l’épouse de Ben Ali, la femme la plus détestée du pays du jasmin. Mais que la presse occidentale continue à porter aux nues pour son combat supposé en faveur de la libération des femmes.

Leila Trabelsi est née en 1957 dans une famille modeste, forte de onze enfants, à Khazenadar, près du Bardo à Tunis. Son père vendait des fruits secs. Elle est d’abord coiffeuse, avant d’épouser le patron d’une agence Avis, et de divorcer trois ans plus tard. Elle sort beaucoup et hérite du surnom de « Leila Gin », en raison d’un goût supposé pour cette boisson alcoolisée. « La régente de Carthage » révèle qu’elle se livre parfois à de petits trafics douaniers entre Paris et Rome. Prise la main dans le sac, Leila Trabelsi se voit confisquer son passeport. Pour le récupérer, elle fait intervenir une relation au ministère de l’Intérieur.

Rien n’échappe aux Trabelsi

« Serait-ce à cette occasion que Leila aurait été reçue par Ben Ali, directeur de la Sûreté de décembre 1977 à avril 1980 ? Selon plusieurs témoignages que nous avons recueillis, ce serait le cas », écrivent Nicolas Beau et Catherine Graciet. Toutefois, la véritable liaison entre Leila et le futur président tunisien ne date que de 1984. Ben Ali, un temps ambassadeur de Tunisie en Pologne, est devenu ministre de l’Intérieur. Déjà marié, Zine el-Abidine Ben Ali divorce en 1988 et épouse Leila Trabelsi en 1992.

Très rapidement, plus un secteur ne va échapper à la famille Trabelsi. « Pas une transaction avec un groupe étranger dont ils ne sont parties prenantes ; pas un beau terrain, ou presque, sur lequel ils n’ont des vues. Et personne, dans le clan, n’est oublié ! », raconte « La régente de Carthage ». L’affaire du gang des voleurs de yachts mérite d’être contée car elle met en cause deux neveux de Leila, Moez et Imed. Ils sont tout simplement soupçonnés d’avoir chargé des hommes de mains de voler des bateaux de luxe en France…

Neveux du président et receleurs

Entre la fin 2005 et début 2006, des voyous écument les ports de plaisance, et s’emparent du « Sando » au Lavandou (Var), du « Blue-Dolphin » à Cannes (Alpes-Maritimes) et du « Beru-Ma » à Bonifacio (Corse-du-Sud), direction Sidi Bou Saïd, non loin de Tunis. Le problème, c’est que le « Beru-Ma », un yacht estimé à un million d’euros, appartient à Bruno Roger, le patron de la banque d’affaires Lazard Frères, à la fois ami de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Les voleurs sont rapidement arrêtés. Ils mettent en cause leurs commanditaires, Moez et Imed Trabelsi.

Un détective privée envoyé en Tunisie révèle que Imed, « un voyou de grande envergure qui bénéficie d’une totale impunité », n’est pas à son premier coup d’essai en matière de recel. Il utiliserait plusieurs voitures volées, Porsche Cayenne, un Hummer, une Mercedes 500 volée à Marseille en novembre 2005 à un joueur de l’OM… Les sous-fifres ont été condamnés le 30 septembre 2009 à des peines allant de six mois avec sursis à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Ajaccio. En revanche, les deux neveux de Ben Ali n’ont pas été jugés. On murmure que le téléphone a souvent sonné entre le palais de Carthage et l’Elysée.

(*) Nicolas Beau et Catherine Gracier, « La régente de Carthage. Main basse sur la Tunisie », La Découverte, 174 pages.

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Commentaires

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Un autre soutien à Ben Ali :

http://identitejuive.com/le-grand-rabbin-de-tunisie-haim-bittan-appelle-le-president-ben-ali-a-presenter-sa-candidature-a-la-presidentielle-2014-2019/

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La fuite honteuse de Ben Ali nous rappelle , que tous ces dictateurs sanguinaires , ne sont en réalité que des monstres en carton , non , plutôt en papier cul ! à chaque fois que ça commence à sentir mauvais ils disparaissent , au moins pour ceux qui le peuvent ( Ben Ali - le shah - Gaafar al-Nimeiri ... )comme les papiers après avoir tirer la chasse d’eau , emportant avec eux la merde qu’ils ont pondus ! Ou ceux qui ont cru qu’ils sont intouchable comme Ceaucescu - Pinochet - franco ... ! Malgré tout il y en a qui n’ont rien compris et continuent de s’accrocher à leurs sièges , comme une moule qui s’accroche au rocher ! Les tunisiens ont toujours chanter le poème de Abou El-Kassem E-Chabi de leur hymne national sans bien le comprendre ; aujourd’hui ; ils l’ont compris et mis en en pratique ! Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Je retires mes babouche , pour saluer votre courage ! Un ami marocain .

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Une partie de la famille de Ben Ali, ces pilleurs de la Tunisie, est accueillie en France.

Hortefeux qui renvoie les enfants haïtiens pauvres qui essaient d’échapper au choléra en venant rejoindre leur famille en France, accepte que la famille de Ben Ali, celle qui a pillé la Tunisie par sa corruption et ses vols soit accueillie en Ile de France, dans un hôtel de Disneyland.

C’est un article du Parisien qui le révèle.

Et Horfefeux ce sont nos impôts qui le rémunèrent...

Exigeons la saisie des biens de cette famille du dictateur puisqu’ils sont là.

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C’est bien qu’il dégage 80 morts ,30 ans de corruption c’est trop

Je vois beaucoup de tunisien sur les forum en france être nuancés sur la fuite de ben ali.ILS sont plutôt du genre

"oui nous les tunisiens ,vous comprenez nous sommes pour le progrés,la démocratie ,nous sommes des intellectuels,nos femmes sont à l’université,nous sommes cultivés nous résolvons nos problémes par la voie de la diplomatie"

Tu parles ça fait trente ans que ben ali les tortures,les emprisonnes,les assassinents sous couvert de la france et des pubs pour aller visiter djerba la blanche et eux t’éxplique qu’ils arrivent changer la politique

Le monde a vue que le paradis tunisien cachait une réalité beaucoup plus rude

VOIR L’interventions le réalisateur de mesrine abdel a "ce soir ou jamais"comment il les a retournés comme une crépe

ps
J’ai lu l’article sur l’hopital qui respect les religion,mais à la question que faut-il faire si un coran tombe par terre ?
Rép.Le rammasser avec une couverture.

Remarque s’il n’ y a pas de couverture ou un objet faisant obstacle ?
Si un coran tombe à terre le minimum serait de le ramasser

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Marianne, il n’y a pas que les haïtiens pauvres qui sont expulsés de France , il y a aussi les tunisiens pauvres et leur argent est aussi utilisé que le vôtre parce que eux aussi paient des impôts en France.

L’argent de Ben Ali n’est pas le vôtre, il est celui du peuple tunisien.

Arrêtez de faire des amalgames hasardeux, les gens souffrent et meurent , l’heure n’est pas à la plaisanterie.

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Petite rectification : selon les gens croisés ici à Tunis, son surnom était "Leila Jean" (et non "Leila Gin"), en raison de son gout, non pas pour l’alcool homonyme mais pour le pantalon jean qu’elle portait depuis toute jeune à un moment où cette mode n’était pas excessivement répandu en Tunisie à l’époque....

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Salut, je tiens à vous dire un grand merci pour votre contribution sur ce thème. Votre analyse est la bonne.

Bonne continuation.

Laura de hotel luxe paris france